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 I get caught in the lies of the enemy I lay my troubles down I'm ready for you now. {Nolan

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Nolan J. Evans

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▲ Date d'inscription : 14/04/2016
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MessageSujet: I get caught in the lies of the enemy I lay my troubles down I'm ready for you now. {Nolan   Jeu 14 Avr - 22:51


Nolan Jude Evans

Bring me out. Come and find me in the dark now. Every day by myself I'm breaking down. I don't wanna fight alone anymore. Bring me out from the prison of my own pride. My God I need a hope I can't deny. In the end I'm realizing I was never meant to fight on my own.


Nom : Evans
Prénom : Nolan
Âge : 22 yo
Métier : Garde du corps (mais pas que) de June
Situation familiale : En couple
Orientation sexuelle : Hétérosexuelle
Particularités : Insabilité psychologique.
Habitudes : Prendre deux trois rails pour se garder éveillé ○ Prendre des douches froides ○ Rester trois plombes devant le frigo pour savoir ce qu'il va manger
Groupe : Sorciers
Avatar : EVAN PETERS BITCHES !

Anecdotes
* Il a commencé la drogue tôt, et est passé aux drogues dures depuis la mort de sa sœur, s'il a conscience des risques ? Il s'en contre-fiche, ses pouvoirs lui procurant un sentiment d’invincibilité.

* Quand il ne fait joujou avec ses pouvoirs, il aime passer ses soirées à s'éclater et ce, dans tous les sens du terme, à danser sur un rythme de musique, le verre à la main et la clope dans l'autre.

* Il connaît bien la police, souvent pour des incidents mineurs, il sait comment éviter les ennuis. Mais il est tout de même rendu au point qu'il se demande pourquoi est-ce qu'il n'a pas encore de cellule qui lui est attitrée. Avouez que ce serait franchement la classe une petite plaque en or sur les barreaux avec son nom dessus. Mais il est imperméable à la justice puisque selon lui cela fait longtemps que cette dernière n'existe plus dans ce monde de barge. Et puis il s'en sort facilement en deux-trois mots magiques.

* Il est quelqu'un de peu sociable, révolté que si peu de gens ne comprenne sa vision du monde, il se juge pas spécialement supérieur aux autres, après tout on sera tous logés à la même enseigne quand la faucheuse viendra nous prendre, mais considère tout de même la société bien trop remplie de parasites pour vouloir s'y mêler.  

* Alors qu'il faisait sa première année de maternelle il a brisé le nez d'un de ses camarades en le frappant avec un ours en peluche, parce que le nez d'un ourson peut se montrer plus dur qu'il n'y parait.

* Enfant il s'amusait à jeter les poupées de sa sœur sur la route, organisant un concours de celle qui résisterait le mieux au passage des voitures, et donc celle qui possédait encore une tête.

* En aidant ses parents pour un dîner important, il a décidé d'entreposer chacune des petites culottes de sa mère dans chaque assiette en guise de serviette.

* En sortie scolaire lors d'un camping, et mécontent d'être séparé de sa sœur jumelle pour un problème de mixité, il a enfermé quelques sauterelles dans une canette qu'il a entreposée dans la tente des filles, la toile de tente a cédé à la panique elle aussi et les garçons ont partagé leur tente avec les filles.

* Etant un humain ayant simplement hérité des pouvoirs de sa défunte soeur, il fût convoité par Emrys pour être un de ses sujets d'expériences, mais ses pouvoirs relativement puissants lui permirent d'échapper au Druide et il chercherait encore aujourd'hui à se débarrasser de cette menace.

* Il a un esprit sombre et tordu, devenu instable depuis que ses pouvoirs ont assombri son esprit, il est incapable de ressentir autre chose que ces derniers qui lui rongent l'âme. La seule détentrice de son affection étant June.



Caractère

I prepare for the noble war. I'm calm; I know the secret. I know what's coming, and I know no one can stop me, including myself. I kill people I like. Some of them beg for their life. I don't feel sad. I don't feel anything. It's a filthy world we live in... And honestly, I feel like I am helping to take them ... somewhere clean and kind. The world is a filthy... Horror show. There's so much pain, you know? There's so much… There is something about all that blood; I drown in it. The Indians believed that blood holds all the bad spirits, and once a month in ceremonies they would cut themselves to let the spirits go free. Now, there is something smart about that, very smart. I like that. You think I'm crazy ?


Nolan, n'importe qui peut se surprendre à l'apprécier. Et ça veut pas dire qu'il vous appréciera pour autant, l'amour c'est pas toujours réciproque après tout. Autrefois, c'était un enfant peu bavard, froid, distant à souhait, mais qui arborait tout de même un visage angélique dont il a toujours tendance à se servir à de rares occasions. Sa maladresse lui attirait souvent des ennuis ce qui, au lieu de l'effriter, renforçait d'autant plus cette armure qu'il s'est forgé. Autant dire qu'il n'était pas facile à vivre tous les jours, il n'existe d'ailleurs pas encore un jour où il a su se montrer agréable sans en ressentir le besoin. Peut être est ce dû à cette incompréhension du pourquoi sa sœur et lui avait été si lâchement délaissés dès la naissance, ou les événements qui se sont passés ensuite, mais peu importe. Son instinct protecteur ne se révélait qu'auprès de sa moitié alors qu'ils découvraient ensemble sa véritable nature et la monstruosité de ses pouvoirs, décidant donc de la conserver de sa nature de sorcière à ses dépends et sans grands succès puisque cela fait maintenant plusieurs années que sa sœur s'est faite tuée. Sa personnalité déjà relativement sombre avant ça, s'empira, faisant de lui un garçon des plus silencieux et encore plus froid qu'il ne l'était déjà, puisque le connaître, c'est avoir la possibilité de le détruire, même s'il a toujours estimé qu'il n'y avait plus grand chose à briser chez lui. Rancunier et avide de vengeance depuis l'acquisition des pouvoirs de sa défunte sœur il cherche encore à venger sa soeur et obtenir sa propre revanche sur son meurtrier. La mort se trouvant dans son sillage pur la plupart du temps. La magie l'a rendu mauvais, anéantissant toutes traces d’empathie chez lui, le débarrassant de la moindre capacité à se soucier des autres. Cependant, parce qu'il y a un cependant, Nolan ne s'est pas complètement éteint et renfermé dans le coté obscur de la force brave padawan qu'il est.

Suite plus tard.

acidbrain




Derrière l'écran
Pseudo : Petiot
Prénom : Pepito
Âge : 21 yo
Pays : Du vin, du fromage et du pain.
Code du règlement : F*ck le réglement. o/
Inventé ou scénario : Inventé sur un coup d'tête un été avec une certaine Licorne lors d'un énième matage de AHS.  
Commentaires :          
acidbrain


Dernière édition par Nolan J. Evans le Ven 15 Avr - 19:41, édité 4 fois
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Nolan J. Evans

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MessageSujet: Re: I get caught in the lies of the enemy I lay my troubles down I'm ready for you now. {Nolan   Jeu 14 Avr - 22:52


Histoire




∞ Quiet people have the loudest mind

Tout commence par une naissance, les nausées de la pauvre rousse étaient arrivées rapidement, laissant place à un ventre rond de femme enceinte, d’autant plus rond par la présence non pas de un mais de deux petits êtres à l’intérieur.  Ce n’était pas sa première expérience et elle s’avait déjà quoi faire, un avortement n’étant plus d’actualité, elle accoucherait donc sous X. Laissant ses enfants entre de meilleurs mains que celles de son foutu mari violent et alcoolique. « Triste histoire » me diras tu, « il faut lui pardonner, elle était battue et n’avait pas d’autre choix, elle a voulu faire le meilleur pour vous. » Sauf que quand on ne veut pas de gosses on n’en fait pas merde ! Surtout si c’est pour les laisser là sans aucune idée de qui il est ou d’où il vient… Nolan s’avachit sur son bureau dans un soupir agacé, froissant sa feuille en s’étalant dessus tout en faisant tourner son crayon entre ses doigts. Ecrire ce n’était franchement pas fait pour lui, surtout si c’était pour sortir du blabla sur sa vie, ça faisait bien longtemps qu'il avait enterré son passé, et martelé à coup de pelle si on prenait en compte l’état dans lequel la police avait retrouvé ses parents adoptifs. Mais là n'était pas la question, il avait toujours tenu parole alors il écrirait cette lettre débile, et puis il se rassurait un peu en se disant qu'il avait promis de l’écrire, pas de lui faire lire. Cela faisait des jours qu'il essayait de rédiger ces lignes mais cette idée lui paraissait tellement idiote qu'il préférait toujours s'adonner à autre chose, la repousser à plus tard, mais il fallait bien que ça arrive, ce moment où il n'y avait plus rien d'autre à faire que de loucher sur cette feuille incroyablement blanche, crayon à la main, sans savoir quoi y inscrire. Nouveau soupir et la mine de son crayon rencontra de nouveau la feuille. Des tas de personnes faisaient ça, ça devait pas être si compliqué, il avait bien réussi à la commencer, il réussirait à la finir. Quand je me vois actuellement j'ai juste envie de me taper la tête contre un mur jusqu'à ce que mes idées se remettent en place. Putain, mais qu'est-ce qui m'arrive, regardes-moi je fais peine à voir. Ça me tord le ventre tout ça, j'arrive plus à manger, j'arrive plus à penser. Le crayon ratura ses mots, passant et repassant dans un mouvement toujours plus sec et rapide, marquant l'agacement de celui qui le tenait dans sa main. Le crayon tomba contre le bois du bureau alors que Nolan tentait de lisser la feuille avant de s'emparer de son paquet de tabac pour se rouler une cigarette. Pas question de froisser, jeter et recommencer, même si ça l'aurait bien amusé de s'improviser basketteur en tirant des boules de papier dans la corbeille qui débordait déjà, prouvant ses nombreux essais à s'adonner à cette activité, ce supplice. « C’est une idée complètement ridicule June, mais pourquoi est ce que tu tiens tant à ce que je fasses ça ? » Marmonnait-il alors qu'il faisait glisser le tabac entre ses doigts dans une feuille qui traînait par là. Silence. Personne n'allait lui répondre bien évidemment, il était seul. Il pouvait bien hurler à en vider ses poumons à travers cette petit pièce si l'envie lui prenait. Personne ne l'entendrait. La pièce et tout ce qui l'entourait était aussi vide que la coquille que formait son corps. You're all I want, you're all I have. Il finit par lécher du bout de la langue la bande collante de la feuille et termina son oeuvre, tassant sa cigarette tout en tâtant dans un tiroir à la recherche d'un briquet les yeux rivés sur ses mots maladroitement écris, il était vraiment mauvais à ce petit jeu. Ce qui était censé être représentatif d'une cigarette était coincée entre ses lèvres à présent, inspiration, expiration, l'odeur âcre spécifique au cannabis envahie la pièce en même temps que la fumée qui passait à travers l'espace fin que formait ses lèvres. Stylo de nouveau en main et il repartait en cherchant encore la motivation, écrivant toujours de façon impersonnelle. C'était toujours plus facile de cette manière, le tout était de se montrer objectif de sa personne, pas vraiment compliqué dans son cas, il assumait entièrement ce qu'il était, du moins il espérait pouvoir y croire, et elle, serait elle effrayée par ces mots ? You’re not a person, you’re a monster. C'est ainsi que les jumeaux se retrouvèrent dans le premier orphelinat dans lequel l'hôpital avait pu les refourgués. Tara était le parfait opposé de son frère, la douceur incarnée, serviable, elle ne peinerait pas à faire le bonheur de ses futurs adoptants, surtout avec son visage angélique. Mais ces mêmes traits adorables se trouvaient sur le visage de Nolan, cependant, dans son cas, son apparence ne reflétait pas sa personnalité, et ça n'irait pas en s'arrangeant.

∞ We're born to die

Ils se sont finalement faits embarquer par un couple à la recherche d'un moyen de combler leur manque affectif, et il semblait que l'adoption soit la solution à leur problème. Du moins ils le pensaient au départ, adoptant les jumeaux ensemble, ne pouvant se résoudre à séparer ces deux-là, et ils allaient pas tarder à regretter ce dernier choix, cette faiblesse. Nolan fut finalement prit d'un rire glacial en terminant sa phrase, un rire où l'on ne pouvait déceler le peu d'humanité qui pouvait lui rester. Il se remémora avec un sourire en coin dans l'état qu'il avait laissé ces derniers la fois où il avait décidé de tirer un trait sur eux. Il tira une énième bouffée sur sa cigarette, se frottant un œil avant de poser un coude sur son bureau d'un air las, baissant de nouveau les yeux sur sa feuille. Il n'avançait pas bien vite, il se revoyait, perdu par l'idée de devoir réaliser cette tâche qui lui semblait tellement futile, avant de se reprendre dans un léger sourire, si c'était ce qu'elle espérait qu'il fasse, il le ferait. Il s'était même attardé à penser que ça ne serait qu'une formalité, si simple. Si seulement il avait pu ensorceler le crayon pour que celui s’exécute tout seul, que ce vulgaire objet trouve le courage pour lui de noircir la feuille de ces mots qui racontait sa propre histoire, il était presque certain que ce serait, d'autant plus, mieux écrit. Il fallait dire que ça ne commençait pas vraiment mal dès le départ, ce n'étaient que des bambins innocents du haut de leurs quatre années de vie. Mais ça n'empêchait pas Nolan de se retrouver dans les ennuis dès la petite école, amenant souvent ses parents adoptifs à se retrouver chez l'institutrice qui leur a vite conseillé d'envoyer ce petit entamer un suivi psychologique par un professionnel. Nouveau rire, nouveau nuage de fumée. Quelle idée farfelue que de l'envoyer chez cet incompétent. Mais les résultats de ce vieux croûton n'étaient pas vraiment convaincants, Nolan restant des plus stoïques devant ce dernier, enfermé dans un mutisme complet. Les séances se résumant donc au combat que livrait seul le psy pour réussir à le pousser à enfin ouvrir la bouche. La thérapie n'arrangeait rien du tout et Nolan restait confronté dans sa haine envers les autres, il ne comprenait pas ceux qui l'entourait, sauf peut être une personne, sa sœur jumelle. Sa froideur à l'égard des autres se transformait en une certaine forme de douceur envers elle. Le visage de Nolan se crispa en repensant à sa sœur, plus jeune de seulement quelque minutes, mais sa cadette tout de même, sa responsabilité à partir du moment où on lui avait donné naissance et qu'ils s'étaient retrouvés seuls face au reste du monde. Son yang quand il était le yin, la présence qui équilibrait sa balance. Sa main eut un vague tremblement, rapide, sec, convulsif, mais il le maîtrisa rapidement. Il vint s'appuyer contre le dossier de sa chaise, se balançant un moment sur ses pieds pour observer sa feuille de loin, formant quelques ronds de fumée alors qu'il ne venait d'inspirer toute la fumée que ses poumons pouvaient contenir. Il se détendit le temps d'une seconde, ce genre de plaisir n'avait plus que peu d'effets sur lui, il était passé à l'étape supérieure, mais il n'avait que ça sous la main actuellement, il ne pouvait qu'espérer qu'il remplisse un minimum son rôle. Son regard se posa de nouveau sur son histoire, encore bien loin d'être terminée, mais s'il n'y avait que ça. C'était une catastrophe, il avait écrit de travers, rien avoir à ces jolies lettres si parfaites que les acteurs faisaient semblant d'écrire dans les films. Il se laissa retomber sur les quatre pieds de sa chaise dans un soupir, première expiration qui n'était pas accompagnée par de la fumée, le fond de tabac sans plus aucun goût étant écrasé dans un fond de canette improvisée en cendrier. Un deuxième ne tarderait sûrement pas à le rejoindre. Il entreprit de se pencher de nouveau sur sa feuille. Des mois suivirent sans aucuns progrès, puis des années, son psy le gavait désormais de calmants et autre petite pilules aux multiples couleurs qui agrémentaient le ton gris de ses journées. Il avait l'ultime espoir, l'infime conviction qu'il finirait par voir du mieux. Mais fallait-il encore qu'il les prenne, ces derniers le rendait amorphe, et l'empêchait d'être sous son meilleur jour dans ses activités sportive. Le sport était son plus grand défouloir, la seule chose où il acceptait -presque- d'être soumis à des règles. Et il se devait aussi d'avoir l'esprit clair pour veiller sur sa soeur. Cette dernière vivait mal son secondaire, mais pouvait reposer sur la réputation de son frère en ces lieux pour ne pas trop se faire embêter par les autres. Mais là n'était pas le principal problème. Tara se trouvait dans la capacité de faire des choses humainement impossible, et si ces pouvoirs n'avaient que peu d'influence au départ, ces derniers se faisait de plus en plus grandissant et elle peinait à les contrôler. C'est pourquoi Nolan tentait de l'aider -non sans lui envier tant de pouvoirs- à les contrôler et à les cacher du regard des autres, tant au collège qu'à la maison. Et puis Nolan à finit par venir le trouver, ou était-ce lui qui les avait trouvé ? Il n'avait toujours pas la réponse. Il lâcha son stylo dans un soupir, faisant craquer quelques phalanges, non, il n'avait toujours pas le fin mot de cette histoire, qui il était vraiment, ce qu'il voulait véritablement de lui aujourd'hui, mais il pourrait toujours lui demander, un de ces quatre, entre deux brisements d'os, parce qu'il était bien décider à réduire son squelette à l'état de poussière avant de faire fondre sa chair jusqu'à ce qu'il n'en reste plus que l'odeur. Et ce, même si aucune réponse ne lui était garantie, lui aurait sa vengeance, sur tout, et il aurait la paix, du moins, il n'aurait plus ce taré collé à ses fesses. Nolan tenta sans grand succès de retenir un bâillement, sa paume se plaçant devant sa bouche alors que ce dernier venait à s'échapper. Et déjà Morphée vint le trouver sans qu'elle ne crie gare.

∞ Keep your head up

Ce fut une bonne heure après qu’il se réveilla, avachi sur le bureau, son bras engourdi d’être resté trop longtemps dans la même position, là, coincé entre sa tête et le bureau. Un filet de bave s’échappait d’entre ses lèvres, il n’y avait rien de gratifiant à ce tableau, Nolan dormait comme un gros bébé inoffensif. La pièce était des plus silencieuses et son sommeil semblait paisible, mais son réveil brutal, il ouvrit grand les yeux et se redressa dans un sursaut, surpris de s’être endormi si aisément. Tous ses sens en alerte, il eut un regard circulaire sur la pièce avant de laisser ses membres se relâcher peu à peu et de rediriger son regard pour la énième fois vers le travail qu’il effectuait avant de céder au sommeil. Il lâcha un nouveau bâillement, se cambrant contre le dossier de sa chaise pour s’étirer. Il accorda un coup d’œil aux chiffres rouges et lumineux qu’affichait son réveil. 3:00AM. Il avait encore anéanti sa nuit à ce rythme. Il avait encore le temps avant de pouvoir penser à rejoindre son lit. Et à en juger de la vitesse à laquelle il avançait sur cette rédaction, il pouvait même oublier de faire la grasse matinée, pour la faire fallait-il encore être dans son lit durant la matinée. Il laissa échapper un nouveau soupir avant de se rappeler que son mégot devait se sentir bien seule dans son fond de canette. Et tel un automate, il humidifia du bout de sa langue une des rares cigarettes industrielles qui lui restaient encore et déchira le papier pour y récolter le tabac. Feuille, grinder, mélange, roule, colle, allume, fume. Si l’homme savait s’y prendre, il était loin d’être un bon professeur. Bien sûr Tara gagnait en contrôle, pis, elle gagnait en puissance, pour la plus grande joie de son mentor. Et plus Nolan les observait, plus il vit cet homme comme un fermier qui gavait son oie avant de pouvoir la passer à la casserole. « Jaloux » était devenu l’adjectif préféré de Tara pour qualifier son frère. Le casse-cou, monsieur « je n’ai peur de rien », le grand frère, le protecteur, ils avaient tous disparus les uns après les autres, relégués loin derrière, disparaissant même au profit des quelques « tu ne peux pas comprendre », « tu es juste jaloux » et le dure, le froid « je n’ai plus besoin de toi ». Alors la balance dans son fragile équilibre avait chuté, s’était brisé, le changement brut, direct, soudain, avait retourné le cerveau du « déjà pas très équilibré » grand frère. Froncement de sourcil, nouvelle inspiration de fumée, grognement et le goût qui lui parcourait les papilles, l’odeur qui lui chatouillait les narines, l’aida à passer outre, l’incitant seulement à continuer sur sa lancée. S’il se stoppait là, il n’aurait plus jamais le courage de poursuivre. Ou même de recommencer. Il se convaincu de poursuivre dans le même temps où il se rassurait en se répétant que ce n’était pas de la faute de sa pauvre soeur. Non, c’était de la sienne, tout, depuis toujours, n’avait été que sa faute, si seulement il aurait pu se montrer obéissant rien qu’une demi minute dans sa vie, un peu de coopérativité, rien que ça. Les drogues furent un bon compromis, finir junkie, mort sous un pont ne lui posait plus vraiment problème. Seulement, associer le sport et la fumette n’était rien de facile, un contrôle et tout flanche à nouveau, le petit drogué du secondaire était un rôle à assumer à part entière. Qui aurait cru que le si effrayant Nolan serait si facilement atteignable après le simple éloignement de sa petite sœur ? Le psychologue, toujours persistant, avait augmenté les doses, ajouté quelques stimulants à la concentration par ci, des flyers pour les dépendants du cannabis par là. N’avait-il pas compris que les gélules étaient bien moins efficaces que cette parfaite médication aux herbes que Nolan s’était instauré lui-même ? Médicaments, tabac, cannabis, coups, medocs, medocs, medocs… Ce n’est pas si mal de planer de temps en temps finalement, ça comble un peu le vide. « Maman t’en décroches une, elle en a marre de supporter ta sale tête tous les soirs. Papa t’en fou une deuxième, puis décide de continuer parce que, vu les cernes que tu tapes fiston, on ne fera pas la différence avec des cocards. Le directeur te convoque pour acte de violence, mais eh, monsieur, c’est eux qui m’ont balancé dans les casiers, j’aurais rien dit moi. C’est Tara qu’a voulu jouer les héroïnes sorties des romans de J. K. Rowling. J’allais pas les laisser s’en prendre à elle, j’allais pas la laisser éteindre cette lumière qu’elle était avec ses pouvoirs qui mangeaient tout ce qu’il y avait de bon en elle pour mieux nourrir le mauvais. » C’est pourtant ce qu’il a fait. Le mois suivant. En refusant de pactiser avec ce qui s’apparentait le plus au diable. La main de Nolan se crispa autour du crayon dont la mine était toujours posée sur la feuille, prête à poursuivre. Mais il avait besoin d’une pause. Alors le crayon s’échappa d’entre ses doigts pour venir rouler non loin sur le bureau. Il farfouilla un des tiroirs de son bureau, tâtonnant jusqu’à ce que ses doigts effleurent ce qu’il cherchait. Il sorti une petit boite au plastique transparente et orange, celle-ci s’apparentant à une banale boite de médicaments. Il fit sauter le bouchon blanc du pousse, déversant trois cachetons sur le meuble, les observant de ses yeux gonflés et rougis par la fatigue. Nolan renifla, hésitant le temps d’un instant, il avait ses propres prescriptions, et se demandait encore quel moyen d’administration il utiliserait cette fois.

∞ And be patient.

Il écrasa les pilules avec le dos de sa petite cuillère qui traînait dans une tasse de café. Tasse vide depuis bien trop longtemps à son goût pour qu'il soit aussi somnolent. Ses sinus le sentiraient passer, mais c’était toujours mieux que rien, à défaut d'avoir quelque chose de plus efficace. La poudreuse rassemblée en deux rails parfaitement parallèles en deux ou trois mouvements à peine précis mais trop habitués pour ne pas être sûrs. Il ne prit pas la moindre seconde pour observer le résultat et passa à table. Sa tête bascula en arrière, dos appuyé contre le dossier de sa chaise, quelques boucles dorés glissant de son front alors que de la poudre blanche bordait encore ses narines. Un soupir de contentement passa la frontière que formait ses lèvres, il s'essuya le nez d'un revers de manche avant de se pencher de nouveau sur la feuille. « C’est une idée stupide. Tu ferais une très mauvaise psy. » Ronchonna-t-il. Et puis diable pourquoi parlait il comme si elle était là ? Il se frotta le visage des deux mains. Tiens, il était vrai qu'il fallait bien qu'i parle de ce dernier psy, mais il y avait finalement tant à dire, à expliquer, justifier, comprendre. Tara était devenue mauvaise, clairement mauvaise, et il avait fallu que la vie de quelqu'un soit en danger pour qu'elle le réalise et se décide à écouter son frère pour de bon. Ce qui n'avait pas plu à Emrys. Ce pauvre type qu'était encore plus dangereux qu'il en avait l'air. Alors le psychopathe qu'il était à finalement décider d'abattre le seul rempart entre lui et Tara, celui qui l'empêchait d'obtenir pleine possession d'elle pour ses quelques expériences : Nolan. Un rempart pas si difficile à détruire quand celui ci est une pauvre petite chose humaine qui se faisait déjà malmené aussi facilement ne serait ce que par maman. Ou peu être était ce pour renforcé les pouvoir de la principale concernée, dans ce cas, ça avait plutôt bien fonctionner. Elle est morte. Il l'a simplement tué pour avoir éprouvé une once d'empathie envers la vie de son frangin. Ce mec doit vraiment avoir de gros problème pour en être rendu là. Enfin les gens de ce genre sont plus nombreux qu'il semblerait ou même devrait vivre sur cette planète. Ces derniers mots arrachèrent un sourire au blond. Il se repassa ses fréquentations actuelles en revue. Oh que oui, ses mots ne pouvaient pas être plus vrais. Et si Nolan aurait pu subir trente ans de thérapie supplémentaire pour la mort de ce qui représentait sans exagérations la seule preuve qu'il avait un cœur, il en hérita qu'un peu plus d'emmerdes. Être sorcier ça craignait, être Nolan craignait tout autant. Alors les deux ensemble... Il en hérita les pouvoirs de sa soeur plus précisément, et le droit d'avoir Emrys coller à son cul, ça lui avait au moins valu d'avoir la vie sauve. Parce que si l'antagoniste de cette histoire voulait Tara, il voulait d'autant plus Nolan. Et ce dernier devint d'autant plus intéressant pour lui quand il apprit que ces fameux pouvoirs se renforçait dans son nouvel hôte. Bien sûr Nolan n'était pas aussi facile pour ce qui était de collaborer, et échappa à Emrys à la première occasion venue, elle vint vite, et il choisit mettre au feu son identité, et d'enterrer son passé. Littéralement. Et dans cet ordre. Pour ce faire, il avait pris la décision d'honorer un dernier rendez vous chez son psychologue adoré qui le connaissait depuis une bonne dizaine d'années.

∞ Let it burn.

Nolan était confortablement installé, en tailleur, sur sa chaise. Il était bien décidé à ne pas faire dans la dentelle après cette journée éprouvante. Il avait également décidé que ce serait la dernière fois qu'il honorait cet incompétent de sa présence. Sa journée avait été longue et éprouvante. Ses parents avaient finis par découvrir le cadavre de Tara, enfermée dans un congélateur, que Nolan s’efforçait inlassablement de tenter de ramener à la vie. Imaginait l’horreur de ces derniers découvrirent que le blond était celui qui l’avait mise là. L’horreur supplémentaire quand leur fils adoré avait mis le feu aux rideaux dans sa colère quand il apprit qu’ils avaient transféré le corps à la morgue pour une biopsie. Et la surprise qu’ils connurent lorsque, dans une tentative du père de famille, Nolan répondit aux coups de son père sans même le toucher. Oh, ils l’avaient vu, leur mort arrivée. Lente, sournoise, Nolan avait fait en sorte de prendre son temps. Pour leur faire payer ces années où ils avaient été ses bourreaux, ces coups, ces bleus, ces plaies. Il en avait désormais le pouvoir, pourquoi ne pas en profiter ? On pourrait dire qu’il n’était plus vraiment lui-même à ce moment, que l’adrénaline l’avait poussé à l’acte, le sentiment de pouvoir, de force, de supériorité. C’était un sentiment qu’il s’aimait à ressentir puisqu’il était nouveau, et ce sentiment, il était certain de ne plus jamais s’en lasser. Son regard s’était éclairci alors que les deux corps étaient à ses pieds, baignant dans leur sang. Leurs articulations formaient de drôles d’axes, l’adrénaline était redescendue, le seul mouvement dans la pièce restait les faibles flammes qui, après avoir achevé les rideaux, s’attaquait paresseusement au restant de la pièce. Le blond fut parcouru d’un frisson, plus de plaisir que d’horreur. Trainer les corps pour les enterrer là où personne ne les trouverait, les laisser brûler avec le reste de la maison tel était le dilemme. Il avait eu le courage d’emporter leurs cadavres jusqu’à ces futures fondations pour de nouveaux bureaux d’affaires, le béton serait coulé le lendemain matin. On ne viendra jamais les trouver là, sauf peut-être quelques générations plus tard quand l’immeuble sera remplacer par une bâtisse beaucoup plus futuriste, en supposant que le futur ressemblerait à ce qu’il imaginait. Et ça, il ne tarda pas à le dire dans les moindres détails à ce très chère monsieur Greyjoy, diplômé en psychologie depuis vingt-cinq longues années, qui n’en croyait pas ses oreilles. Ni tellement ses yeux d’ailleurs, Nolan, toujours parfaitement installé sur sa chaise, les jambes croisées sous lui, parlait, parlait encore de ce qu’il était capable de faire sans omettre de préciser combien il avait aimé ça. Une étrange lueur animait ses yeux et son sourire en coin laissa apparaitre une fossette sur sa joue alors qu’il continuait sur sa lancée, annonçant les milles et une méthodes qu’il pourrait employer pour se débarrasser de son interlocuteur. La castration était une option, pourquoi pas le pendre à une croix et prendre son temps ? Certaines après midi à regarder des séries lui avait permis de d'exploiter son imagination en la matière. Il hésitait encore à lui faire une petite démonstration, essayer les différentes idées qu'il avait en tête pour conclure avec laquelle il s'amuserait le plus. Mais d’un autre côté, il était pressé, impatient d’en terminer pour de bon avec la dernière chose qu’il le raccrochait encore à son passé à ses faiblesses. Ce serait par la destruction de ce dernier que commencerait le dessin de son rempart, rien ne l’atteindrait plus, il s’en assurerait. Emrys lui collait encore le train et il ne laisserait aucune chance à ce type de l’affecter de quelconque façon que ce soit. Nolan se plaisait peut être à jouer avec ses nouveaux pouvoirs ces derniers mois, mais jamais il ne rejoindrait Emrys. Il ne laisserait pas l’héritage de sa sœur entre ses mains, pas la seule chose qui lui restait, il ne serait pas un pantin, il l’avait déjà suffisamment été ces années durant. La voix fébrile de Greyjoy interrompit ses pensées. Nolan releva la tête vers lui, le fixant si intensément que le psychologue ne savait plus si briser le silence avait été la bonne chose à faire. L’inquiétude pour sa propre personne qui se lisait sur le visage du plus âgé fit sourire Nolan qui, d’un simple mouvement d’index l’envoya roulé, lui et sa chaise de bureau contre le mur à l’autre bout de la pièce. Boum. Une grimace se dessina sur le visage du blond, à la fois amusée et faussement désolée, il y était peut-être allé un peu trop fort dès le premier coup. Il guetta le moindre mouvement -sans prendre la peine de bouger non plus- en provenance du fauteuil de cuir, qui ne ressemblait plus tant que ça à un fauteuil à cet instant. « Oops. » Lâcha-t-il quand il remarqua que l’adulte était toujours conscient, un grondement s’échappa de la silhouette difforme qu’il formait, encastré dans son fauteuil lui-même encastré dans le plâtre du mur. Par flemmardise, très certainement, il fit rouler de nouveau le fauteuil pour qu’il ait une meilleure vue d’ensemble. Un filet de sang s’échappait de la calvitie naissante de l’homme. Dans un soupir las il fit tournoyer le fauteuil, regrettant lui-même de n’avoir qu’une malheureuse chaise fixée sur quatre pieds. Il n’était pas de vigueur d’avoir un divan où s’installer quand on devait consulter un psy ? Les pieds de Nolan vinrent se poser sur le bureau avec ennui alors que la chaise et son propriétaire continuant de tournoyer à côté de lui. Son regard se détourna de son occupation pour s’attarder sur le bureau, un dossier y était ouvert, son dossier. Curieux il se pencha pour s’en saisir et commença à lire, le tournoiement du siège ralentissant au fur et à mesure que le blond se concentrer sur les mots de son propre diagnostic. Ses sourcils se levèrent alors qu’il s’était décidé à relever chaque mot de vive voix, comme pour exprimer sa surprise. « Discours désorganisé, absence de rêves, comportement désorganisé ou catatonique, affect inexistant. » Un sifflement faussement admiratif s’échappa de ses lèvres alors qu’il détourna les yeux des pages qu’il tenait toujours dans ses mains pour accorder un regard compatissant vers le ‘docteur’. Il poursuivit sa lecture, feignant d’être intrigué par ces mots qui s’enchaînaient. « Personnalité schizoïde, comitialité, tendance à s’ennuyer, manque d’empathie, comportement impulsif. Et donc, quelles sont vos conclusions Docteur ? » Susurra Nolan en attrapant l’accoudoir du fauteuil de ce dernier pour le stopper face à lui. L’intéressé manqua de lui dégobillé dessus, son visage se tordant en une mine dégoûtée. Nolan renifla d’un air presque dédaigneux, il ne voulait pas montrer la portée que ces mots avaient sur lui. Etait-il vraiment le genre de personne décrite dans ce dossier ? Non. Sa confiance en lui était arrivée en même temps que son don pour la magie, et il savait désormais que ce n’était que de pauvres analyses d’un pauvre mec qui avait passé sa vie coincé dans des amphithéâtres pendant des années, avant d’ouvrir un cabinet pour se faire de l’argent avec les problèmes des autres. Qu’est ce qu’il y gagnerait s’il guérissait ses patients ? Ces derniers n’aurait plus de raisons de le consulter, il ne se ferait plus d’argent et se retrouverait à braver la tempête des rues dans un vulgaire carton. Alors il inventait toujours plus de problèmes, c’était ça, c’était forcément ça. Sa curiosité piquée à vif, il tournait les pages, lisant en diagonale la séance précédentes, puis celle d'avant et celle d'encore avant... Il continua ainsi, un drôle de sentiment qui s'apparentait à de l'incompréhension mélangé à ce qui ressemblait énormément à de la fureur. Plus il avançait dans sa lecture et plus les pages se tournaient brutalement. Celle qui avait suivi la mort de sa sœur le fit tiquer, valant un regard assassin à l'auteur de ce qui était, pour lui, un ramassis de conneries. Il abandonna l'idée de venger ces écrits dans l'immédiat, préférant lire la suite, comme dépendant à une intrigue qu'il voulait absolument voir se résoudre. Et c'est ainsi qu'il arriva sur des pages plus anciennes encore, celles où il avait encore la foi de collaborer avec son prétendu psychiatre. Le compte rendu ne lui plu guère, et tandis qu'il lisait, chuchotant ces mots, les sifflant presque alors que des larmes de rage commençaient à perler dans le coin de ses paupières. « Invente des maltraitance pour obtenir de l'attention, trouble narcissique, syndrome de Münchhausen ?! »Une emprise invisible se resserra autour de sa gorge, un sanglot, la déception, le sentiment de ne pas avoir été cru, sauvé, mais qu’est-ce que ça aurait changé après tout ? Rien-du-tout. Il n’avait besoin de l’aide de personne, ni de lui, ni d’Emrys, de ses parents, de qui que ce soit. C’était ce qui était prévu, c’était ce qu’il avait voulu, voulait encore et c’était le pourquoi il était là, il devait se débarrasser de ces incapables, aveugles, insignifiants insectes qui l’empêchait d’entendre, de voir, ce qui pourrait s’offrir à lui. Il ne savait pas encore si ce n’était que l’influence de ses pouvoirs ou lui-même qui parlait. Peut-être simplement les deux. « Dépendance relationnel, trouble de l’attention. » Ses doigts se refermèrent lentement sur sa paume sans que son regard ne se détache du psy qui commençait à étouffer, étranglé par une force invisible. Les mots qu’il venait de lire étaient comme imprimé devant ses yeux, ne voulant pas quitté son champ de vision, son cerveau avait imprimé chaque phrases du dossier dans les moindres détails et il ne tarda pas à ravaler ce sentiment de trahison que le petit garçon qu’il était à l’époque où ces pages du dossier avait été noircies aurait pu ressentir. Il n’avait plus rien avoir avec lui, il ne se laisserait plus séduire, berner, ne ramperait plus, il coulerait s’il le fallait, il se relèverait s’il y arriverait, et il y arriverait parce que l’enfer c’est les autres, il te traîneront par terre, ce sont eux qui te ramèneront, te traîneront au sol, te feront bouffer la poussière, the world is a filthy place, la solitude était la meilleure option, d’autant plus quand on ne comprenait pas attrait de ce que l'on appelait couramment sociabilité. Nolan jeta le dossier sur les genoux du psychologue alors qu’il y mettait le feu. L’homme s’embrasa en même temps que le travail de douze années. Espérons simplement que la personne suivante à qui il se dévoilera ne finisse pas dans le même état.  

∞ ... Wanna hook up ?

« Elle n'est pas comme eux, Elle est différente. » Retour à la réalité, ses paupières se rouvrirent lentement, papillonnèrent, il souffla pour repousser une mèche qui lui chatouillait le front. Sa tête le lançait mais il se força à bouger, l'encre encore fraîche de ses dernières lignes écrites avait séché contre sa joue. Grognement exaspéré, il manquait réellement de sommeil, mais écrire tout ça remuait le passé et influençait ses rêves, la preuve en était, il avait encore l'impression de percevoir l'odeur de brûlé, a moins que... Il se redressa rapidement, trop rapidement pour ses neurones qui peinaient à retrouver leur place. Il récupéra le joint qui avait été abandonné sur le bureau et qui avait formé un cratère dans le bois de celui ci. Voilà d'où venait donc l'odeur. Nolan soupira en portant le stick à ses lèvres pour le rallumer, à croire que son cerveau n'était pas suffisamment retourné comme ça. Il se massa le front fiévreusement avant de jeté un coup d'oeil à sa feuille qui, au fur et à mesure que le temps passait, ressemblait de plus en plus à un torchon. Un soupir las s'échappa de ses lèvres, sa motivation d'écrire cette pseudo autobiographie l'avait complètement quitté. Il ne pouvait cesser de se demander pourquoi sa petite amie l'avait incité à se prêter à ce genre d'exercice. June. Il n'était plus très loin de la mentionner dans son histoire, il avait passé la partie la plus difficile, la rentrée au lycée était plus simple. Tout était plus simple depuis que June faisait parti de sa vie. Si les bagarres avaient été violentes et peu gratifiantes de la petite école jusqu’au collège, le lycée fut plus amusant, la crainte des autres n’était plus d’actualité. Il avait réputation de ne pas se faire marcher sur les pieds. Réputation qu’il gagna quand un de ses anciens persécuteurs avait rejoint le même lycée, et la même classe en prime, et que ce dernier décida de retrouver ses bonnes vieilles habitudes. Nolan sourit malicieusement en se remémorant la scène laissant ses propres mots glisser alors que les souvenirs défilaient devant ses yeux au fur et à mesure qu'il continuait d'écrire.

Le voilà plaqué contre un mur par deux macaques pesant certainement le double de son poids, en muscle ou en gras, il n’osait pas vraiment se décider sur la question. Sa tête avait violemment cogné le mur, un filet de sang s’échappait d’un coin de ses lèvres qui formaient désormais un sourire moqueur. Sourire que les trois autres ne comprirent pas, celui qu’on appellerait à tort le « cerveau du groupe » -à se demander à quoi ressemblait le cerveau des deux autres qui le maintenaient toujours collé au mur- était plus habitué à ce que sa victime favorite se recroqueville, geigne, essaye d’éviter les coups, mais pas qu’elle lui rigole au nez après qu’il lui ait collé une droite. « C’est quoi ton problème Evans ?! » Fût la seule chose qu’il demanda alors qu’il s’apprêtait à ponctuer sa phrase d’un nouveau coup –à gauche cette fois, il semblait soucieux de la symétrie des choses. Et, à sa grande surprise, son poing n’arriva pas à destination. Oh, il arriva bien quelque part, mais certainement pas dans le profil droit de Nolan –puisque la droite était arrivée dans le profil gauche, logique vu que la gauche de Nolan était à la droite de son antagoniste, suivez un peu, bref, faisons simple. Il n’atteignit pas Nolan du tout, parce que c’était beaucoup plus fun pour le blond de le voir arriver dans le visage d’un des demis cerveaux qui lui bloquait les épaules. L'incompréhension se lisait sur les visages autant de celui qui avait reçu le coup que celui qui l'avait donné, ou même de celui qui avait assisté à la scène. Nolan sourit, semblant être le seul à avoir saisi ce qu'il venait de se passer, le seul à le comprendre, ce qui en effraya d'autant plus les autres. Le blessé avait été suffisamment désarçonné pour relâcher son emprise sur l'épaule de Nolan qui en profita aussitôt pour se dégager. Il cherchait toujours à éviter de se battre, non pas par bonne conscience, il se ferait un plaisir de les abandonner dans un bain de sang, mais il ne voulait pas se faire remarquer par Emrys, pas tout de suite. Il n'était pas prêt. Silver avait encore beaucoup à lui apprendre, même s'il y avait un objectif qu'elle ne pourrait obtenir de son petit padawwan préféré. Le voir devenir un bon petit soldat aux allures de bisounours. C'était plus fort que lui, il le sentait en lui, c'était partout, maybe he's not a good person. Peut importait, quelques hématomes passerait, mais pas un massacre, si la force à l'état brut n'était pas à son avantage face à ces adversaires, il avait au moins l'agilité, la vitesse et, énorme point fort contre ces têtes de noix de coco, un cerveau complet. Un cerveau tout court. Un poing vola, mais la tête blonde se baissa dans les temps, mais un genou l'y attendait déjà qui vint s'écraser contre le coin de sa mâchoire. La seconde qu’il prit pour encaisser le choc suffit à un nouveau poing de s’abattre sur lui, cette fois ci dans l’abdomen. Un grognement plaintif s’échappa de la gorge de Nolan qui fit expulser le coupable quelques mètres plus loin, tant pis pour les bonnes résolutions, il l’avait cherché. L’un s’arrêta dans son geste en voyant son camarade à demi-assommé contre les casiers. L’autre était resté sur sa lancée, mais le sorcier réussi à l’éviter et l’envoya lui aussi valser près de son camarade. Ce dernier le regarda avec incompréhension et… Etait-ce de la peur ? Cette idée plaisait à celui qui avait finalement pris le dessus sur les autres. Les trois autres déguerpirent sans un coup d’œil en arrière et Nolan se contenta de lâcher un soupir las en s’essuyant le sang qui perlait toujours dans le coin de sa bouche. Mains dans les poches, il se traîna jusqu’en classe sans grande motivation, la deuxième année commençait tout juste et cet abruti avait cru pouvoir revenir en terrain conquis les doigts dans le nez. Lorsqu’il entra dans la classe parmi tous ces pré-pubères qui, soit n’avaient que un an de moins que lui, le regardaient avec des yeux de merlan frits comme si c’était un extraterrestre tout droit sorti d’une autre dimension. Il exagérait à peine, il était juste en retard après tout, et ça ne changeait pas vraiment de ses habitudes. Les yeux de merlan frits étaient justifiés, Nolan s’en rendit compte qu’il s’était trompé de classe, la sienne avait sûrement due en changer, il l’aurait sûrement su, s’il avait été à l’heure. C’est là qu’il la repéra, la seule penchée sur sa copie en se désintéressant totalement de ce qui se passait autour. Il avait été longtemps obsédé par elle, tellement qu'il remarqua son absence plus rapidement que le corps enseignant. La sienne on la remarquerait rapidement, difficile de paraître invisible quand tes profs t'avaient tous, sans exception, dans le collimateur. Tant pis. Cette fille réveillait en lui quelque chose qu'il n'avait pas connu depuis bien longtemps. Empathie, inquiétude, il était en train de s'attacher à une fille qui ne lui avait jamais adressé la parole. Bien pour quelqu'un qui s'était juré de ne plus être dépendant de qui que ce soit. Il avait besoin d'air, se remettre les idées en place avant qu'il ne devienne encore plus déséquilibré qu'il ne l'était déjà. Il monta les escaliers du bâtiment, encore et encore jusqu'à ce qu'il arrive sur le toit. Il n'avait pas manqué la moindre occasion de jeter un coup d’œil à chaque étage du bâtiment pour La repérer mais rien, elle devait simplement être malade. Haussement d'épaule. Arrivé à destination il s'alluma une cigarette. Il devait s'en désintéressé. « Ce ne sont que des cons après tout. » Sursaut. Il était pas seul. Pire, c'était elle. Non, pire n'était pas franchement le mot puisqu'il se surprit à lâcher un soupir de soulagement masqué par l'expiration de la nicotine, elle allait bien. Du moins mieux que ce qu'il avait pu se l'imaginer. La question maintenant était : Faisait-il lui aussi parti des connards à ses yeux ? « Ben je t'en prie ! »

∞ You taught me how to breathe.

June lui manquait à présent, mais elle n’était pas là, il devait se contenter d’attendre, elle était sorti et même si il l'a savait entre de bonnes mains avec Effy, il ne pouvait s'empêcher d'attendre son retour. Et il avait plutôt intérêt à avoir fini ce qu'il était en train de faire quand elle rentrerait. Pas question qu'elle le surprenne en train de se prendre la tête devant cette fichue feuille. Il ne savait même plus s'il avait vraiment envie qu'elle le lise. Et s'il finissait par intégrer cette catégorie de "cons" à ses yeux ? Peu importait, c'était lui et il ne pourrait jamais rien y changer. Il devait simplement lui faire confiance, elle était assez grande pour savoir quel choix prendre. Il reprit donc son stylo avec un peu plus de courage, gonflé à bloc étant un terme beaucoup trop fort pour le décrire à ce moment, c'était lui, et c'était pour elle, l'écriture personnelle l'aiderait peut être mieux. Tout était mieux avec toi, plus simple. Plus simple de se lever le matin, de traverser les couloirs du lycée tant qu'il s'agissait de te voir. Silver l'avait remarqué et ça la rendait beaucoup trop enthousiaste, elle s'était mise à espérer de plus en plus pour ma propre rédemption à laquelle je ne croyais pourtant toujours pas. On n'avait définitivement pas la même définition du mot "fun" quand on parlait de magie...

Il était dans la voiture chantonnant, d'une humeur incroyablement bonne. Comme quoi tout pouvait arriver. La raison pour laquelle il arborait un si beau sourire n'était pas si joyeuse qu'une personne lambda pourrait se l'imaginait. Les tâches de sang qui parsemaient ses bras et même son visage en disaient long sur le déroulement de sa soirée. Mais ce type l'avait cherché, personnellement, il avait été la seule qui le séparait encore de son repas de cette fabuleuse composition qui mariait deux donuts, des tranches de bacon, steacks, tranches de fromages, salade, sauce hannibal, et tomates. Ses mains ensanglantées ne le dérangeaient pas plus que ça pour savourer son burger, d'ailleurs. Mais quelque chose d'autre le fit. Quelqu'un d'autre. Une joyeuse petite blondinette qui adorait l'exaspérer de ses conseils fabuleux sur le bien, le rose à paillettes et autres choses aux senteurs fleuries dans le sens littéral du terme. Nolan jura en se frappant le crâne contre le pose-tête de son fauteuil. Plus la peine de tenter de fuir, il était fichu, elle allait lui rabâcher que c'était « vilain pas beau » ce qu'il venait de faire mais il ne s'en souciait pas vraiment. Il avait faim, il voulait juste manger son burger et qu'on le laisse tranquille. Il ne détestait pas vraiment la sorcière, elle lui avait beaucoup apprit, mais il ne pouvait s'empêcher de s'éloigner le plus possible de ce coté maman poule qu'elle laissait l'impression d'être à son égard. Depuis sa rencontre avec June il s'était radouci, il se laissait largement moins aveuglé, mais ça revenait vite. Il baissa sa vitre en mâchonnant sa dernière bouchée de burger et frottant ses mains contre son jean, chose très intelligente à faire quand on souhaitait foutre en l'air son dernier pantalon propre. « Bonsoir à toi monsieur je-tue-pour-un-burger. » Haussement d'épaules de la part du blond. « Bonsoir à toi madame j'aime-passer-mon-temps-à-stalker-les-gens. ». Elle ne releva pas et s'installa sans plus de formalités sur le siège passager. Soupir du plus jeune. « Tu viens me râler dessus ou tu viens t’éclater un peu ? » Regard perçant de la blonde, pas la peine de préciser que ces deux-là ne s’amusaient pas de la même manière. Levée des yeux au ciel de la part du garçon sous ce regard autoritaire. « Si par t’éclater tu penses à perdre un à un chacun de tes neurones ou participer à un bain de sang, je vais être dans l’obligation de décliner ton invitation. » Nolan bougonna dans un langage à peine audible, mais Silver entendait tout, toujours, rien ne lui échappait. Dans un théâtrale rolleyes, sa mentor lui colla une feuille sous le nez et il cligna des yeux pour détailler ce qui y était inscrit, et un sourire naquit au coin de ses lèvres quand il comprit de quoi il s'agissait. Il tenta de lui arracher la feuille des mains mais la plus vieille avait de bon réflexes, et s'y attendait sûrement, elle connaissait le personnage à force. « Silv' ! Fais pas comme si tu ne voulais pas, ça aurait été le cas tu ne te serais pas embêter à faire des recherches. » Lui aussi commençait à bien la connaître à force. « Je ne te l'a passerais pas tant que tu ne m'auras pas dit ce que tu comptes faire à ce pauvre garçon, même si il le mérite peut être... Non mais t'as vu cette coiffure ?! » Chacun son tour, Nolan leva les yeux au ciel devant l'intervention de la sorcière, c'était à se demander si elle avait vraiment eu l'occasion de gagner en maturité durant ses quelques centaines d'années de vie. « J'ai pas l'intention de buter ce pauvre type pour sa coiffure Silv'. » Soupira-t-il. Merde, il avait lâché le morceau, tant pis, après tout, à quoi s’attendait-elle ? Qu'il lui fasses des câlins ? Mais elle ne releva pas ce détail, elle se contenta de sourire, comme si ce que venait de dire son cadet était la blague du siècle. « Ben sûr que c'est pas pour sa coupe de cheveux, ça m'étonnerait que ce genre d'idée te vienne... » Répondit-elle toujours tout sourire en lui ébouriffant les cheveux. Geste qui eut le don de renforcer l'air blasé de Nolan, il savait déjà ce qui allait suivre. « Tu ne veux vraiment pas que je fasse un petit riquiqui quelque chose pour les tiens ? » Bouche en cœur, yeux en billes, nez plissé, comme une femme aussi vieille pouvait être aussi enfantine ? Nolan avait l'impression d'être un vieux aigri à côté d'elle parfois, et pourtant il savait le sens du mot "fête". Il la regarda droit dans les yeux, s'amusant à feindre l'hésitation puis se pencha pour lui arracher la feuille des mains. « La réponse est toujours non, mais rien ne t'empêche de continuer ta grimace, c'est le meilleur moyen pour choper quelques rides, tu feras ton âge comme ça. » Il fit un clin d’œil à son aîné qui avait pris un air des plus outrés avant de se focaliser sur la feuille enregistrant chaque donnée inscrite sur le document avant que Silver ne se remette de l'offense et lui arrache des mains, ce qui arriva dans les trente secondes qui suivirent. Enfin pas vraiment, la feuille s'évapora simplement d'entre ses mains, mais la coupable restait toujours Silver, ce qui lui valu un regard noir, mais il avait pu lire suffisamment, il avait ce qu'il voulait. « Trop lente ! 6 Allée Lesbleus. C'est tout ce qui me fallait. » Sourire victorieux face à une mine boudeuse, mais elle n'en resta pas là. « Tu ne marche pas au chantage de toute façon, n'est ce pas ? Mais n'oubli pas que tu t'en sors toujours mieux à m'écouter petit padawan. Et crois moi que la jolie petite frimousse pour qui tu fais ça ne pense peut être pas de la même façon que toi. Cette petite est bien trop mignonne pour avoir à porter la culpabilité de la mort de quelqu'un par sa faute. Venge la si tu y tiens, mais fait ça bien. » Nolan l'écoutait, Silver était bien l'une de ces rares personnes qu'il laissait l'influencer, elle avait sa confiance. Elle savait s'y prendre avec lui, elle savait lui expliquer des choses qui lui échappait encore, qu'il avait oublié avec l'arrivée de tout cet amas de pouvoir qui lui avait embrouillé l'esprit. Son silence valait pour acceptation aux yeux de son aînée et celle ci sorti en claquant la porte derrière elle avant de passer sa tête par la fenêtre ouverte de la portière. « Et repasse me voir plus souvent le Lover. T'as encore des choses à apprendre. » Ce fut sur ces mots qu'elle fila, sans même attendre une réponse ou même une réaction de la part de son interlocuteur. Borné comme il était, elle savait que ce gosse avait du bon en lui, il fallait juste faire en sorte qu'il prenne le dessus sur le reste.

∞ Magic isn't my only weapon.

La voiture grondait alors qu'il se garait devant le petit cottage où habitait sa future victime. La maison paraissait vide, aucune voiture hormis la sienne ne stationnait devant. Pas même celle de Gregory, cette dernière était à la fourrière pour stationnement interdit, il le savait, il pourrait encore remercier Silver. La remercier tout court puisque ça n'avait pas encore été fait. La lumière à l'étage le laissa penser que sa cible se prélassait surement dans sa chambre pour ne faire il-ne-voulait-pas-savoir-quoi pendant l'absence de ses parents. Crocheter une serrure était tellement plus amusant que de  la défoncé d'un claquement de doigts. La maison était bien plus grande à l'intérieur qu'elle ne paraissait à l'extérieur et il se prit au jeu, visitant chaque recoin du rez de chaussé, renversant quelques meubles, vidant quelques tiroirs, s'improvisant joueur de baseball sur chaque objet qui pouvait croiser sa route jusqu'aux escalier. Il s'y trouvait déjà là, alarmé par le bruit, hésitant à descendre les marches, et à faire demi tour maintenant qu'il comprenait qui était le responsable de tout ce boucan. Il était seul, coincé à l'étage sans aucune porte de sortie, comme une pauvre petite souris prise au piège. Le bluff était l'une de ses seules options semblait-il, puisque c'est ce qu'il fit. Agitant une photo sur son téléphone, avec un sourire presque fier, toujours perché en haut de ses escaliers, s'y pensant en sécurité pour le moment. « Tu viens pour venger ta petite copine, pas vrai ? C'est un peu tard pour ça, les flics vont débarquer et une fois qu'ils t'auront foutu dans ta petite cellule, je placarderai ça partout. » Pas vraiment la meilleure option, le bluff, puisque le regard du blond s'assombrit un peu plus encore, alors qu'il montait les marches sans même prendre la peine de répondre. Ses pouvoirs bouillonnaient déjà en lui, l'envie de lui déchiqueter la peau, de sentir chacun ses os craquer sous ses doigts l'envahissaient tout entier, les derniers événements qu'avaient subis June lui revenant en pleine face.

Il l'avait trouvé ainsi, inerte allongée sur le sol, plusieurs boites de médicaments gisaient autour d'elle. Il ne savait pas combien de pilules elle avait avalé, il savait simplement qu'elles étaient en train de la tuer.

Il monta les marches une à une, lentement et sans dire un mot. L'autre était immobile, pétrifié par la peur certes, mais immobile parce que le blond le voulait, il était à sa merci. Il paierait. Une fois à sa hauteur son poing s'abattit aussitôt sur son visage, le faisant lâcher le téléphone alors qu'il retrouvait peu à peu le contrôle sur son corps. Nolan baissa les yeux sur le corps désormais recroquevillé à ses pieds. Se contentant de se baisser pour attraper le téléphone, il le contourna en portant toute son attention sur l'appareil. La photo qui s'affichait sous ses yeux le fit bouillonner un peu plus encore. Il la supprima. Un coup de pied parti alors qu'il laissait sa magie alourdir l'ambiance autour de lui rendant sa victime dans l'incapacité d'esquisser le moindre geste pour se défendre. Voilà ce qu'aimait Nolan, la pression que son pouvoir pouvait exercer autour de lui sans même qu'il se décide à l'utiliser, relâchant tout simplement le contrôle qu'il s'efforçait d'avoir su lui. S'efforçait, le contrôle n'avait jamais été tellement son truc.

Il la traînait jusqu'à la salle de bain, trébuchant, les mains moites, la vue brouillée. « Reste avec moi. Meurs pas. Me laisse pas. » Ces mots se répétaient en boucle alors qu'il la hissait jusqu'à la baignoire. L'eau jaillit, froide, glaciale, peu importait. Il vint glisser ses doigts dans sa bouche pour la forcer à vomir. Elle n'en régurgita que trop peu. Impuissant, impuissant qu'il se sentait, pourquoi avait-elle fait ça ? Il la berça, fermant les yeux, il n'avait jamais essayé ce genre de chose, mais peut importait ce qu'il en découlerait il ne voulait pas la voir mourir. « Vitas Phasmatis, Ex Salito, Revertas Phasmatis. Ut Vectas, Vitas Phasmatos, Ex Salito. » Peu importait les conséquences, elle était tout ce qu'il voulait, tout ce qu'il avait. Il paierait, c'était certain, celui qui l'avait poussé à faire ça avait signé son arrêt de mort.

Les coups pleuvaient sans que l'autre ne puisse réellement se défendre, il voyait rouge, littéralement, sa vue se brouillait par la colère. Colère qui l’envahissait au souvenir de ces longues minutes qu'il avait dû attendre pour entendre June respirer à nouveau. Ses pouvoirs s'en alimentaient et l'écrasaient. Écrasaient sa raison, sa bonne conscience, celle qui l'aurait pousser à mesurer ses coups, à prendre une seconde pour repenser à ce que lui avait dit Silver l'heure d'avant. Mais il ne pouvait pas. « Pitié. » Voilà que l'antagoniste de l'histoire voulait se repentir. Implorant la pitié de quelqu'un qui en avait aucune. Le même qui disait avoir appeler la police, que le blond ne le toucherait pas. Il était désormais bien loin. C'était un tout nouveau personnage qui se présentait à Nolan. Le gamin avait la mâchoire de travers et ensanglanté, son nez était cassé, pou sûr, et certainement difficile à réparer si jamais il s'en sortait. La belle gueule n'en était désormais plus une. « J'entends toujours aucune sirène. Tu devrais essayer de les rappeler avant que t'y reste mon vieux. » Finit par répondre le sorcier qui trouvait que le ruer de coup n'était plus si amusant finalement. Il le lâcha et le regarda se cramponner au sol comme si cela était la dernière chose qui le maintiendrait vivant.

Son regard l'évitait. Il détestait ça. Mais il devait se taire, la laissait parler. Elle devait lui dire. Il devait savoir. Il avait vraiment besoin de savoir. Ses doigts se contentaient de caresser le creux de son épaule alors qu'il se focalisait sur chacun de ses mots. Doigts qui avaient rencontrés sa joue plus tôt alors qu'elle lui criait qu'il aurait dû la laisser mourir. Jamais. La fureur l'envahissait au fur et à mesure que son récit avançait, que sa voix, qu'il se plaisait tant habituellement à entendre, se faisait de plus en plus étranglée. Mais il ne pipa mot. Gardant le silence pour mieux se concentrer sur sa haine grandissante. Il l'avait garder contre lui tout la nuit cette fois là, gardant les yeux grands ouverts pour s'assurer que rien, jamais, ne lui arriverait, jusqu'à ce qu'il cède à sa propre fatigue, sa main serrant la sienne tout en se promettant une chose : le coupable subirait au centuple ce qu'il prévoyait déjà pour lui.  

Il ne tint pas sa promesse. Le garçon était toujours vivant. Silver avait eu raison de lui, June aussi. Il ne pouvait lui faire subir ça, avoir une mort sur la conscience, il avait fait ça autrement, pour elle. Mémoire embrouillée par un sort des plus simple, il avait claqué la porte téléphone à la main. Il s'engouffra dans sa voiture avec un grand sourire sur les lèvres tout en contemplant son oeuvre. La voiture vrombit alors qu'elle quittait la petite allée et que, déjà, de multiples lumières bleues apparaissaient à l'autre bout de la rue, accompagnées par les sirènes usuelles des forces de police.

To be continued.


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Dernière édition par Nolan J. Evans le Dim 12 Juin - 16:35, édité 32 fois
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Nolan J. Evans

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MessageSujet: Re: I get caught in the lies of the enemy I lay my troubles down I'm ready for you now. {Nolan   Ven 15 Avr - 0:44


Histoire





Next, on Nolan's life.

∞ This is bullshit.

Dès le lendemain, en cours, les rumeurs sur l'accident de la veille fusaient déjà dans les couloirs. Nolan en était ravi, il était d'autant plus ravi du retour de June en cours. Il avait passé les jours précédents en haut du bâtiment, sur le toit, ruminant son plan encore et encore, se préparant à sa revanche, celle de June. Il l'avait attendu ce matin là, à la sortie de son cours, adossé au mur comme souvent une main dans une poche, l'autre tenant son mobile, s'amusant à zoomer puis dézoomer la photo qu'il avait pris la veille. L'expression était plus véridique qu'il ne l'aurait pensé finalement. Ce matin là, June savait déjà, elle l'avait deviné, il avait senti sa culpabilité. Il avait d'autant mieux compris les propos de Silver à cet instant. Il avait vu à quel point l'âme de June pouvait être pure dès le moment où elle repoussa la photo en lui demandant de la supprimer. Il l'avait embrassé, il l'aimait, l'enviait et la protégerait. Il la garderait des ténèbres quitte à s'y perdre lui même pour elle. Regardant une dernière fois l'image où Gregory, nu comme un vers, tentait d'essuyer le sang de ses taillades qui formait les mots « Grande gueule, petite... » avant d'obéir à sa petite amie et de la supprimer.

Son crayon n'avait plus d'encre. Génial. Il craignait déjà la lumière du jour qui ne peinait plus à s'étendre dans la pièce. Clope au bec, retournant l'appartement dans l'espoir de retourner quelque chose, n'importe quoi, qui pourrait lui permettre de finir ce fichu texte, il ne devait pas s'arrêter, s'il s'arrêtait il était foutu. Il n'aurait plus jamais le le courage de finir. Il béni silencieusement June d'être aussi prévoyante et organisée que lui était bordélique et tête en l'air. Crayon flambant neuf en main après avoir mis les pièces dans un bordel monstre, il reprit son écrit. La couleur d'écriture variait de l'ancienne mais tant pis, au moins June aurait une réponse quand elle retrouverait les lieux dans un tel bazar. Plus que quelques lignes encore et sa corvée serait terminée, il l’espérait. Le monde restait égal à lui même, toujours crade, June restait la proie favorite des têtes d'abrutis qui n'avaient pas encore compris qu'ils risquaient leur vie avec cette activité. Il ne fallait pas qu'il se laisse distraire, il ne voulait pas quitter June, il avait bien remarqué ses cernes qui s'étaient allongés sous ses yeux. Il ne savait pas encore qu'est ce qui en était la raison. Et ce fut le jour où il se décida à s'attarder sur le problème qu'il la revit. Elle ne pouvait être réelle, il en était sûr, il l'avait tué de ses propres mains, avait veillé à ce que jamais on ne retrouve sa dépouille.

« Mam- » Il se coupa de lui même. Ce n'était pas elle. Elle était morte. Certes, après tout ce qu'il avait vu, il pouvait bien croire aux fantômes, mais elle semblait si... Réelle. La main de celle qui semblait être sa génitrice vint caresser sa joue sans qu'il ne cille. Elle lui ressemblait traits pour traits jusqu'à ses articulations qui formaient des angles pas vraiment normaux, aussi souple pouvait elle être. « Sweetheart, regarde ce que tu as fait. Dis-moi ce que ta pauvre mère a fait de travers pour mériter pareil sort. » Les yeux de Nolan se plissèrent, pas besoin de faire psycho pour savoir qu'elle avait été une mauvaise mère. Il la laissa glisser sa main dans ses cheveux appréciant sans crainte ce geste rare et presque inconnu. Ses paupières se fermèrent le temps d'une seconde, une seconde de trop. Une seconde qui suffit à Nolan pour se rappeler sa haine envers sa mère, trop tard cependant. Les doigts de sa mère se resserrèrent en un poing autour de ses cheveux et il se sentit ramener au sol dans l'instant qui suivit. Depuis quand sa mère avait elle autant de poigne, de force, quand est ce que ça avait commencé, cette sensation de se vider petit à petit de toute son énergie, de sa magie ? Était-ce seulement qu'une sensation ? « Tu t'es ramolli mon cœur. » Ses yeux s'étaient rouverts sous l'impact du pied de sa génitrice contre son abdomen. Sérieusement Nolan, tu vas vraiment redevenir ce gamin futile ? Réfléchis. Ses oreilles sifflaient avec toujours cette étouffante impression que tout pouvoirs le quitter. Qu'est ce qui lui arrivait ? Qui était elle ? Qu'est ce qu'elle était ? Il para un coup de son avant bras, qui s'ensuivit d'un craquement puis d'une vive douleur. Ils n'étaient plus seuls, la poigne qui l'avait pris par les épaules n'était pas sa mère. Il ne voyait rien d'autres que des ombres danser devant ses yeux qui le brûlaient. RÉFLÉCHIS ! « Otum adnarvet esnavit atim. Otum adnarvet esnavit atim. » Ses lèvres bougeaient à peine alors qu'il répétait toujours les même mots en boucle, s'efforçant d'encaisser les coups qui pleuvaient sur lui et qui se heurtaient à chaque parcelle de son corps. Il n'avait pas l'habitude de perdre. On ne perdra pas. On le força à se relever et il se contenta de garder la tête baissée crachant un mollard de sang avant de se concentrer de nouveau sur les mêmes mots qu'il répétait encore et encore, sans comprendre pourquoi le vide qu'avait laissé ses pouvoirs pouvait être aussi grands, sans comprendre pourquoi ils se faisaient si imposants par leur absence, pourquoi ils l'avaient quitté ainsi. « Otum ad- » Sa mâchoire le lança un peu plus alors qu'on lui ordonna de se taire. Cette voix... Il releva la tête, papillonnant des yeux pour se débarrasser de cette sensation de brûlure qui l'empêchait de voir. Emrys. L'esprit de sa mère était flanqué de deux types qui n'avaient pas vraiment l'air sympathique. Était il utile de dire que celui qui semblait être le moins sympathique de tous était Emrys ? On ne lui échappait pas comme on voulait, Nolan devait s'en douter, il avait fini par se croire en sécurité et avait fini par se créer lui même des faiblesses. Sa mère avait raison, peu importait si c'était elle ou Emrys qui lui avait parler à ce moment. Il s'était ramolli. Et maintenant il se retrouvait coincé devant cet idiot assoiffé de pouvoirs sans avoir une once de magie en lui et ce, sans qu'il ne sache pourquoi non plus. Tu ne sais définitivement rien. « Alors le morveux, ça fait quoi de se sentir de nouveau faible et vulnérable ? » Nolan ne lui répondit pas, c'était ce que l'autre aurait voulu et il le savait. Il se concentrait toujours sur la même chose, l'unique chance de partir d'ici en quatrième vitesse, récupérer ses pouvoirs. Son vieil ennemi avait réussi à lui en priver sans qu'il ne sache comment, mais en revanche, il savait qu'ils reviendraient toujours à lui, si ce n'était pas le cas, ces derniers seraient revenus à Emrys depuis longtemps et il n'aurait pas eu à faire toute cette mise en scène. « Sais tu que je peux réduire à néant ta famille ? Encore une fois. » Nolan esquissa un sourire, laissant voir sa bouche ensanglantée, si ses côtes ne lui faisaient pas autant mal, il aurait même éclaté de rire. « C'est moi qui l'ai tué la première fois. Tu crois que j'en ai quelque chose à faire ? » Ce fut au tour du brun de vouloir rire, et l'esprit de sa pauvre génitrice parti dans un tourbillon de flammes au même moment. Nolan ne pus s'empêcher d'afficher son incompréhension, où est ce qu'il voulait en venir ? Il n'eut pas vraiment le temps d'y penser plus longuement puisque dans le monologue de son bourreau qu'il n'écoutait que d'une oreille, il perçu un prénom. Tara. Quatre lettres qui suffirent à Nolan pour lui accorder toute son attention. Il était sûr de ce qu'il avait entendu, elle était toujours là, quelque part, et Emrys savait où, il la détenait sûrement. Et à cette seule pensée il entra dans une rage folle. Sa sœur était son tout. Emrys l'avait vu réagir, il avait même l'intention de s'en amuser, de le faire chanter avec ça, de le corrompre, mais il était bien trop sûr de lui pour pouvoir penser que le lycéen recouvrait déjà ses forces. Ses lèvres bougèrent à peine lorsqu'il finit par prononcer une fois encore ces mots, avec plus de certitude, de confiance, il les tuerait tous. « Otum adnarvet esnavit atim. » Tout brûla autour de lui, des cris se firent entendre, tous brûlait, sauf celui que Nolan espérait, il avait filé. Il était plus doué encore que ce qu'il pensait. Nolan devrait s'améliorer pour s'en débarrasser. Peut être trouver un peu d'aide. Et s'il y avait le moindre petit espoir qu'Ermys dise vrai, qu'elle était toujours vivante, il se devait de tenter sa chance. Il devait retrouver Tara. Il allait avoir besoin d'un coup de main.

∞ You'll pay.

Les jours passaient aussi rapidement que l'obsession envers Emrys augmentait chez Nolan. Les seuls moments où il retrouvait une conscience tranquille n'était qu'en sa présence, June. Cette dernière était toujours un aimant à problèmes, mais Nolan faisait toujours en sorte d'être là au bon moment, elle était la seule qu'il voulait protéger, sauver de ce monde pourri et corrompu jusqu'à la moelle. Mais personne n'est infaillible et c'est ce jour là que Nolan s'en rendit compte. Il se rendit également compte que si sa soeur était le point faible sur lequel Emrys voulait appuyer, ce n'était pas sa seule faiblesse, il en avait une bien plus grande encore, et il s'en voulait encore d'avoir pu penser qu'elle était en sécurité. Soupir de l'auteur. Il s'en voulait encore pour ça.

Sa chambre était vide quand il s'y était introduit, et l'incompréhension avait été aussitôt là, mauvais pressentiment très certainement, et c'était pourquoi il avait aussitôt sorti son téléphone pour l'appeler, maudissant chaque tonalité qui l'invitait à patienter. On décrocha. Sa voix, qu'il s'était pourtant efforcé de maîtriser, se faisait inquiète. « June ? » Ce ne fût pas celle de sa petite amie qu'il eut en retour le faisant déjà bouillonner de rage, comment avait-il pu être assez idiot pour la pensé saine et sauve avec Emrys qui lui tournait autour ? Suffisamment arrogant pour se penser capable de la préserver du dernier démon de son passé, Emrys, toujours et encore Emrys. Il devrait vraiment s'en débarrasser une fois pour toute, mais il manquait toujours de moyen. « Viens donc la chercher.. » Il n'y manqua pas. Et ce qu'il trouva ne lui plu guère. Elle était blessée et Nolan remarqua dans la seconde celui qui avait osé goûter à son sang. « June est à moi. » Il fonça dans le tas sous le coup de la colère. Un acte des plus idiots puisque les agresseurs étaient vampires. Ils étaient plus rapides, plus nombreux et il était inutiles de mentionné leurs aptitudes physiques. Il n’était pas en position de force, il devait donc se focaliser sur June, la sortir de là, qu’elle soit en sécurité. Le reste importerait après. Plusieurs coups furent échangés et il réussit à s’écarter des autres suffisamment longtemps pour les bloquer dans un sort, sort que ne tiendrait pas longtemps. Il éjecta la montagne qui était  au plus près de June, se félicitant d’avoir au moins l’avantage de sa magie. Il la libéra non sans montrer son inquiétude à son égard. Il l’attrapa par la main mais déjà ses doigts s’échappaient de son emprise. Il fallait vraiment qu’il revoit ses bases. Les hommes d'Emrys savaient à qui ils s'attaquaient et ne lui laissait pas la moindre occasion de riposter par un sort, mais Nolan se montra patient, esquivant plus qu'il ne tenta de rendre les coups, il connaissait bien la race à laquelle il faisait face de son coté aussi. Et dès qu'une ouverture se présenta il y fonça, la tête un peu trop baissée, il compta un de moins parmi ses adversaires avec un demi sourire alors qu'une barre de fer alla percuter ses côtes sans qu'il ne s'y attende. Ils allaient trop vite pour qu'il puisse suivre le mouvement de tous à lui seul. Les coups pleuvaient sans que Nolan ne puisse répondre ni même esquiver, et quitte à devoir encaisser autant que ça ne soit pas pour rien. Dois-t-on vraiment rappeler que Nolan aimait le feu ? Une idée lui vint au même moment que sa main rencontra la barre en fer qui l'avait percuté un bon nombre de fois déjà. Le vampire qui en tenait l'autre extrémité planta son regard dans celui du blond. « S'il ne peut pas t'avoir, personne ne t'auras, tu vas crever ici. » Nolan lui décocha un sourire entendu, en attendant, il ne l'était toujours pas. C'était ce qu'il aurait aimé lui répondre, mais l'occasion était trop belle. « Sul opraem chele kouzlo. » Le regard du vampire quitta celui du plus jeune pour se tourner en direction du soleil, alors que sa peau commençait déjà à brûler et que Nolan en profitait pour enfoncer la barre de fer dans la poitrine du vampire dans un geste net. Plus qu'un. Ce dernier était loin d'être content que ses camarades se soient faits avoir par un seul sorcier. Mais il n'avait plus rien d’effrayant pour le garçon, il était le dernier debout seulement parce que Nolan l'avait voulu. Il serait le dernier à mourir pour avoir été celui qui avait eu le sang de June sur les lèvres. Le regard que Nolan lui accorda fut des plus condescendants alors que déjà ses lèvres bougeaient pour achever le vampire.  « Le specto tre colo ves bestia. » Le cœur du plus âgé s'arracha de sa poitrine pour venir se retrouver dans la main du sorcier, la colère ne l'avait toujours pas quitté alors que le corps désormais sans vie du vampire s'effondrait au sol, et ce fût sous cette même colère qu'il resserra ses doigts autour de l'organe jusqu'à ce que celui ci finisse par céder dans un dernier giclement de sang. Le liquide rouge fit sursauter le garçon qui se tourna vers sa seule source de lucidité. Si de la fascination comme de l'intrigue pouvait se lire sur le visage de la jeune fille, l'on pouvait également y percevoir de la peur. Mais les quelques mots de Nolan suffirent à l'effacer alors qu'elle venait scinder ses lèvres aux siennes. « Je ne laisserai jamais quoi que ce soit ou qui que ce soit te blesser. Je te le promets. »

C'est ce qu'il avait fait, ce qu'il continuait à faire, il s'en assurait jours après jours et chacun de ses choix respectait cet objectif. A ce moment là, échapper à Emrys était devenu une priorité, une paranoïa, s'effacer dans un nouvel endroit, là où personne ne le connaîtrait, là où il pourrait garder June saine et sauve avant tout. Nouveau coup d’œil en direction de la fenêtre mais il rabattu don regard presque aussitôt sur la feuille. Le temps tournait. Il renifla tout en se frottant le visage de ses deux mains pour se garder éveillé avant de reprendre son crayon en main.

∞ Together for always.

Les mois avaient passé, et il s'en était remis, mais l'idée de partir, de quitter New York était toujours là, dans un coin de sa tête. Le lycée était fini et même si à ses yeux l'école importait peu, plus rien ne le retenait ici désormais. Plus rien à l'exception d'une chose, d'une personne, et pas n'importe laquelle. Mais elle, elle avait une vie, qu'elle n'aimait pas vraiment certes, mais est ce que l'inconnu lui plairait plus ? N'aurait-elle pas peur de devoir tout recommencer encore une fois ? Nolan n'avait plus qu'à espérer qu'elle lui fasses suffisamment confiance pour s'y aventurer avec lui. « Et si on fuyait ensemble ? » June lui répondit dans un sourire. Pas de réponse claire, juste un rire qui vint s'accompagner à ce sourire. Le blond fronça des sourcils. Est ce qu'elle essayait d'éviter de lui répondre ? Ou bien pensait elle que ce n'était tout simplement qu'un rêve inaccessible ? Tant pis, il s'était déjà lancé, plus question de faire machine arrière à présent. « Je suis sérieux June. » Il se redressa pour mieux observer sa réaction, cherchant des indices qui pourrait lui donner un semblant de réponse, de ce qu'elle pouvait penser. Il la voulait avec lui, et à ce moment, il se dit que peu importait la réponse, il resterait à ses côtés, c'était là où il devrait être. Son rire avait cessé mais elle n'adressait toujours pas de réponse, semblant intriguée, surprise peut être ? Il lui tendit la main pour la pousser à faire un choix, ses lèvres formant un sourire. « Alors ? Est-ce que tu vas prendre ma main pour que je t’enlève ? » Le coeur de Nolan sembla chavirer au moment où elle finit par la saisir. Sa paume contre la sienne. C'est ainsi qu'ils avaient embarqué dans le premier bus pour partir de cet endroit que Nolan avait haït avec le temps.

Nolan se balança de nouveau sur les deux pieds de sa chaise crayon coincé entre ses dents. Tout s'était passé comme Nolan l'avait prévu ce jour là, et il avait pu s'installer sans trop de peine dans la petite ville de Beacon Hills. Mais il savait que Emrys reviendrait, et il devait être près à l'accueillir cette fois là. Et il avait prévu ça d'ailleurs, les ennemis de mes ennemis sont mes amis n'est ce pas. Cependant il lui avait fallu refaire 2926 miles pour traverser à nouveau les States et les retrouver. Et faire 42 heures de route à l'étroit dans chacune des voitures croisées en stop, et ce rien que pour l'aller, n'était pas vraiment le pied. Même si ça avait été une promenade de santé en comparaison de sa sa culpabilité pour abandonner June pendant près d'une semaine alors qu'ils n'avaient emménagés ici que depuis peu. Mais il n'avait pas franchement le choix, c'était une opportunité qu'il ne pouvait pas laisser passer. Le prochain arrêt était Mystic Falls.

∞ She doesn't need to know.

Ce fut devant un gigantesque manoir qu'il se retrouva. Manoir rempli de vampires soit dit en passant. Et tous très vieux. Peut être qu'il ferait mieux de tourner les talons. C'était presque suicidaire de se pointer ici. Oubliez le presque, c'était carrément suicidaire. Mais il était là maintenant, et pas question de faire demi tour. D'autant plus qu'un de ces stupides suceurs de sang se trouvait déjà derrière lui. Il fit volte face alors que le vampire aussi grand que lui, le dévisageait. Nolan ne pipa mot, sans savoir s'il allait se faire jarreter à grands coups de pieds dans le derrière, ou se faire manger, être accueilli les bras grands ouverts ne semblait pas être une option aux vues de l'air fermé du vampire. Tant pis. Nolan était là maintenant et était bien décidé à intégrer le petit clan qui s'était fixé comme objectif la chute d'Emrys. « Quel accueil. » Finit par constater Nolan, une pointe d'arrogance dans la voix. Flipper n'était pas vraiment son genre, s'écraser non plus. « Je cherche un certain Bastian. » Les lèvres du vampires s’allongèrent dans un sourire, qui n'avait en rien l'air d'un sourire rassurant. « Tu l'as trouvé. » Se contenta de lui répondre le vampire. Ok. Ce dernier n'était pas vraiment doué pour la communication, Nolan ne l'était pas vraiment non plus à vrai dire, il allait falloir sortir les rames. Ou bien céder à l'énervement, c'était mieux de céder à l'énervement face à un vampire sanguinaire, non ? Il fallait compatir en même temps, avec la fatigue de près de deux jours de route, tout ça pour faire face à un type muet comme une carpe. « Ok... Et moi c'est Nolan, celui qu'a traversé l’Amérique pour te voir toi et le reste de la petite bande que vous formez alors si tu pouvais avoir au moins l'amabilité de me laisser entrer ? » C'était à croire que le blond voulait finir en steak tartare dans la minute. Mais ça semblait marcher, ça semblait lui plaire, si bien que Nolan avait finit par passer le seuil de la porte. La demeure était énorme à en donner le vertige Et il manqua de se faire rentrer dedans par un taré avec les cheveux... Roses ? « Bastian je te jures que tu vas vraiment devoir faire quelque chose avec cette sale gamine ! » Nolan se retint de ne pas sourire, ou d'éclater de rire et rendit leur couleur d'origine aux cheveux de celui qui venait de se plaindre sans vraiment qu'on lui demande quoi que ce soit. Ce qui valu un haussement de sourcils surpris de la part de celui qui l'avait accueilli, un sourire de celui qui avait retrouver une couleur de cheveux normale et les râlements de la gamine qui arrivaient en voyant qu'on avait gâcher son labeur. « Oh pitié, c'est simple comme sort. » Il se pencha à l'oreille de la fille même s'il savait parfaitement que les vampires avaient une ouïe sur-développée et pouvaient parfaitement l'entendre. « Je peux t'apprendre des tours radicalement plus efficace, tu pourrais par exemple ajouté un changement de couleur en fonction des humeurs. »  Bon il ne savait plus trop si l'ancien rose bonbon allait l'apprécier désormais mais tant pis, cette fille avait l'air de déborder de créativité, et était sorcière. Solidarité obligeait.

Effy, la petite sorcière avait finit par être enchantée de son arrivée. Killian, aka le vampire aux cheveux roses, un peu moins, avait certainement ce mauvais pressentiment que ça allait lui retomber dessus. Et Bastian, parce qu'il était celui qui importait à Nolan, ne s’intéressait catégoriquement qu'à ses pouvoirs et à ses connaissances sur le sujet du voile, des fantômes. C'était tout ce qui comptait aux yeux de Nolan, il ne cherchait pas de la compagnie, juste des renforts, assez puissants pour venir à bout d'Emrys. L'objectif à atteindre était son élimination et peu importait comment ou à quel prix il y arriverait, il y arriverait. Restait à rencontrer le chef du clan et autant dire qu'il avait de la prestance le vioque. Mais l'histoire de Nolan sembla lui plaire, presque autant qu'à Bastian, et intégrer Nolan au clan s'était finalement montré plus qu'envisageable. Mystic Falls c'était le pied, mais il était sûr que Emrys ne resterait pas longtemps dans le coin. Mais il pouvait toujours compter sur Silver, qui avait fini par le rejoindre à Beacon Hills récemment. Tout comme Emrys. Les emmerdes recommenceraient bientôt.

∞ No happy ending.

La porte du petit appartement s'ouvrit lentement, June se voulait être discrète, persuadée qu'il dormirait sûrement, mais c'était plutôt raté, la porte couinait toujours quand on l'ouvrait, le parquet grinçait toujours sur le palier et Nolan ne dormait plus sur ses deux oreilles depuis bien longtemps. « Nolan ? » Un simple grognement lui répondit en direction du lit. Il ne dormait pas, couché depuis à peine plus de vingt minutes, mais il ne bougea pas pour autant, recroquevillé par dessus les couvertures, sa tête lui faisait un mal de chien et il avait abandonné ses feuilles sur le bureau. Il changea de position, relevant un peu la tête pour observer June qui se trouvait au pied du lit en train de le regarder. Elle suivit son regard jusqu'à l'étalage qui se trouvait sur le bureau. « Tu l'as fait ? » Nolan laissa échapper un soupir pour seule réponse. Mais il n'avait pas envie de l'observer à lire toute sa paperasse maladroitement écrite. Il la voulait là contre lui sur ce lit tout froid quand elle ne s'y trouvait pas. Quand il finit par la voir faire un mouvement en direction du bureau il se redressa. Et retrouve le don de la parole dans le même temps. « C'est la pire autobiographie que tu liras de ta vie, alors ça peut, peut être, attendre demain. S'il te plaît ?  » Son regard se fit presque suppliant, oh qu'elle devrait savoir cette chance qu'elle a de connaître ce regard. Elle était bien la seule à le connaître celui là, tout comme ce même regard qu'il posait sur elle parfois comme si c'était la plus belle chose au monde qu'il lui ait été donné de voir. Elle ne se fit pas prier plus longtemps et le rejoignit. Nolan n'attendit pas plus longtemps pour la serrer dans ses bras avec un sourire ravie, ce sourire qui prouvait que Nolan n'était pas si mauvais, et que le bonheur existait toujours quelque part.



I was always an unusual boy. My mother told me that I had a chameleon soul. No moral compass pointing me due north. No fixed personality. Just an inner indecisiveness that was as wide and wavering as the ocean. And if I said I didn’t plan for it to turn out this way I’d be lying.
Because I was born to be the other man. Who belonged to no one. Who belonged to everyone. Who had nothing. Who wanted everything. With a fire for every experience and an obsession for freedom that terrified me to the point that I couldn’t even talk about it. And pushed me to a nomadic point of madness that both dazzled and dizzied me.

Every night I used to pray that I’d find my people. And finally I did. We had nothing to lose, nothing to gain, nothing we desired anymore. Except to make our lives into a work of art.
Live fast. Die young. Be wild. And have fun. I believe in the person I want to become. And my motto is the same as ever. And when I'm at war with myself. I ride. I just ride. Who are you? Are you in touch with all of your darkest fantasies? Have you created a life for yourself where you can experience them?

I have. I am fucking crazy. But I am free.



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Dernière édition par Nolan J. Evans le Dim 26 Juin - 23:37, édité 28 fois
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MessageSujet: Re: I get caught in the lies of the enemy I lay my troubles down I'm ready for you now. {Nolan   Ven 15 Avr - 17:37



JE T'AIMEUH !!! PLUS QUE FORT DE TRES FORT DE BEAUCOUP FORT !!!


Et je veux lire ta fiche *o* Et j'ai trop rigolé pour ton 2e post au cas où ^^ (Juste au cas où, si tu fais 18 pages word en Calibri 11 alors sache que là, oui, il te faudra deux posts...)

Trop pressée de pouvoir RP avec toi (enfin surtout de voir June et Nolan avancer ensemble ici) et bien contente que la lecture de ma fichette t'ait entraîné à créer Nolan plus rapidement (niarkiniarka)

Maintenant... ECRIS !!!! VITEVITEVITE !!!


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Nolan J. Evans

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MessageSujet: Re: I get caught in the lies of the enemy I lay my troubles down I'm ready for you now. {Nolan   Ven 15 Avr - 18:34

Mouahahah. Ca y est. Je l'ai ! J'ai mon message de bienvenue licorné.

Merci ma licorne !

On est encore loin des dix huit pages word... En Arial 10 ça fait quoi ? x)

*retourne écrire sous les ordres de reine Licorne*

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by temporary fix.
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June P. Hagerman

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MessageSujet: Re: I get caught in the lies of the enemy I lay my troubles down I'm ready for you now. {Nolan   Ven 15 Avr - 20:31

En Arial 10 Bin ça fait 16 pages ;3
Courage courage ~
*prépare l'avalanche de cookies*

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June P. Hagerman

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MessageSujet: Re: I get caught in the lies of the enemy I lay my troubles down I'm ready for you now. {Nolan   Lun 27 Juin - 0:05


Congrat’s
T’es validé !



Tu rejoins nos rangs !

Bienvenu à toi sur le forum !

Je t'annonce officiellement que ta fiche est VALIDÉE

Cependant il te reste quelques petites choses à faire avant de te lancer dans l'aventure :

★ N'oublis surtout pas de recenser ton avatar pour ne pas qu'il te soit piqué !
★ Tu dois aussi créer ta fiche de lien et de rp afin que les autres joueurs puissent te faire des demandes. N'oublis pas de recenser toutes tes fiches une fois cette étape terminée
★ On a tous besoin d'un endroit ou vivre et qu'on veut pas tous être sdf alors n'hésite pas à faire une demande de logement
★ Tu as déjà un compte parmi nous et le message du début t'ennuie car tu le connais déjà ... N'oublis de recenser ton multicompte
★ N'hésite pas à skyper ton staff pour tout contact en cas de problème


Le petit mot de l’admin
ENFIN !!!!!!! Tu peux pas savoir comme j'aime ta fiche, comme je suis heureuse de pouvoir enfin te valider, j'ai l'impression que c'est Noël avant l'heure !
J'aime tellement ta fiche, ça tu le sais, mais je le redis parce que c'est mérité. J'aime tellement ton personnage et je suis plus qu'impatiente qu'on se fasse des RPs pour être toujours plus impressionnée et en mode "GNAHAAAA" devant ton Nolan ;3
Bref, je te nem mon Petiot !
*Pluie de Cookies sur ta bouille*

code (c) crackle bones

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MessageSujet: Re: I get caught in the lies of the enemy I lay my troubles down I'm ready for you now. {Nolan   

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