AccueilCalendrierFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 A different kind of love - Manian

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Emmanuel R. Staut

Admin
avatar

▲ Date d'inscription : 09/01/2017
▲ Messages : 4

MessageSujet: A different kind of love - Manian   Sam 2 Sep - 21:26

A different kind of love

Bastian & Emmanuel


« Sorry for asking... »
Emmanuel lisait peut être un peu de trop, vivait un peu trop dans son monde, on lui reprochait souvent, cette imagination fertile que ces nombreuses heures allongé sur son lit à lire avaient alimenté. Son enfance y avait peut être participé également, cette indépendance précoce que ses parents l'avaient forcé à prendre dès son plus jeune âge le poussant à se cacher dans son monde imaginaire. En grandissant, il s'était fait une raison sur l'hostilité du monde et de sa réalité, et avait étouffé cette partie de lui, mais parfois, c'était plus fort que lui, il aimait s'en échapper ou affronter ses mystères. Il passait pour naïf de croire un peu à toutes ces choses qui paraissent irrationnelles auprès des autres. Lui, ne se trouvait pas plus irrationnel que certains qui avaient la Foi en des Dieux dont on n'avait jamais véritablement eu preuve de leur existence. En quoi était-il différent de croire en des cas supernaturels qu'il avait tant croiser dans les livres ? Mais croire en la possible existence d'un tout autre monde et réaliser qu'il existe vraiment est une tout autre chose. Ainsi, il n'était pas vraiment psychologiquement préparé à ce qu'il s'est passé ce soir là. Il avait pourtant essayé, se retenant malgré tout de partir dans de trop grandes théories et autres lubies fantasques, mais il ne pouvait s'empêcher d'être intrigué, après toute cette soirée cloîtrée dans sa chambre à fouiller sur les Lecter, il avait finit par céder à la tentation d'aller voir par lui même, et de trouver sa réponse tout seul, unique moyen de calmer sa curiosité et cette nouvelle soif de vérité. Il avait posé son sac sur son épaule sans prendre même la peine d'enfiler une veste, et se dirigeait vers la porte d'entrée de l'appartement pour sortir en mettant ses chaussures sur le chemin jusqu'à celle ci. Seulement, Gabriel, qui n'était pas décidé à se faire abandonner une énième fois, faisait barrage devant celle-ci. "T'es en choc post traumatique ou un truc dans le genre, mec. Nan mais vraiment, tu t'es bien regardé dans le miroir ? T'as une tête de raton laveur avec ta tronche de travers et ton cocard." Emmanuel échappa un grognement las, le repoussant, mais ce dernier ne semblait pas décidé à bouger, faisant soupirer le brun. "Aux dernières nouvelles je ne suis pas ta propriété privée et j'ai encore le droit de sortir d'ici quand j'en ai envie. Tu vas faire quoi Gab? Me séquestrer parce que t'es jaloux?" Il le poussa de plus belle et le plus petit finit par se décaler pour lui laisser le passage, ses traits mixés entre la colère et la peine, mais il choisit de retranscrire la colère dans ses mots, il était excusable, il est plus facile de détester que d'aimer après tout. "C'est ça casse toi! T'as qu'à passer la nuit avec lui aussi, ça m'évitera de te supporter dès le matin au réveil." Il tourna les talons en fulminant claquant la porte de sa chambre avec violence derrière lui et, dans un soupir, Emmanuel se promit intérieurement de se faire pardonner le lendemain, mais pour le moment, il avait autre chose en tête.

Quand il s'arrêta devant l'énorme manoir -dont il avait réussi à récupérer l'adresse grâce à Gabriel quand il se montrait encore coopératif- il resta immobile pendant une bonne minute, comment est ce que la demeure pouvait à la fois être si peu connue et si imposante ? Il aurait voulu faire demi tour, et rentrer se planquer dans sa chambre, mais il ne pouvait pas, aussi froide et sombre l'habitation pouvait-elle être, il y avait quelque chose qui l'attirait, la curiosité en partie, mais également cette indescriptible envie de le revoir sans savoir comment elle s'expliquait vraiment. Mais c'était bien présent, dans son crâne qui bloquait tout autres pensées, dans sa poitrine qui lui donnait la sensation de suffoquer. Alors au lieu de faire demi tour au risque que ces sensations s'intensifient, il préféra faire un pas en avant, puis un autre, les suivants devenant presque plus simples, il se retrouva rapidement sur le perron sans savoir quoi faire ensuite. Est ce qu'il était supposé frapper pour s'inviter et poser ses questions à la volée ? Il jeta un coup d'oeil à sa montre qui affichait minuit passé. Quel idiot se ramenait au milieu de la nuit pour demander à un type avec qui il avait couché la veille et à cause de qui il s'était fait enlevé le lendemain par une bande tordus puis raccompagné par son supposé meilleur ami qui avait tué en une seconde la bande de tordus aux bras musclés... Comment était-il supposé lui demander pourquoi il ne subissait pas l'influence du temps? Il échappa un soupir de trop, la porte s'ouvrant sur un blond à l'air blasé qui le dévisageait d'un drôle d'air, Emmanuel ouvrant la bouche pour tenter de s'expliquer, mais tout ce qu'il pu dire fut un bref : "Je cherche Bastian." Ce fut au tour du blond de lâcher un soupir, plus las que le sien, passant devant lui en lui laissant la porte ouverte. "Il est occupé mais il a surement déjà dû t'entendre donc t'as qu'à rentrer et attendre qu'il te tombe dessus, avant que quelqu'un d'autre te tombe dessus." Il le laissa là sans rien ajouter et traça son chemin sans regard en arrière. Emmanuel le regarda faire avant de sortir de sa rêverie et de tourner les talons pour rentrer et sans oser déranger, il se contenta de se cacher à mi hauteur dans les escaliers, guettant le moindre mouvement. La peur commençait à se faire sentir dans ses tripes,  et son cœur loupa un battement alors qu'il l’aperçut, sa simple vue le faisant frissonner. Il se releva, presque absorbé, et descendit les escaliers lentement pour arriver jusqu'à lui le dévisageant sans savoir quoi dire alors il bredouilla juste, évitant de croiser son regard. "Je...D-désolé de déranger. J'voulais..." Il baissa les yeux en réfléchissant à ses mots, tirant sur ses doigts. "Je sais que se pointer chez les gens en pleine nuit comme ça n'est pas les mœurs... Mais j'arrivais pas à te sortir de ma tête et après aujourd'hui.. C'est encore pire." Il releva finalement les yeux vers lui, espérant secrètement qu'il lui réponde quelque chose pour qu'il arrête de s'enfoncer.


code by ORICYA.


_________________
Et ma vie pour tes yeux...
... lentement s'empoisonne.
©️pathos.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Bastian M. Lecter

Admin
avatar

▲ Date d'inscription : 04/04/2016
▲ Messages : 23

MessageSujet: Re: A different kind of love - Manian   Sam 2 Sep - 23:31

An all kind of love × Emmanuel & Bastian
La journée avait été longue. Si longue. Tous l’avaient insupporté et ennuyé. Kaïn, c’était devenu une habitude. La jalousie et le mécontentement d’Aaliyah aussi, la délicieuse vampire s’indignant du manque d’attention que son camarade de jeu lui accordait. Puis Nolan et son insubordination épuisante… Fort heureusement, elle était là pour l’aider à passer ses nerfs… Elle avait envie de crier, de hurler, la douleur tendant son corps, ses poignets arrachés par les chaînes la maintenant suspendue au-dessus du sol. Mais il le lui avait interdit, aucun son ne devait échapper à sa gorge, alors elle se contentait d’ouvrir ses lèvres, muette, seule ses larmes venant s’écraser au sol, se mêler à son sang qui joncher à ses pieds émettaient de légers clapotis résonnant dans la pièce. *Le petit sorcier insolent t’as mis de bonne humeur mon ami…* Un sourire froid étira le coin des lèvres de Bastian alors qu’il se redressait, contemplant les dessins laissés sur le dos de sa proie, les lambeaux de sa chair qui pendaient donnaient l’impression qu’elle était dotée d’ailes. « Ce n’est pas de ma faute si elle a choisi de se faire appeler Butterfly. Je l’aide à le devenir… » Un rire amusé résonna dans son crâne alors qu’il repassait face à elle, la contemplant, essuyant ses mains rougies de son sang si décevant. Il n’avait pas apprécié sans nourrir, il avait donc préféré qu’elle lui soit utile autrement… Chose qui semblait fortement lui déplaire. Le vampire lui attrapa le menton, le regard effrayé de la demoiselle se posant sur lui : « Tu voulais de l’attention non ? » Elle opina, cherchant à le satisfaire pour s’en sortir. Pathétique. Comme tous. Le sourire mauvais de l’homme s’élargit : « Alors pourquoi ne pas sourire… » Elle tenta, mais un hoquet et ses soubresauts l’en empêchèrent, le faisant soupirer *Elle a besoin d’aide, pauvre petite chose…* Bastian se laissa guider par l’imagination de son cher Marth, attrapant une lame pour lui dessiner un sourire d’ange. Mais il s’arrêta au beau milieu. Penchant la tête en arrière « Tiens… » Des voix lui parvenaient de l’étage, « Je cherche Bastian. » Cette voix lui disait quelque chose sans qu’il n’arrive à mettre de visage dessus. Du moins, cela ne dura pas bien longtemps... Très vite, il lui revint en mémoire. « Il est occupé mais il a surement déjà dû t'entendre donc t'as qu'à rentrer et attendre qu'il te tombe dessus, avant que quelqu'un d'autre te tombe dessus. » Nolan bien sûr, un petit rire échappant à Bastian avant qu’il n’inspire longuement pour se concentrer sur le palpitant malmené par l’incertitude du visiteur. Cette douce odeur sucrée alimenta son amusement. « Ça pour une surprise… » Chuchota-t-il avant de reposer son regard sur la jeune femme, disant tout en finissant de déchirer ses joues de sa lame « Je vais devoir t’abandonner, mon joli papillon, bien plus intéressant que toi vient d’arriver… » Il détacha ses liens alors que Marth s’emballait dans son crâne : *Je veux encore jouer avec celle-là ! On n’a pas fini Bastian…* Il lui intima de se taire, se moquant des injures à son égard, s’amusant de son énervement et de ses bouderies, répondant en traînant son œuvre par les cheveux jusqu’à sa cellule « Allons, il nous a bien amusé l’autre fois… Si tel n’est pas le cas, on s’amusera à écraser son cœur. » Les grognements cessèrent quelque peu alors que le vampire se débarbouillait, nettoyant le sang sur ses bras, son torse et son visage, se séchant avant d’attraper sa chemise, la boutonnant en remontant à l’étage.
Il l’avait entendu monter quelques marches, il n’était pas difficile à suivre, il transpirait le stress et la peur, animant son cœur d’une si alléchante mélodie, si bien que lorsqu’il ouvrit la porte, son regard s’y porta automatiquement, le détaillant sans gêne aucune. Il s’agissait bel et bien du jeune homme qu’il avait mené à sa couche la veille, le reconnaissant à son visage qui avait attiré son regard, à son sang qui avait tenté ses crocs et à ses expressions délicieuses, tout comme à ces quelques marques qu’il avait laissé sur lui. *Pas assez de marques… Je t’avais dit de lui déchirer la jugulaire… Si tu m’écoutais un peu plus on serait toujours à jouer. Pourquoi tu n’as pas voulu m’écouter mon vieil ami…* Bastian retint un soupir las. En effet, il ne l’avait pas tué. Il ne l’avait pas enfermé. Il ne l’avait pas fait oublier. Il lui avait tout laissé et surtout l’avait laissé reprendre son petit train-train quotidien. Pour la simple raison qu’il a toujours éprouvé quelques difficultés à trouver des humains le distrayant d’eux-mêmes. Lui, il lui avait plu. Subissant sans fuir, obéissant sans hypnose. *Ils finissent tous par céder. Je suis seulement curieux de voir quand celui-ci le fera. Pas toi ?* Il dut cette fois retenir un sourire en coin, sentant qu’il avait légèrement piqué la curiosité et l’imagination à nouveau débordante de son très cher partenaire malgré ses bougonnements sourds toujours présents. Mais ces marques qu’il avait laissées sur lui cette nuit-là, il était certain de les avoir guéries. De les avoir effacées. De lui avoir fait goûter son sang. Quelqu’un s’était donc amusé à toucher à son jouet… *Vexé mon ami ?* S’amusa-t-il dans un rire moqueur.
Il ne lâcha pas du regard le garçon qui était venu le rejoindre, esquissant un sourire en coin en voyant le sien le fuir. « Je...D-désolé de déranger. J'voulais... » Il ne dit rien, restant à le fixer, s’amusant à se cloîtrer dans le silence et surtout à écouter ses palpitations résonner à travers sa peau fine et pâle. Il appréciait le faire se sentir de la sorte et ce regard perdu qui persistait à ne pas croiser le sien… « Je sais que se pointer chez les gens en pleine nuit comme ça n'est pas les mœurs... Mais j'arrivais pas à te sortir de ma tête et après aujourd'hui… C'est encore pire. » Il échappa un petit rire au ‘mœurs’ qu’il utilisa, comme si le vampire y porter quelconque attention. Bien au contraire… C’était la nuit qu’il avait le plus besoin de distraction. Et l’avoir lui en distraction nocturne ne lui déplaisait pas. Pour l’instant. Mais son sourcil s’arqua aux mots qui suivirent et ponctuèrent la fin de sa phrase. « Pire ? Je t’ai laissé un si mauvais souvenir que ça ? » Bastian se rapproche de lui, glissant un doigt sur la peau de son menton afin de lui faire remonter sa tête pour regarder ses hématomes et traces, retrouvant son sourire en murmurant, déposant son regard dans le sien : « On s’est pourtant bien amusés, Emmanuel, non ? » *Tu te souviens même de son prénom… A quoi tu joues ? Il n’était pas aussi distrayant, la preuve, il a encore tous ses membres…* Bastian ne prit même pas la peine d’accorder son attention à Marth, continuant de contempler Emmanuel. « Même si tu sembles d'être aussi bien amusé sans moi... » Ajouta-t-il froidement avant de poursuivre : « Tu es bien courageux de venir ici… » Il lui relâcha le menton en le quittant des yeux, allant dans le salon en lui faisant signe de le suivre, remontant ses manches en leur servant deux verres de Whisky, lui en déposant un dans les mains, s’installant dans l’un des canapés en cuir en sirotant le sien, reposant ses yeux sur lui. « Je suis flatté que tu ne m’extirpes pas aussi facilement que ça de ta tête, même si te rafraîchir la mémoire ne m’aurait en rien déranger. » Ajouta-t-il dans un nouveau sourire, faisant tourner l’alcool dans son verre en lui indiquant de s’asseoir. « Mais… » Son sourire disparut, la fin de sa prise de parole qui l’avait fait tiquer lui revenant en tête : « J’aimerais que tu m’éclaircisses quant à ce qui a bien pu te faire penser d’autant plus à moi aujourd’hui… » Il reprit une nouvelle gorgée, ses doigts fins pianotant sur le cuir sombre de l’accoudoir, ajoutant enfin en montrant son visage d’un signe, la tonalité de sa voix se modifiant d’elle-même, son humeur n’étant jamais à la joie lorsque l’on osait effleurer ne serait-ce que d’un doigt ses affaires : « Et que tu m’expliques qui t’as touché… Une autre nuit mouvementée peut-être ? »
code by lizzou × gifs by tumblr

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Emmanuel R. Staut

Admin
avatar

▲ Date d'inscription : 09/01/2017
▲ Messages : 4

MessageSujet: Re: A different kind of love - Manian   Ven 22 Déc - 18:51

A different kind of love

Bastian & Emmanuel


« Sorry for asking... »
Il riait, et Emmanuel ne savait pas vraiment interprété ce rire, il avait toujours cet air amusé qu'il lui avait connu la veille, semblant se délecter de sa gêne comme il avait pu se délecter de bien d'autres choses la nuit dernière. Seulement, à peine eut-il terminé sa phrase que la curiosité passait sur son visage, le faisant arquer un sourcil pour la marquer d’autant plus. Mais Emmanuel n’avait pas la force de continuer à s’embourber dans ses mots et lui laissa l'opportunité de parler, ce qu’il fit, cette fois, à son plus grand soulagement. « Pire ? Je t’ai laissé un si mauvais souvenir que ça ? » Peut être s’était-il trompé, peut être qu’il n’y avait que ça qui l’avait intrigué, après tout ils ne se connaissaient pas, et il avait, d’après ses dernières recherches, vécu un sacré bout de temps pour se soucier de ce qu’il disait, il ne lui devait rien après tout. Ils s’étaient simplement amusés et ça s’arrêtait là, et, à cette pensée, Emmanuel ne pouvait s’empêcher d’éprouver une pointe de déception.

Il ne recula pas quand Bastian s’approcha de lui, arrivant à sa hauteur pour glisser un doigt le long de son menton pour lui relever la tête, semblant examiner de près ses plaies neuves d’aujourd’hui, auxquelles s'accompagnaient les hématomes qui continuaient de ressortir un peu plus sur sa peau d’un pâle naturel. Son sourire ne lui échappa pas, et le simple son de sa voix le fit frissonner alors qu’il lui murmurait : « On s’est pourtant bien amusés, Emmanuel, non ? » L'intéressé ne bougea pas, son regard accroché au sien, craignant trop de rompre ce contact, qui semblait lui avoir manqué plus que ça n’aurait dû, pour bouger. Son regard continuait se promener sur sa peau alors que le plus jeune avait finit par détourner le sien, sans comprendre pourquoi il était envahi par cette culpabilité soudaine. « Même si tu sembles d'être aussi bien amusé sans moi... » Ah. C'était peut-être pour ça. « Tu es bien courageux de venir ici… » Il baissa la tête alors qu'il relâchait son menton, son regard se détournant de lui faisant relever les yeux d'Emmanuel malgré ses joues légèrement rosies qu'il s'était efforcé de masquer à la pensée naïve que ce ton froid qu'il avait employé s'apparentait à de la jalousie. Il le suivit, intrigué et docile à la fois, comme hypnotisé, et puis, il n'allait pas faire demi-tour maintenant, pas vrai ? Il ne le voulait, de toute façon, pas. Il le regarda donc remonter ses manches et servir deux verres de Whisky avant qu’il en dépose un entre ses mains, Emmanuel le regarde, lui puis le verre, se décidant à le garder seulement entre ses doigts pour le moment. Bastian s’installa sur dans l’un des canapés de cuir qui ornaient le grand salon. Emmanuel le regarda faire, un peu ahuri sans savoir s’il devait s’asseoir ou non et resta donc simplement debout devant lui, se raidissant en sentant son regard sur lui, essayant de le soutenir son se démonter. « Je suis flatté que tu ne m’extirpes pas aussi facilement que ça de ta tête, même si te rafraîchir la mémoire ne m’aurait en rien déranger. » Poursuivit-il, un sourire au lèvres tandis que Emmanuel ne savait que répondre, ne sortant de sa contemplation du Whisky qui tournait dans son verre seulement pour s’asseoir également à sa demande, attendant la suite qui tardait pourtant à venir. « Mais… » Son sourire disparut de son visage sans que Emmanuel ne puisse déterminer s’il devait s’en inquiéter. « J’aimerais que tu m’éclaircisses quant à ce qui a bien pu te faire penser d’autant plus à moi aujourd’hui… » Soit, ce n’était peut-être pas la plus parfaite des entrées en matière mais au moins l’avait il un peu aidé à introduire le sujet qui l'intéressait. Emmanuel ne savait cependant toujours pas comment présenter les choses, focalisé sur les battements de ses doigts contre l’accoudoir, son ton dur le faisant donc sortir brusquement de sa contemplation : « Et que tu m’expliques qui t’as touché… Une autre nuit mouvementée peut-être ? »

Emmanuel retint un sourire à sa question. Qu’est ce qu’il aurait préféré que ça soit le cas. Seulement il se doutait que Bastian ne soit pas le genre de personne à apprécier qu’on lui rit au nez. Une personne lambda non plus, mais Bastian sans doute mille fois moins, et il vous le ferait payer mille fois plus. Alors il était resté silencieux une seconde et avait nié simplement de la tête une fois son ironique envie de sourire passée. Rassemblant de nouveau son courage pour lever les yeux vers lui et affronter son regard, pointant son propre visage en essayant de modérer le sarcasme dans sa voix. « Malheureusement ça date de ce midi, et ce n’est pas de toi. » Il marqua une pause en se rendant compte de ce qu’il baragouinait et manqua de se frapper le front de sa propre bêtise. « Bref… Je sais pas trop qui ils étaient mais ils te connaissaient enfin… Ils voulaient mieux te connaître, quelque chose comme ça. Puis il y a eu ton prétendu meilleur ami qui... » Une seconde pause lui fût nécessaire pour interdire silencieusement à son estomac de redécorer le tapis du salon, s'empressant de poursuivre sans savoir si c’était pour ne pas qu’il s’impatiente ou pour pouvoir finir sans être interrompu. Sûrement les deux, il ne savait pas vraiment s’il serait capable de reprendre et poser ses questions s’il le coupait dans son élan. Il continua donc en claquant son index contre la paroi de son dans un tic nerveux. « Les a tous tué, en même pas une minute et il m’a ramené. Du coup je me suis dis que je devrais un peu plus m’informer sur les beaux incon-... » Emmanuel tu es irrécupérable. jura-t-il contre lui même. Il avala son verre d’une traite comme pour s’encourager à aller jusqu’au bout, ce qui lui arracha qu’une grimace et une voix un peu plus chevrotante tandis qu’il finissait en ignorant sa gorge en feu. « Enfin sur les gens avec qui je passe la nuit à l’avenir et… J’ai trouvé une photo de toi qui est sûrement ton ancêtre parce que c’est physiologiquement impossible que tu puisses être aussi bien conservé... » Ok, il n’avait pas vraiment posé de question, mais au moins avait-il réussi à tout déballer, à peu près. Il n’avait pas mentionné Gabriel qui l’avait soutenu et surtout celui qui lui avait collé le fichu doute que tout ça puisse être possible, ni l’âge de ses sources ou encore les détails qu’il avait trouvé, autant prendre un minimum ses précautions maintenant qu’il était là. Il osait à peine lever les yeux vers lui, gardant son verre vide dans ses mains, ignorant ce qu’il en ressortirait maintenant qu’il avait tout déballé, son coeur tambourinant, partagé entre la crainte et la curiosité de sa réaction.


code by ORICYA.


_________________
Et ma vie pour tes yeux...
... lentement s'empoisonne.
©️pathos.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Bastian M. Lecter

Admin
avatar

▲ Date d'inscription : 04/04/2016
▲ Messages : 23

MessageSujet: Re: A different kind of love - Manian   Lun 26 Fév - 15:33

An all kind of love × Emmanuel & Bastian
Ce n’était pas l’odeur de son whisky qui tournait lentement dans son verre de cristal qui faisait ainsi briller l’œil de Bastian, rendant son regard d’autant plus intense et animant lentement le feu de sa gorge. Ce n’était pas non plus ces arômes divers remontant de la cave dans laquelle il aimait plus que tout s’enfermer. Non, il s’agissait là de l’odeur de ce simple humain, une odeur telle qu’elle s’était répandue dans toute la pièce, laissant s’évaporer lentement les autres bouquets plus discrets, atténués par l’intensité du stress et de la gêne du pauvre garçon venu s’aventurer dans le pire manoir de la cité. S’il avait su, il aurait très certainement rebroussé chemin, comme beaucoup avant lui. Bastian ne percevait même plus l’arôme acre du sang de Butterfly, celui-ci éradiqué par celui bien plus enivrant du jeune homme. D’Emmanuel. Cet humain aux traits fins qui avait à cet instant tout son intérêt sans même réaliser l’honneur que cela pouvait être. Beaucoup l’aurait maudit pour tel irrespect ou tout simplement pour ne pas s’être rendu compte de sa chance et avoir su s’en montrer reconnaissant. Après tout, Bastian a toujours décidé qui voir, recevoir, quand et comment. Mais, fort heureusement pour Emmanuel, le manoir était vide, du moins de vampires et d’autres créatures surnaturelles. Chose rare bien que de plus en plus fréquente de par l’ennui et l’impatience gagnant bien plus aisément chacun des habitants du lieu, empoisonnant ainsi froidement leurs caractères et faits, la tension n’ayant cesse de monter en flèche et le taux de disparition de la ville de croître.
Le vampire ne manquait pas d’apprécier les réactions et expressions de l’humain qui avait partagé sa couche, chacune lui donnait un peu plus envie de déchirer sa peau si fine et douce afin de se délecter à nouveau de ses gémissements et autres couinements qui l’avaient bercé la nuit dernière, de voir la sueur perler sa peau si pâle et son corps répondre à la moindre de ses caresses ou pressions. Mais surtout, plus le vampire était en présence d’Emmanuel et plus il se laissait enivré par l’odeur de son sang aux teintes si prenantes… Sa faim s’éveillant lentement. *Bon certes, je te l’accorde, il avait bon goût, mais il ne mérite pas un traitement de faveur très cher. Passons-lui donc les fers et retournons nous distraire en bas, je suis certain que l’on pourra se faire un cocktail divin avec lui et ses nouveaux petits camarades… Et si tu le souhaites vraiment nous le garderons en vie plus de quelques heures…* Il ne releva même pas, c’est à peine si le vampire écoutait la voix qui résonnait tel un fléau dans sa tête, cherchant à s’imposer dans ses pensées, à se faire maître et à être écouté. *Bastian.* Siffla-t-il froidement suite à son nouvel échec d’attention, très peu habitué à être ainsi mis de côté. *Tu deviens vexant…* Oui, il l’était très certainement car bien que Bastian ne l’écoutât pas le moins du monde, Marth savait très bien qu’un tel intérêt ne le ferait pas aller dans son sens, le diable pestant de plus bel contre l’humain, seul un feulement sourd parvenant à son grand ami.
Emmanuel s’assit sagement, obéissant à nouveau sans broncher, sans peut-être même le réaliser puis il se contenta de nier sans émettre le moindre son, valant une nouvelle remarque cinglante de la voix dédaigneuse : *Tu vois ? Inintéressant. Nous ne les aimons pas de la sorte, si peu loquaces.  N’est-ce pas ?* Bastian retint cette fois non seulement un soupir, mais aussi sa folle envie de remettre Marth à sa place, se contentant de fixer quelque peu plus froidement le jeune homme qui ouvrit enfin la bouche « Malheureusement ça date de ce midi, et ce n’est pas de toi. » Un des sourcils du vampire s’arqua face à telle réponse. Bien qu’il ne manquât pas de relever le ‘malheureusement’ qui faillit le faire sourire, le ‘pas de toi’ ne manquât pas non plus de le marquer et d’attiser un peu plus son intérêt au grand regret de Marth, son vieil ami n’attendant désormais plus qu’une chose, que cet humain pathétique rende son dernier souffle le plus rapidement possible.  La suite de ses dires ne le calma pas plus. « Bref… Je sais pas trop qui ils étaient mais ils te connaissaient enfin… Ils voulaient mieux te connaître, quelque chose comme ça. Puis il y a eu ton prétendu meilleur ami qui... » Que ce soit l’utilisation du pluriel, l’intérêt de ses supposés camarades de jeu mais aussi l’évocation d’un soi-disant ‘meilleur ami’ eurent l’art d’éveiller la curiosité de Bastian, l’étonnant de plus belle, sirotant, pensif, son whisky. Un sourire lui échappa, révélant sa fossette, lorsqu’il poursuivit sur ce-dit ‘meilleur ami« Les a tous tué, en même pas une minute et il m’a ramené. Du coup je me suis dis que je devrais un peu plus m’informer sur les beaux incon-... » *Cela ressemble quelque peu à ton fils non ? Lui seul peut se prétendre aussi proche de toi sans craindre attiser tes foudres et ton regard assassin. Regard que j’aimerais beaucoup que tu arbores Bastian. Disons maintenant…* Bastian opina lentement, non pas pour le regard, ce-dernier ne cillant pas et ne se transformant pas à la requête de son vieil ami. Killian avait certainement su bien rapidement que son créateur s’était nourri de l’humain, et en bon garçon lui avait sûrement laissé la vie sauve, non sans regret ou ennui, bien sûr. *Lui seul aurait laissé ton casse-croûte en vie, en effet. Quel imbécile il peut s’avérer être par moment celui-là… Il faudrait que tu me laisses l’éduquer aussi…* Maugréât Marth perdant ainsi l’intérêt de son compagnon une nouvelle fois. Il ne prononça pas le moindre mot ni son, se cantonnant à son tour au silence, laissant son regard traduire quelques-unes de ses pensées, réagissant uniquement à ces intéressés stupides qui avaient voulu le faire marcher, son très cher Killian qui s’était vu attribué, s’il ne l’avait pas fait lui-même, le rôle du ‘meilleur ami’, à sa gêne marquée d’écœurement, un sourire étirant de plus belle ses lèvres face à l’honnêteté peu maîtrisée de l’humain qui n’avait en rien réussi à taire le sens de sa phrase coupée en plein élan. Ainsi donc, il était l’un de ces beaux inconnus ? Il n’en était pas étonné, il l’était pour beaucoup, il ne se considérait pas de tel, le narcissisme ne l’intéressant en rien et ne lui apportant pas plus, mais il l’avait remarqué avec ses conquêtes, de courtes ou longues durées. Son regard s’arqua à nouveau à sa dernière réplique alors qu’il sirotait à nouveau lentement son verre, amusé à quel point il était difficile pour le garçon d’en venir au but. Le perturbait-il donc à ce point ? Ce n’était pas peu flatteur.
« Enfin sur les gens avec qui je passe la nuit à l’avenir et… J’ai trouvé une photo de toi qui est sûrement ton ancêtre parce que c’est physiologiquement impossible que tu puisses être aussi bien conservé... » Il était perturbé, c’était un fait, mais il semblait surtout chercher à se convaincre d’une chose qui était belle et bien sûre pour Bastian. La photo le représentait lui et personne d’autre. Après tout, il n’avait jamais ressemblé à son père et encore moins à sa mère à défaut de l’avoir connue. Les clichés étaient déjà si rares lorsqu’il était humain, il se souvenait avoir posé à moins d’une dizaine de reprises pour les archives du manoir et surtout pour la mémoire de la famille Lecter. Chaque cliché avait été pris devant cette immense demeure imposante et lourde de secret : « Une photo tu dis… » Murmura-t-il enfin, quelques secondes après que les lèvres de sa conquête se soient scellées *Il pose bien trop de questions. Voilà pourquoi on les tue. Pour ne pas avoir à s’emmerder avec leurs interrogatoires stupides et puériles.* Et lui faisait bien trop de remarques au goût de son cher ami, Marth ne peinant pas à relever son énervement, mais ne se calmant pas pour autant, insistant de plus belle, haussant le ton dans son esprit : *Il va t’ennuyer, c’est pour nous que je fais ça Bastian. Il va fouiner et il va nous poser des soucis minimes dont on pourrait si facilement se passer en lui arrachant tout simplement la colonne vertébrale… Et le cœur… Les yeux aussi.* Au moins, ainsi, Marth était occupé et Bastian put finir son verre, se redressant pour le remplir à nouveau demandant doucement : « Une photo prise devant un manoir français sombre ? Avec une famille de quatre posant devant ? Et une magnifique demoiselle aux cheveux les plus clairs et lumineux de tous ? » Il se souvenait parfaitement de ce cliché, il les avait tous gardés, non pas pour la mémoire des Lecter, non pas pour ses soi-disant parents, mais pour elle, rien que pour elle, toujours pour elle… Sa Mischa… Il n’avait aucun doute, Emmanuel parlait de cette photo prise quelques années avant sa mort sinon il n’aurait pu l’identifier si facilement. Le jour de leur vingt-cinquième anniversaire… Il se laissa aller un instant à ses souvenirs, la revoyant parfaitement, une esquisse douce naissant sur ses lèvres, bercée par ce sourire qu’elle lui accordait à chaque fois… Il revint à l’instant présent, venant s’installer aux côtés de l’humain avec son verre rempli, souriant doucement à son empressement pour nier sa propre hypothèse exprimée à mi mots mais n’échappant en rien à Bastian. Il le fixa alors en demandant : « Tu ne crois pas que c’est moi, tu penses qu’il s’agit d’un de mes ancêtres et pourtant tu as fait tout ce trajet pour ça ? » Il vint lui caresser la joue en murmurant : « Me dire une chose qui ne va rien changer à mon existence… Vraiment utile d’user de mon temps précieux pour finalement nier… » Il reprit quelques gorgées, caressant distraitement sa gorge et notamment sa jugulaire : « A moins que tu ne me caches quelque chose… Que tu me prennes pour un benêt et que tu ne sois pas si convaincu qu’il s’agisse de mes ancêtres… » Il lui griffa lentement la peau sans le quitter des yeux : « Ceux qui sont intéressés par moi, ce qu’ils t’ont demandé, ce que tu leur as dit, ce sauvetage si impressionnant que tu sembles le laisser paraître, la recherche de cette photo et donc ce que tu penses réellement de moi… Je t’écoute. » Il passa son doigt le long de la fine coupure qu’il avait tracé sur sa peau, venant lécher son doigt sans le quitter de son regard si intense et dur, l’intimant silencieusement à parler sans plus tarder plutôt que d’espérer jouer de sa curiosité plus longtemps. « Et puis, je crois t’avoir demandé de m’éclaircir à ton arrivée, pas de gagner du temps dans ces cafouillages enfantins. Tu m’as semblé de tout sauf d’un enfant la dernière fois. » Son regard s’assombrit alors qu’il vint presser un peu plus sur sa coupure : « Et sache, Emmanuel, qu’il serait dommage pour toi que tu me déçoives. »
code by lizzou × gifs by tumblr

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé





MessageSujet: Re: A different kind of love - Manian   

Revenir en haut Aller en bas
 
A different kind of love - Manian
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Absolarion Love.
» Love me now or hate me forever!
» « CENTRAL PARK » New York i love you .
» Let Love Lead The Way [PV]
» 05. I Love Rock'n Roll [PV ERIN]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Beacon Falls  :: Beacon Hills :: Habitations :: Maisons et manoirs :: Manoir Kain-
Sauter vers: