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 I want you by my side so that I never feel alone again. |Micéo/

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Milo J. McGuire

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▲ Date d'inscription : 10/07/2016
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MessageSujet: I want you by my side so that I never feel alone again. |Micéo/   Jeu 22 Juin - 23:56

I want you by my side.

Milo & Macéo


« So that I never feel alone again. »
Cela faisait plusieurs jours qu'il vivait chez Macéo maintenant, il avait gardé sa pudeur, celle qu'il n'avait pourtant jamais eu à son égard auparavant, à croire qu'il n'avait que trop changé. Chaque matin il rouvrait les yeux avec cette angoisse que tout disparaisse, qu'il ne se réveille de nouveau sur le canapé de cette appartement dans lequel il n'avait plus mit les pieds depuis ce jour où il avait décidé de le suivre. Il n'avait pas plus eu de nouvelles de Mercy, étonnement, à moins qu'elle attende un peu qu'il revienne de lui même. Il n'en savait trop rien, il n'avait jamais vraiment compris la façon de se comporter de cette dernière. A son arrivée chez Macéo, il n'avait pas été bien compliqué d'y installer ses affaires qui ne se résumait qu'à son maigre sac de voyage. Il n'avait jamais été vraiment matériel, il n'avait jamais eu l'habitude d'avoir des bagages bien lourds, ses seuls biens vitaux, il les avaient ramené dans ce sac, dont ce carnet dans lequel il avait écrit une bonne partie de sa première nuit dans son nouveau chez lui. Il n'avait pas pu s'arrêter de crayonner en boucle pour mettre ses pensées en ordre, il n'avait pas de regret, mais ils avaient tellement de choses à rattraper l'un envers l'autre, et Milo ne savaient pas les aborder, il ne savait pas non plus si il n'était pas mieux d'en garder certaines pour lui. Comme ma présence dans ta caboche ? Avait-il susurrer avec moquerie. Milo avait malgré tout approuvé, maintenant qu'il était là il ne voulait, égoïstement, plus partir, sans compter les déceptions, les blessures ou bien la haine qu'il pourrait créer en ouvrant un peu trop la bouche. Il n'avait pas été en cours le lendemain, ni le jour suivant, il avait bien trop peur de briser ce petit cocon dans lequel ils s'étaient installé pour s'aventurer dehors trop longtemps. Macéo était resté avec lui, prenant congé de son travail pour cela, ne pouvant apparemment se résoudre à une trop longue séparation lui aussi. Les premières échanges avaient été maladroits, les deux nageant dans une sorte de rêve dont aucun ne voulait se réveiller, craignant d'échapper un mot ou un geste de trop pour tout faire basculer, mais l'atmosphère s'était lentement adoucie pour laisser la place aux vieilles habitudes qu'ils avaient toujours eu, notamment lorsque les yeux de Milo s'étaient posé sur l'instrument de Macéo. « Joue. » Avait-il réclamé, Macéo ne lui avait pas refuser, il avait joué, et le pianiste n'avait pu s'empêcher de s'asseoir en tailleur devant la batterie pour l'admirer, puis ses yeux s'étaient fermés tous ses sens se fermant pour ne laisser place qu'à celui de l'ouïe, ses doigts tapotant inconsciemment ses jambes. Le brun avait donc  retrouvé peu à peu ses aises, et son estomac aussi, ce qui avait beaucoup aider. Seulement quelques faits, par ci par là, prouvait encore qu'ils n'étaient plus à cette même époque, quelques années auparavant. Ce sweat qui ne le quittait que dans la salle de bain fermée derrière lui, ces cauchemars qui les réveillaient en pleine nuit, cette obsession à éviter les miroirs, ces migraines persistantes, ces médocs pris en cachette, ou encore ces tremblements, cette peur, ce noir envahissant, qui le parcourait quand ils essayaient de redevenir aussi intimes qu'autrefois. Il faisait les choses mal, s'efforçait à redoubler ses efforts, essayait de se convaincre de parler, mais dès qu'il se croyait prêt, il prenait la fuite aussitôt, trouvant des excuses ailleurs. Et puis la vie devait reprendre son cours, ils devaient s'aventurer à l'extérieur, répondre de leurs obligations.

Au réveil, Milo avait papillonné des yeux un long moment, essayant de rassembler son courage pour se tirer du lit, Macéo l'avait déjà quitté, il pouvait le voir depuis le matelas en train de s'affairer, café à la main. Les grasses matinées lui manquaient déjà et la dernière ne remontait qu'à la veille, il avait prit pour habitude à dormir le matin, une fois que les premiers rayons de lumières perçaient le ciel et se percevaient à travers la fenêtre, une fois qu'il pouvait percevoir Macéo en train de se réveiller. Mauvaise habitude, mais c'était plus fort que lui, le sommeil ne se décidait jamais à le prendre avant. Il avait remué sous les couvertures sans s'en séparé, se lever, il n'avait pas envie d'y aller, il n'avait pas envie non plus que Macéo franchisse cette porte. Il ne le vit d'ailleurs pas la franchir, la fatigue emportant la lutte contre son sens des responsabilités. Quand il les avait rouvert, l'appartement était vide, il était aux alentours de dix heures, et s'il ne se levait pas c'était plus parce qu'il n'osait pas déranger quoi que ce soit autour de lui. Il s'y força malgré tout, et il prit le mot que Macéo avait écrit avant de partir comme une récompense et un encouragement. « Pas osé te réveiller. A ce soir. Je t'aime. » Un sourire un peu niais s'était dessiné sur ses lèvres et il emporta le mot avec lui jusque dans la cuisine, le déposant sur la table pour se préparer un petit déjeuner. Il l'avait avalé rapidement, voyant l'heure tourner à son désavantage, il allait être en retard pour les cours de l'après midi, ceux dont il s'était convaincus de faire l'effort d'y aller, il trouvait un peu injuste de rester là, à attendre le retour de Macéo alors que ce dernier sortirait d'une journée de travail. Il s'était donc hâté, pour finalement y aller. Il était arrivé pile à l'heure et avait passé son temps à raser les murs toute l'après midi durant, et à la fin de son dernier cours il fut soulagé de pouvoir rentrer. Il abandonna son sac de cours à moitié vide à mi chemin sur le sol du salon après s'être débarrassé de ses chaussures, continuant sa route directement vers la salle de bain. Il s'arrêta devant la glace au dessus du lavabo, fixant son reflet qui lui faisait face, il ne savait pourquoi cette simple après midi lui avait parue aussi éprouvante. Peut être était ce parce qu'il avait perdu cette petite bulle de bien être dans sa poitrine depuis qu'il avait mit les pieds dehors, ou bien parce qu'il avait ruminer tout ce temps. Il retira son pull, observant les différentes marques sur ses bras, d'abord les cicatrices puis son regard s'attarda sur ces lignes noires, ces symboles dont la signification lui était propre, rien qu'à lui, qu'on ne lui arracherait jamais tant qu'il ne déciderait pas de la donner. Il avait retracé toutes ces parts de lui sur sa peau. Son tee shirt rejoignit son pull à terre, dévoilant, sur la tout la largueur de son ventre, trois lignes blanches, parallèles les unes aux autres, elles s'étaient estompées, mais elles étaient celles qu'il détestait le plus. Deux autres symboles à l'encre noire était imprimé sur sa poitrine, ramenant son regard à eux, comme pour oublier ces maudites cicatrices qu'il s'était lui même infligé. Il resta là un moment, à contempler son reflet, mélangé entre dégoût et apaisement, il restait encore le décideur de ce qu'il ferait de ce corps, peu importait l'état dans lequel il se trouvait. Il n'avait pas encore pleine possession de lui. Il balança tout de même la serviette sur le miroir pour ne pas avoir à se regarder plus longtemps, finissant de se déshabiller pour se glisser sous l'eau chaude, détendant son corps éreinté, calmant son crâne qui semblait proche de la rupture, apaisant les traits tirés de son visage. Sa voix s'échappant parfois d'entre ses lèvres certaines fois pour répliquer à celui qui tentait de revenir à la charge pour lui gâcher l'instant, chantonnant à d'autres où il  se décidait de lui foutre la paix. Il aurait pu rester là pendant des heures sans se rendre compte que le monde continuait de tourner autour de lui. Il n'avait pas entendu Macéo rentrer, et ne s'aperçut de sa présence qu'une fois sorti, enroulé dans une serviette qui lui entourait la taille, le torse encore humide. Il s'était rendu compte trop tard, et s'il ne savait dire si Macéo avait vraiment eu le temps de l'observer, il s'était tout de même renfermé de nouveau dans la salle de bain, prenant peur. Malin de ne pas avoir pris d'affaires de rechange mon Lapin. « La ferme. » Chuchota-t-il, essayant de calmer son rythme cardiaque en même temps que sa respiration. Il regarda autour de lui, attrapant son sweat, se rhabillant avec les mêmes habits de sa journée. Tant pis. Il prit une inspiration avant de finalement sortir, sans vraiment chercher Macéo du regard, il fonça en direction du lit, s'y laissant tombé, capturant dans ses bras l'oreiller de Macéo pour s'imprégner de son odeur. « Désolé, j'ai mit trop de temps et... » Tu ne pensais pas qu'il serait là ? Aouch. Je le prendrais mal à sa pl-... « Câlin. » réclama-t-il finalement dans un murmure, osant seulement levé les yeux vers lui à cet instant.





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Macéo J. Cubbins


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MessageSujet: Re: I want you by my side so that I never feel alone again. |Micéo/   Ven 23 Juin - 19:23

I want you by my side.

Milo & Macéo


« Feeling you but I still missing you... »
Chez nous… Ces mots lui avaient manqué. Tant manqué. Trop manqué. Alors pourquoi lui manquaient-ils, toujours à ce jour, alors qu’ils étaient enfin, tous deux, sous le même toit. Enfin, tous deux, à se voir, à s’échanger des regards, des paroles, mais aussi des silences. Tant de silences. Trop de silences. Non, Macéo ne voulait pas penser de la sorte, ces silences ne l’avaient jamais dérangé autrefois. Non… Pas ces silences… Ceux qu’ils échangeaient désormais étaient si différents de ceux qu’ils partageaient autrefois dans une certaine plénitude, enlacés l’un contre l’autre, leur souffle se mêlant lentement, leur cœur battant au même rythme, résonnant mélodiquement dans leur être, chacun se sentant en sécurité et tout simplement bien avec l’autre... Non, ce n’était plus les mêmes. Ces nouveaux silences étaient bien plus gauches, pesants, tendus et lourds de sens. Et jamais le crâne de Macéo ne manquait d’interpréter des silences interminables de diverses manières, son ventre se tordant toujours un peu plus au fur et à mesure qu’ils les happaient, que son imagination le faisait sombrer et que la peur lui griffait le cœur, la peine lui voilant le regard dès que son précieux Milo n’avait pas son regard déposé sur lui, ce regard si intense imprégné d’une multitude de sentiments et d’émotions divers, regard qui donnait de plus belle envie à Macéo de cacher sa peine, le faisant vêtir à nouveau son masque. Pathétique. Depuis quand avait-il besoin d’user de tels artifices avec son Milo ? Depuis quand étaient-ils devenus ainsi…
Tout avait changé. Rien n’était plus pareil. Macéo le savait, ça le brûlait, le tiraillait, il savait que Milo le ressentait aussi, l’un comme l’autre savaient parfaitement que leur relation n’était plus pareille, qu’eux-mêmes n’étaient plus ceux qu’ils étaient, aussi bien Milo que Macéo. Tout avait changé, ils avaient changés, le monde avait changé… Il fallait le temps. Il faut toujours le temps, surtout après tant d’années séparés l’un de l’autre, loin, forcés à vivre autrement, à abandonner leurs anciennes habitudes, leur quotidien pour plonger dans une bien plus morne et douloureux. Il leur fallait le temps, à l’un comme à l’autre, de s’habituer à nouveau à la vue, au toucher, à la présence de l’autre. Il leur fallait du temps. Macéo le savait, il n’avait cesse de se le répéter alors que son crâne cherchait plutôt à le faire plonger et peut-être aurait-il dû céder un peu à ses pensées sombres et pessimistes, ainsi il ne se serait pas fait illusionner par cet espoir puéril… Il n’était plus un enfant, il avait bien fait trop pour être encore un enfant, aucun accomplissement, mais plutôt des bêtises… Tant de bêtises qui étaient supposées lui apprendre, apprendre à arrêter, à grandir, à se détacher de cette étiquette pathétique collée à son être... Alors pourquoi, au fond de lui, avait-il espéré que cela leur revienne avec un certain naturel ? Pourquoi avait-il rêvé que le simple fait d’être l’un avec l’autre effacerait, d’un simple revers, ces nombreuses années séparés… Pourquoi s’était-il, à nouveau, accordé à rêver. Pathétique. Il avait espéré ne plus l’être et pourtant, cela semblait lui coller à la peau.
La peur était constante, Pourtant il avait été heureux de le voir passer la porte avec lui, de le regarder vider son simple sac et ses quelques affaires. Alors pourquoi la peur ne le quittait pas ? D’abord cette peur incessante et suffocante de le perdre, de le voir disparaître du jour au lendemain, s’évaporer comme un mirage qui finit toujours par nous échapper, par se dissiper sous nos yeux sans que l’on puisse faire quoique ce soit, protagonistes inutiles et débiles, nous agitant bien que cela soit vain. Mais aussi, cette peur nouvelle, de voir le fossé les séparant grandir, gagner en profondeur, s’intensifier et le voir partir, loin, trop loin de lui à nouveau et peut-être à jamais cette fois. Cette peur glaçante qui le hantait, animant ses nuits lorsque les souvenirs sombres et curarisants de sa mère, de son père, du départ de Milo ne le figeaient pas déjà sous les draps. Mais Macéo savait aussi Milo préoccupé, beaucoup et ce depuis leurs retrouvailles. Il l’avait vu, ne pas fermer l’œil, il l’avait vu, écrire encore et encore, griffonner ces mots qu’il n’avait le droit de lire, d’entendre, de savoir… Et Macéo n’avait jamais osé lui montrer qu’il ne dormait pas, qu’il le voyait, lancer la conversation, lui-même n’avait pas eu le courage de parler de quoique ce soit, ni même de sa mère, de son père, de comment il avait été ces dernières années. Ils n’avaient que très peu échangés, ils restaient étrangers et cela bouffait Macéo, ce-dernier espérant qu’il en était de même pour son Milo, qu’ils étaient tous les deux gênés, maladroits, craignant de ne parvenir à aligner leurs mots correctement, à blesser l’autre de questions ou en éclairant sur la réalité qu’avait été leur existence sans la présence de l’autre. Voilà, Macéo continuait avec ces espoirs, même si ceux-là vacillaient et avaient tendance à se ternir…
Une vieille habitude était revenue, suite à un ordre de Milo, Macéo s’était enfin replacé derrière ses caisses et avait joué, non pas pour lui, mais pour son Milo, toujours pour lui. Il n’en avait pas envie, tout ce qu’il voulait été de jouer avec lui, de l’entendre à nouveau, qu’il continue de le guider, de le mener, de l’inspirer, mais cette fois, c’était Milo qui en avait eu besoin, alors Macéo s’était exécuté, il avait attrapé ses baguettes, et après de nombreuses années sans caresser les peaux de ses caisses voilà qu’il les réveillait à nouveau, le stress et la crainte de mal faire tirant ses muscles, précipitant ses mouvements, l’énervement montant en lui et se faisant se lâcher de plus belle sur l’instrument, mais Milo sembla s’en contenter ou ne pas remarquer alors, Macéo continua de jouer, pour lui, sans réclamer quoique ce soit, tout ce qu’il voulait, c’était le rendre heureux, le voir décrocher à nouveau son sourire. Son vrai sourire. Celui qui l’avait fait vaciller tant de fois… Mais il était rare de le voir l’esquisser, comme si ses pensées l’en empêchaient, comme si son crâne ne le laissait pas profiter pleinement de leurs retrouvailles. Macéo n’avait pas manqué de remarquer sa gêne et avait, au départ, mis cette pudeur soudainement sous le fait des années de séparations, mais plus il le remarquait, plus les questions venaient sillonner son esprit. Puis il n’y avait pas que cela… Ces nuits mouvementées, ces moments interminables dans la salle de bains qui le préoccupait, et le fait qu’il ne puisse le toucher sans le voir tressaillir, sursauter ou se tendre, glaçant de suite Macéo qui n’insistait jamais, trop apeuré de mal faire.
« Macé ? » Il sursauta, relevant son regard vers Sammy qui semblait le contempler depuis un moment déjà, le fixant alors qu’il se perdait dans ses pensées, dans le vide, encore une fois, comme avant… Il se secoua et repris le travail, organisant les plannings en chuchotant rapidement qu’il était juste fatigué. Il ne lui en avait pas parlé, il n’avait pas envie d’en parler, s’il devait en parler avec quelqu’un, c’était avec Milo et personne d’autre. Alors il avait repris sagement le travail, il n’avait pas pu toucher aux machines, assigné à l’accueil, ce n’était pas plus mal, il était bien trop distrait pour tatouer qui que ce soit… Premier matin où il laissait seul Milo, seul dans son appartement, mais pas que, voilà qu’il fallait qu’il reprenne lui aussi le cours de sa vie, qu’il retourne à ses cours, et même si Macéo n’en avait aucunement envie il s’était tut, à nouveau. Il avait d’autant plus peur de le voir partir, que sa blonde vienne le chercher, que quelque chose se passe et que, le soir, quand Macéo passerait cette porte se serait pour trouver l’appartement vide… Il déglutit avec difficulté, regardant l’heure s’écouler avec une lenteur folle, n’attendant qu’une seule chose, pouvoir le retrouver. « Tu peux filer, je finis pour toi, t’inquiète pas. » Sammy lui adressa un coup d’œil auquel Macéo répondit d’un sourire désolé. Mais il ne se fit pas prier, jetant son sac sur son dos avant de retourner jusqu’à l’appartement qu’il louait.
Il resta une seconde devant la porte, haletant, son cœur s’emballant, la main sur la poignée, essayant de calmer son souffle avant de prendre son courage et de l’ouvrir. Un soupir lui échappa lorsqu’il vit son sac gisant au sol. Il était toujours là, il n’aurait pas laissé ses affaires, il était toujours là. Le son de la douche finit de le rassurer et un petit sourire naquit sur son visage. Il hésita, fixant cette poignée avec cette envie de le rejoindre, de le serrer contre lui, de se laisser bercer par le jet d’eau et l’avoir à nouveau dans ses bras, le savoir avec lui… Mais il n’eut le temps de se décider que déjà Milo sortait, Macéo lui adressa un sourire avant que son regard ne s’égare, descendant sur son corps, ce corps qu’il n’avait pas eu le droit de contempler, ce corps toujours caché sous son sweat, ce corps qu’il connaissait autrefois par cœur, à force de le parcourir de baiser, ce corps qui avait bien changé. La porte de la salle de bains claqua, mais il était trop tard, Macéo n’avait pas manqué de relever ces tatouages qui dessinaient ses bras et son torse, mais pas que, et c’est pour cela qu’il restait là, à fixer la porte, n’arrivant pas à vraiment réaliser ce qu’il avait vu. Si ces traits pâles qui enrayaient la peau de ses bras et celle de son torse existaient bel et bien ou si son esprit fatigué les avait modelé lui-même… Voilà qu’il espérait à nouveau…
Il se secoua, détournant son regard et se débarrassant de ses affaires pour ne pas le gêner lorsqu’il se déciderait à sortir de cette pièce qu’il semblait plus considérer comme un refuge que ses bras et étreintes. Il le regarda filer jusqu’au lit et s’y étaler, attrapant son oreiller avant de dire, sortant Macéo de sa torpeur « Désolé, j'ai mis trop de temps et... » Hésitation… Encore et toujours cette gêne. Ce blocage à dire ce qu’il a sur le cœur, ce qu’il pense, faisant baisser une seconde les yeux de Macéo avant qu’il ne se redresse avec un sourire en entendant à nouveau sa voix : « Câlin. » Il s’exécuta, se débarrassant enfin de sa veste et de ses chaussures pour venir à ses côtés dans le lit, l’entourant lentement de ses bras, le serrant contre lui enfouissant son visage dans son cou, s’accrochant à lui. Il n’avait pas rêvé, il le savait, sinon, Milo ne se serait pas aussi vite retiré pour se couvrir, il lui aurait donné un baiser avant de filer s’habiller, il lui aurait parlé… Il s’éloigna un peu sans le lâcher pour chercher son regard, cherchant ses mots avant de chuchoter : « Tu n’as pas à te cacher de moi. » Il attrapa lentement l’un de ses poignets, faisant remonter sans serrer, sans forcer, le dos de sa main jusqu’à ses lèvres pour y déposer un baiser « Tu n’as rien à me cacher… » Chuchota-t-il un peu plus bas sans le regarder. Il déglutit, déposant à nouveau ses lèvres sur sa peau avant de le regarder à nouveau, hésitant, ouvrant la bouche avant de se raviser. Et s’il disait quelque chose qui le blesserait, qui le ferait s’échapper de ses bras pour s’éloigner de plus belle de lui, pour échapper à son regard, à ses mots… Pour le fuir… Il inspira, reprenant alors après un instant, s’accrochant à son sweat et à sa main : « De quoi tu as peur… » Car c’était bien ça non ? Du moins il l’espérait… Et il souhaitait, plus que tout qu’il lui dise, qu’il lui fasse par de ses craintes, qu’il lui laisse une chance de le rassurer, de lui dire qu’il n’avait pas à avoir peur, car même s’il avait aperçu ces lignes blanches parcourir son corps, même s’il s’en voulait plus que tout de voir qu’il avait enduré tout cela, même si ça lui brisait le cœur, il n’était pas parti. Il était resté. Car il n’avait qu’une seule envie, être à ses côtés pour le soutenir, pour l’aider, pour le faire oublier.


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Milo J. McGuire

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MessageSujet: Re: I want you by my side so that I never feel alone again. |Micéo/   Dim 25 Juin - 22:17

I want you by my side.

Milo & Macéo


« So that I never feel alone again. »
Milo n’y avait pas cru une seconde. Il ne viendrait pas le serrer dans ses bras car il était un être dégoûtant et puéril qui avait essayé de se tuer. Et ce parce qu’il n’était pas foutu de rompre avec la fille auprès de qui il était engagé pour retourner auprès de celui qu’il avait toujours aimé. Il était couvert de ces fines lignes blanches qui n’avaient cesse de lui rappeler quel minable il était de l’avoir laissé derrière lui. Non, il n’y avait pas cru une seconde, alors le voir se débarrasser du restant de ses affaires pour venir s'exécuter le détendit un peu, il ne lui en voulait pas, pas encore. Il se blottit contre lui, calant sa tête contre la sienne en se laissant bercer par son souffle contre son cou, sans lâcher son oreiller pour autant. Il le pressa de plus belle contre son torse, fermant les yeux pour juste apprécier les bras de Macéo autour de lui aussi longtemps qu’il lui accorderait. Il resta silencieux, sans savoir quoi dire, sans oser briser le silence. Il ne savait simplement pas quoi dire, il ne savait pas s’il avait eu le temps de le voir, s’il avait vu quoi que ce soit. S’il avait vu quelque chose il ne serait pas là à le serrer contre lui, il serait parti, ou alors restait-il par pitié ? Je suis bien d’accord. Tu fais vraiment pitié, il est venu jusqu'à toi et il doit être franchement déçu. Milo ne lui répondit pas, redressant la tête en sentant Macéo s'écarter doucement de lui, rouvrant les yeux pour accrocher son regard, essayant de trouver le courage de ne pas détourner les yeux. Ses mots chuchotés le convaincant un peu plus de ne pas le faire. « Tu n’as pas à te cacher de moi. » Son cœur se serra mais sa bouche resta close, le laissant entourer ses doigts autour de son poignet pour ramener le dos de sa main contre ses lèvres. Il frissonna au bisou qu’il y déposa. « Tu n’as rien à me cacher… » Son regard se baissa finalement, légèrement honteux. Avant il ne lui cachait rien, il était même celui à qui il s’adressait quand ça n’allait pas alors qu’il n'était pas là, alors maintenant qu’il était revenu pourquoi est ce qu’il était si dur d’ouvrir la bouche? Il le regarda déglutir et déposer de nouveau ses lèvres contre le dos de sa main le rendant un peu plus mal à l'aise, son regard se releva un peu pour se poser sur ses lèvres. Elles s'entrouvrirent comme s’il s’apprêtait à parler, attirant son attention, mais il referma la bouche, marquant son hésitation, faisant baisser de nouveau le regard de Milo. Il pouvait sentir la pression de ses doigts autour de son poignet se raffermir, et ceux de son autre main serrer son sweat, le faisant se sentir pris au piège, accélérant son rythme cardiaque. Il avait la trouille, il se retrouvait coincé là, à devoir parler, parce qu'il lui devait, il devait enlever cette air inquiet avec lequel il le dévisageait. Il devait mettre de côté cette envie égoïste de le garder pour lui, il devait le prévenir de ce qu’il devrait  supporter en restant avec lui. Il relâcha un peu sa prise autour de l’oreiller en levant les yeux vers lui pour soutenir son regard alors que Macéo prenait une nouvelle inspiration avant de rouvrir à nouveau la bouche. « De quoi tu as peur… » Lâcha-t-il toujours à voix basse. Il détourna les yeux. Trouillard. Trouillard. Trouillard.

Milo releva finalement les yeux vers lui, timidement, cherchant par quoi commencer, ou quoi dire, comment le dire. Il fallait qu'il réponde quelque chose. Il pouvait le voir sur son visage, qu’il attendait une réponse. Il essaya d’ouvrir la bouche, de dire quelque chose, mais sa gorge était comme bloquée, sa poitrine serrée et ça lui en était dur de respirer. « Que tu ne m’aimes plus. » Souffla-t-il finalement en baissant la tête, réfléchissant à ses propres mots. Il se recula un peu, tirant sur son poignet pour qu’il le lâche, se redressant pour s’asseoir en tailleur sur le lit, l’observant silencieusement pendant une seconde. « Que je sois devenu trop différent pour que tu puisses encore m’aimer. Je crois... » Bredouilla-t-il en tirant sur les manches de son sweat, ses yeux fixant ses mains faire. Ça faisait bien longtemps que le silence lui avait paru aussi gênant. Il ne l’aimait plus, il n’aimait pas le mal qu’il lui causait à lui, à Macéo. Il avait été si facile de le garder pendant tout ce temps, il l’avait garder si longtemps, qu’aligner deux mots pour rapporter ses pensées lui était difficile, douloureux, et le terrifiait. Il ne savait plus vraiment qu’est ce qui était mieux, entre garder le silence ou juste parler. Juste parler, pourquoi était ce si difficile ? Pourquoi est ce que ça lui était si difficile à faire ? Lui à qui il arrivait d'être bavard sur tout autre sujet que sa personne. Il était même parfois instoppable. Il pouvait se souvenir parfaitement des fois où il avait eu des débits de paroles incontrôlables avec Macéo par le passé. Il se plaignait même parfois que celui ci ne le coupe pas quand ça lui arrivait. Milo esquissa un petit sourire à ce souvenir avant de le perdre aussitôt, il avait bien changé depuis, il était déjà pas formidable au départ, mais il ne s'était vraiment pas amélioré… Il était pire. « J’ai… Ou je sais pas... De moi. » Il posa finalement les yeux sur lui, après s'être interrompu ne sachant pas mettre de mot sur… Tout ça. Il finit par se lever du lit, allant jusqu'à son sac pour récupérer son carnet dans une profonde inspiration pour se donner du courage avant de retourner sur le lit, caressant doucement la couverture. « J’ai pas arrêté de t'écrire. J'écrivais jusqu'à ce que je tremble trop pour y arriver et puis j’avais besoin de plus… Et c'était pas beau à… » Balbutia-t-il en triturant la couverture entre ses doigts avant d'échapper un soupir avant de remonter la manche de son bras gauche. « J’ai fait un tas de bêtises… Et j’ai peur que… Que tu me détestes pour ça. » Ses yeux se baissèrent de nouveau, un peu plus honteux encore, évitant de le regarder, lui ou son bras ou la petite couverture sur ses genoux.


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Macéo J. Cubbins


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MessageSujet: Re: I want you by my side so that I never feel alone again. |Micéo/   Mer 28 Juin - 18:56

I want you by my side.

Milo & Macéo


« Feeling you but I still missing you... »
Voir ces lignes se dessiner sur son corps, ses bras, son torse, avait effrayé Macéo, le faisant d’autant plus réaliser à quel point il aurait dû chercher plus, le trouver, et le sortir de l’enfer qu’il a sûrement dû subir si éloigné de ses bras protecteurs. A quel point il avait dû traverser, seul, étant si près du bord pour en arriver à tel acte, à tel acte de désespoir, à vouloir tout finir, à ne plus avoir le moindre espoir. Ça l’avait glacé, non pas par dégoût, mais par crainte, réalisant alors réellement qu’il avait failli le perdre, ne jamais le retrouver et qu’il n’aurait pas été là pour lui. Mais il était là maintenant, et ne comptait pas filer de sitôt. Jamais, tout simplement. Le sentir se lover contre lui eut l’art de réchauffer un peu son être, d’apaiser une seconde ses craintes et frayeurs pour se concentrer uniquement sur lui, son Milo, et cette étreinte qu’ils échangeaient. C’était ça qu’il voulait. Rester près de lui, de la sorte, pour toujours. Etait-ce vraiment trop demandé ? Car il était prêt à tout pour cela, même si, intérieurement, bien enfouie au fin fond de son crâne, cette menace planait, lui susurrant doucement que jusque-là, beaucoup était allé contre leur amour, contre leur passion. Pourquoi tout cesserait maintenant ?
Il n’avait pas lâché son poignet, ni même son sweat, comme s’il avait peur qu’il ne lui échappe, qu’il s’enfuit, qu’il parte, qu’il lui en veuille de vouloir le faire parler, car il le savait, il l’avait déjà vu, parler de ça n’est jamais facile, effraie plus que tout et ne donne envie que d’une chose, courir dans le sens opposé de la personne posant les questions. Alors il s’accrochait à lui, instinctivement, pour ne pas le voir partir à nouveau, pour ne pas le voir disparaître par sa faute. Egoïste, voilà ce qu’il était. Un égoïste puéril qui ne savait pas aligner ses mots, qui ne savait pas comment aider cet homme si précieux à ses yeux, qui ne savait pas comment aider cette personne si chère qui se tendait de plus en plus dans ses bras. Par peur ? Par déception ? Par dégoût ? Avait-il dit quelque chose de travers encore une fois ? Allait-il voir son Milo se braquer et se refermer sur lui-même, ne pas lui parler, le laisser seul avec un simple ‘rien’ ou encore un ‘laisse tomber’ ou bien un ‘je n’ai pas envie d’en parler’ timide, un petit sourire se voulant rassurant aux lèvres et pourtant transpirant la gêne et le mal être… Voilà ce qui tournait en boucle dans le crâne de Macéo, son regard ne quittant pas Milo, lui aussi cherchant ses mots. Voilà que Macéo était celui qui mettait en difficulté celui qu’il s’était toujours juré de protéger… « Que tu ne m’aimes plus. » Le cœur du garçon manqua un battement, ses sourcils se haussant une seconde alors que ces tristes mots s’échappaient de la gorge de celui qu’il aimait, ce-dernier détachant même son regard du sien, ne supportant pas de lui faire face en mettant des mots et lettres sur ses craintes. Mais Macéo se tut, ne dit rien, même si tout son être ne rêvait que d’une chose, le rassurer, lui dire encore et encore que quoiqu’il arrive, quoiqu’il se passe, quoiqu’il ait fait ou fasse, il resterait à ses côtés, il ne le quitterait pas, car il ne le pouvait tout simplement pas, il resterait, tout comme lui-même l’avait dit avant de quitter son ancien appartement, avec lui jusqu’à ce qu’il ne veuille plus de lui.
Il le sentit se débattre doucement pour échapper à sa prise, Macéo s’exécutant à nouveau, la surprise de sa phrase ayant raison de sa force bien qu’il n’ait aucunement envie de le relâcher. Il se redressa alors que Milo continuait doucement évitant toujours de croiser son regard : « Que je sois devenu trop différent pour que tu puisses encore m’aimer. Je crois... »  Ce fut à Macéo de baisser les yeux, son crâne bouillonnant à nouveau, avait-il laissé transparaître cela ? Avait-il montré un jour une réticence envers son Milo après tout ce qu’il s’était passé ? Après tout ce qu’il avait enduré et toutes leurs séparations ? Macéo n’en avait pas le souvenir, et se maudissait pour lui avoir laissé transparaître tel sentiment pour qu’il en arrive, à ce jour à dire de telles choses. « J’ai… » Macéo releva lentement la tête vers Milo, osant le regarder même si sa culpabilité lui laisser penser qu’il ne le méritait pas, qu’il lui avait fait défaut, qu’il n’était pas bon pour lui… « Ou je sais pas... De moi. » Il n’ouvrit pas la bouche, se tendant en se redressant en le voyant se lever, pensait-il partir ? Il y avait cru, vraiment, jusqu’à ce qu’il le voit s’avancer vers son sac gisant au sol pour récupérer son carnet, Macéo déposa son regard dessus, sur sa couverture et ses pages usées, cornées à force d’être tournées, touchées, martelées de mots qu’il n’avait pu partager et que le garçon craignait qu’il ne lui partage jamais. Le voir se rasseoir le détendit quelque peu, juste un peu, même si son cœur battait à tout rompre, cherchant à s’échapper de son cœur pour rejoindre le sien, afin qu’ils ne soient pas séparés même s’il pensait à se lever et partir, à le laisser, lasser ou seulement par peur de s’ouvrir, de s’échapper. « J’ai pas arrêté de t'écrire. » Macéo quitta le carnet des yeux pour le regarder lui, qu’il aurait aimé être là pour l’entendre, qu’il n’ait pas eu à écrire, juste à dire, à se décharger de ce poids… « J'écrivais jusqu'à ce que je tremble trop pour y arriver et puis j’avais besoin de plus… Et c'était pas beau à… » Ce poids terrible qui s’était nourri de son être, qui l’avait dévoré lentement jusqu’à le faire sombrer, jusqu’à le faire chuter dans ces ténèbres infinies et envoûtantes le poussant à agir de tel. Son regard se mouvant à nouveau en remarquant sa main remonter sa manche, découvrant à nouveau ces lignes blanches, les regardant sans laisser transparaître la moindre émotion, pour lui, pour ne pas lui faire peur, pour ne pas qu’il interprète mal ce qu’il pouvait ressentir. Il resta là, à les regarder, les marques de son combat, contre la vie, contre ce qu’il avait enduré, contre les difficultés infinies qu’il avait rencontré, contre ses peines et terreurs, peut-être même contre lui-même… « J’ai fait un tas de bêtises… Et j’ai peur que… Que tu me détestes pour ça. » Il releva les yeux vers lui, son Milo qui évitait toujours soigneusement de croiser son regard, qui n’osait toujours pas lui faire face alors qu’il essayait de s’ouvrir à lui.
Macéo ne supportait pas cela, qu’il n’ose le regarder, qu’il n’y arrive tout simplement pas, qu’il ait peur à ce point, alors qu’il n’était en rien dégoûté, qu’il ne ressentait aucune pitié, qu’il ne fuyait pas et ne comptait pas le laisser seul. Car à cet instant, tout ce qu’il désirait, c’était rester près de lui, l’écouter encore et encore, savoir et comprendre… L’aider… Le sauver… Alors, il tendit sa main vers son poignée, vers cette peau dessinée de fissures pâles, hésitant, s’arrêtant une seconde dans son geste en le regardant, le laisserai-t-il faire ou se braquerai-t-il à nouveau ? Le laisserai-t-il le toucher ou ne le supporterai-t-il pas… Il hésita, le doute le figeant avant de laisser son instinct prendre les commandes, tendant un peu plus la main pour caresser du bout des doigts sa peau, regardant ces traces, les marques de son désespoir, de sa douleur et de sa peine. « J’aurai aimé être là pour t’écouter… pour te lire… » Chuchota-t-il en le regardant avec une pâle esquisse. L’un de ses derniers mots résonnant continuellement dans son crâne. Détestes… Il nia silencieusement avant de reposer son regard sur lui, ne cherchant pas le sien, décidé à le laisser revenir vers lui, à le laisser de lui-même accepter de le regarder, très peu enclin à le forcer à quoique ce soit, devinant que le moindre geste brusque le pétrifierai, l’effrayerait, le ferai sursauter et creuserai de plus belle le gouffre invisible qui les séparait déjà… « Jamais je ne pourrai te détester mon Milo. C’est tout simplement impossible, inconcevable… Quoique tu aies fait, quoique tu fasses… Jamais… » Chuchota-t-il à nouveau sans le quitter du regard, laissant ses doigts aller doucement sur sa peau, sans pression, une simple caresse, qu’il puisse se retirer s’il préférait, si ce contact le dérangeait. « Je voudrais seulement savoir… je voudrais seulement comprendre, savoir ce qui a fait que tu as failli m’échapper… » Sa gorge se noua et il se tut une seconde pour se contenir, pour ravaler ses larmes qui menaçaient, qui piquaient lentement ses yeux, résultant de cette peur, cette image horrible d’un monde sans Milo, sans lui, seul… Et s’il était arrivé trop tard… Et si ces tentatives avaient fini par avoir un résultat… Et s’il avait fini par le retrouver sans vraiment le retrouver. Il se reprit gardant les yeux baissés balbutiant en laissant ses mots lui échapper, sans vraiment réfléchir, ne pouvant se tenir plus longtemps, craignant que le silence ne finisse par le faire partir, par lui faire croire tout le contraire de ce qu’il ressentait en cet instant et de ce qu’il était sûr qu’il allait encore ressentir, quoiqu’il arrive… « Je t’aime Milo, toi, ce que tu es, ce que tu fais, ce que tu feras, je t’aime, c’est comme ça, je ne sais pas l’expliquer, je n’ai jamais été doué avec les mots et ça me déchire que tu puisses penser qu’un jour il soit possible que je te déteste. » Ses doigts s’étaient mis à trembloter et il chercha à se reprendre, secouant la tête pour relever son visage vers le sien, avant de continuer : « C’est tout bonnement impossible, je peux pas te détester, jamais. Et ça… » Il reprit ses caresses lentement, doucement avant de poursuivre : « ça me fait juste peur… Peur de savoir que j’aurai pu te perdre, que je n’étais pas là pour t’aider, qu’ils nous aient empêchés d’être heureux, qu’ils aient tout ruiné… Car, pour moi, ce n’est pas de ta faute, c’est à cause de tout ce qu’il s’est passé, tout ce que tu as subis que ces marques sont là et ça… ça me tue… » Il inspira longuement, déglutissant avec difficulté, sa rage lui piquant les yeux, cette haine contre toutes ces personnes qui avaient mené à mal leur bonheur, leur vie, sa vie… Cette haine contre lui-même d’avoir été un spectateur inutile, absent, de n’avoir été assez fort pour le protéger, le défendre, le retrouver. Il finit alors dans un chuchotement : « Milo… Tu me crois ? » Lui faisait-il toujours confiance ?  Ou bien, est-ce que tout ce qu’il avait subis lui avait fait cesser de croire en quoique ce soit… En tout. En leur amour. En lui…

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