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 « La médiocrité peut être à la fois drôle, belle et touchante » {Manu

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Emmanuel R. Staut

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▲ Date d'inscription : 09/01/2017
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MessageSujet: « La médiocrité peut être à la fois drôle, belle et touchante » {Manu   Lun 9 Jan - 18:44


Emmanuel "Manu" Staut

I'm untouchable darkness, a dirty black river to get you through this. In the mouth of madness, down in the darkness


Nom : Staut
Prénom : Emmanuel Raphaël
Âge : 24
Métier : Etudiant médecine
Situation familiale : Compliquée
Orientation sexuelle : Bisexuelle
Particularités : Acheteur compulsif fauché
Habitudes : Jouer de la guitare ○ Jouer les psy pour ses potes ○ Passer trois heures sous la douche
Groupe : Humain
Avatar : Pierre Niney

Anecdotes


Son enfance a été assez tumultueuse de par son coté tête en l'air autant que par l'irresponsabilité de ses parents. Son père, directeur de grand magasin à Minneapolis dans le Minnesota, passait sa vie au travail et sa mère accordait plus d'attention aux cadavres qu'elle découpait à la morgue qu'à son propre fils. Si bien qu'une fois ils ont bien faillit se le faire reprendre par les services sociaux pour l'avoir oublié sur une aire d'autoroute, ne le réalisant qu'une fois l'avis de recherche lancé sur la radio de celle ci alors qu'il se trouvait déjà à 150 kilomètres de là.

Il s'est longtemps chercher concernant sa sexualité, et son premier essai fut un échec monumental puisqu'il fût envoyer dans les roses. Ils sont cependant resté de très bon amis, et c'est à partir de là qu'il a fait pleinement parti du petit groupe d'amis qu'il possède et qu'il n'abandonnerait pour rien au monde. C'est également à partir de là qu'il s'est décidé à ne plus s'en faire concernant son orientation et à attendre simplement que l'amour se présente à lui. Homme ou femme.

Il aime beaucoup la musique. C'est la nourrice qui s'occupait de lui à longueur de journée qui lui a transmis cette passion avec la littérature. Et il a eu le temps d'apprendre, faisant de la guitare et de la basse sa spécialité. Ses goûts varient beaucoup puisqu'il a été bercé dans tous les genres. Et s'il apprécie beaucoup le Jazz, du rock ou même le classique, il vit également avec son temps et s'y retrouve parfaitement quand vous lui mettez de la musique plus moderne comme la pop et le rap. Il ne comprend d'ailleurs pas pourquoi beaucoup dénigrent les plus contemporains alors que ces derniers peuvent se montrer poétiques.

Il n'a jamais aimé les secrets et pourtant, il en possède bien un. Seulement il connait d'avance la réaction de son entourage s'il venait à annoncer ce genre de chose, et puis il le comprend, et l'aime. Il se plaît comme ça, aussi étrange que puisse être la situation aux yeux des autres et ne voudrait perdre ça pour rien au monde.


Caractère


'Un bon enfant, doux, timide, plein de cœur, sans vocation précise, et moyennement flemmard.'

Flemmard Paresseux, apathique, oisif, désœuvré, tire-au-flanc, endormi, fainéant, indolent, nonchalant, cossard. Il existe plein de mots relativement synonymes que les gens utilisent pour décrire cet air endormi et calme bien à lui. Mais ce n'est pas vraiment ce qu'il est. Il a seulement tendance à être celui qui réfléchit plutôt que de foncer la tête la première, l'empêchant parfois à prendre des initiatives. Il est plus suiveur que meneur, bien que son avis soit toujours considéré comme précieux par son entourage, et qu'il se retrouve facilement sous les regards malgré lui. Il ne sait pas vraiment si cela vient de son physique, de ses paroles tantôt à coté de la plaque, tantôt un peu trop pertinentes, ou bien des deux. Mais il est comme ça et il n'y peut vraiment rien.

Nerveux Non pas dans le sens énergique. Bien évidemment, sinon le premier point n'aurait pas dû être là. Nan mais franchement. Mais oui nerveux, parce que vous le verrez souvent tendu, ou encore en émoi pour ce que, de votre point de vue, vous qualifierait d'un simple détail. Il est ce genre de personnes qui passent leur vie à épier la catastrophe.

Maladroit Ça a toujours été depuis ses premières années de vie, au grand désespoir de ses parents. Sa timidité fulgurante le rendant parfois un peu plus gauche qu'il n'est. Elle n'est pourtant pas si gênante, seulement le simple fait qu'il en ait conscience le rend un peu plus gêné et malhabile. Ne sachant parfois plus trop quoi choisir entre rester immobile ou bouger, que ses parents n'ont pas arrangé par leur éducation.

Empathique Une véritable éponge à sentiments, le mettant à la place de celui qu'il faut trouver pour se confier. Ses amis ont parfois même un peu trop tendance à le prendre pour médiateur au sein de leur petite bande, ce qui ne le met pas toujours à l'aise, puisque coincé entre deux feux. Il trouve ce 'don' particulier très handicapant, puisqu'il ne le contrôle pas du tout et il doit parfois se concentrer ardemment pour dissocier ses propres sentiments et idéaux de ceux des autres.

Loyal Il a pour habitude de n'être jamais celui qui claque la porte le premier dans ses relations avec les autres, que ce soit en amour, en amitié ou dans sa famille -qui lui a d'ailleurs claqué la porte au nez bien comme il fallait soit dit en passant. Ainsi, une fois qu'il vous a accorder son affection vous ne la perdrez jamais. A cela s'ajoute son manque certain de rancune et de susceptibilité ce qui le rend difficilement détestable, quoiqu'un peu trop facile à manipuler, mais il peut toujours compter sur les personnes bienveillantes qui l'entourent pour ne pas se faire abuser ou presque toujours...


acidbrain




Derrière l'écran
Pseudo : Petiot
Prénom : Smol Bean
Âge : 22
Pays : Baguette
Code du règlement : Autovalidé
Inventé ou scénario : Scénario de moi même que j'avais envie de joué... C'est grave?
Commentaires : /
acidbrain


Dernière édition par Emmanuel R. Staut le Lun 9 Jan - 19:44, édité 1 fois
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Emmanuel R. Staut

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MessageSujet: Re: « La médiocrité peut être à la fois drôle, belle et touchante » {Manu   Lun 9 Jan - 18:44


Histoire




Won't you lay your healing hands on my chest? —
Quand il est venu mon tour d'être créé, je suis sûr qu'il y a eu un défaut dans la fabrication. Mes géniteurs devaient être sous héro ni plus ni moins, ma mère pour sûr, elle l'était à l'accouchement, alors pourquoi pas à la procréation ? Elle l'est le plus souvent à cause de sa psychologie défaillante. C'est à cause de son boulot pourri, ça l'a rendue cinglé, mais elle y est accroc. Bref, il m'ont foiré. Ou alors mes parents se sont fait escroquer et on m'a échangé avec un autre à la naissance. Ça peut être une possibilité quand on voit à quel point je ne leur ressemble pas, ni à eux ni à ma sœur. Oui j'ai une grande sœur, elle s'est barré à 16 ans avec le mec dont elle était enceinte, et moi elle m'a abandonné derrière. Je ne l'ai jamais revu depuis ce jour là. J'avais 11 ans.

Emmanuel souffla avec lassitude en regardant son réveil, coincé dans son lit, bien trop confortablement installé pour vouloir quitté ses draps. « Manu lèves toi putain, je vais en retard. » Le garçon s’exécuta sans répondre aux hurlements de son meilleur ami, il regarda son téléphone avec un nouveau soupire, ce dernier affichant cinq heure et demi du matin. Il se leva malgré tout, traînant des pieds jusqu'à la petite cuisine où tout le monde s'apprêtait dans une chorégraphie longtemps répétée. Il resta planté là un instant, se frottant les yeux d'une main, peinant à se réveiller pleinement. Gabriel vint se poster devant lui, agitant la main sous son nez sans ménagement. « Tu me reçois ? Faut qu'on parte dans quarante minutes, secoue toi. » Le brun hocha de la tête, le dos de sa main s'acharnant toujours à gratter ses yeux dans l'espoir d'avoir l'esprit plus clair. Il n'aurait pas dû veiller aussi tard hier soir, mais rien que de repenser à sa soirée -et partie de la nuit- un sourire s'afficha niaisement sur son visage que son ami eu l'art de faire s’effacer aussitôt. « T'étais où hier ? T'as quand même pas été te trouver une belle fille à tirer sans ton vieux pote célibataire au cœur brisé quand même ? » Demanda-t-il en trempant son toast dans sa tasse de café alors qu'Emmanuel s'était finalement décidé à sortir de sa léthargie en versant de l'eau bouillante dans une tasse pour un thé. Lorsque vous regardez ces deux là, vous penserez sûrement que tout les oppose, qu'ils ont du traversé beaucoup de choses pour s'entendre toujours malgré ça, et bien oui, c'est le cas. Ils avaient traversé chacune de leur vie merdique ensemble et ça les avait rapproché, mais ils n'étaient pas vraiment que deux. « ANNA MAELLE STOLETI BORDEL VIENS LA! » Une petite tête blonde traversa la cuisine en courant, nue comme un vers, riant aux éclats, poursuivit par une furie aux cheveux décolorés et mal coiffés, un œil sur les deux de maquillés, au moins eut elle la décence d'être habillé. Elle s'arrêta devant lui, lui adressant un grand sourire. « Comment va la gueule de bois ? C'était qui hier ? Je te préviens que je veux un rapport détaillé ce soir. » Dit-elle rapidement avant de reprendre sa course après sa petite sœur. Emmanuel avait rosit, se remémorant Jade qui, quelques heures plus tôt lui avait ouvert la porte parce qu'il avait oublié bêtement ses clés, ou peut être les avait-il égarées, ses idées étaient toujours aussi embrouillées. Jade lui sauvait toujours la mise dans ses escapades nocturnes malgré le fait que ses deux autres colocataires désapprouvent totalement. Le fil de ses pensées fut de nouveau interrompu par Gabriel qui s'était mis à le renifler, poussant Emmanuel à le dévisager et même à le repousser alors qu'il tirait sur le col de son T-shirt pour observer sa peau. « Gaby t'arrêtes pas tout de suite tu vas à ton école à pied. » Grogna-t-il, abandonnant finalement l'idée d'un petit déjeuner pour filer sous la douche afin qu'on lui fiche la paix. Il aurait pu rester des heures sous la douche, se remémorant chacune de ses caresses sur sa peau, de ses morsures, griffures... Chacun de ses coups. Mais il n'en restait mystiquement pas la moindre trace aujourd'hui. Pas le moindre suçon ou hématome, pas la moindre plaies malgré le souvenir de ses ongles déchirant la chair de son dos. Rien. Comme si ça n'était jamais arrivé. Il détestait ça, que ces sensations invisibles que son corps se rappelait soient improuvables, et apparaissent comme mensonge. Oui, il aurait bien pu rester des heures sous la douche en essayant de se vider la tête et de laisser son corps s'échapper à tous ces souvenirs. Seulement parfois la colocation et vie en communauté avait quelques désavantages, ce qu'avait décidé de lui prouvait Gabriel ce jour là, habituellement beaucoup plus calme qu'il ne l'était cette fois ci. Il avait ouvert la porte à la volée, l'air victorieux, tournevis à la main, faisant sursauté celui encore sous l'eau. Ce dernier n'eût même pas le temps de protester qu'il s'exclamait déjà : « Tu dois me dire ce qui se passe avant Jade, c'est pas juste qu'elle sache avant nous. Me dit pas que je suis le seul à être encore dans l'ignorance hein ? Ian tu lui as parlé de cette fille? Et Milo ? » Emmanuel sortit de la douche en attrapant une serviette pour l'entourer autour de sa taille, poussant un soupir exaspéré, se laissant à céder à ses caprices. « Gab. Milo à ses problèmes. Julian passe son temps avec lui, au taff ou au studio. J'ai juste une vie privée. Et... C'était un mec. » Tenta-t-il vainement pour essayer de satisfaire sa curiosité. Raté. Il voyait déjà les questions fuser et le coupa donc directement. « Mais ne t'inquiète pas, il n'est pas marié et ce n'est pas un de mes profs. » Ironisa-t-il. Gabriel lui adressa un regard noir, et même si Emmanuel regrettait déjà ses mots ne pensant pas l'atteindre autant, cela avait eu l'avantage d'être efficace : sa bouche était restée close. Elle était cependant restée close un peu trop longtemps, le voyage jusqu'à l'école d'audiovisuel de Gabriel se fit dans le plus grand des silences. Elle était à plusieurs heures de là, et c'était la plus proche qu'ils avaient réussi à trouver de la ville et en attendant que Gabriel ne se décide à passer le permis un jour, c'était, la plupart du temps, Manu qui s'y collait pour l'emmener. Il était celui qui commençait le plus tard, et qui n'avait rien d'autre à faire, Jade devant s'occuper de sa cadette et Julian bossant déjà d'arrache pied pour pouvoir concilier son job et ses cours afin de pouvoir rentrer dans leurs frais. Et c'est bien pour ça que lorsque la vieille chevrolet qu'il conduisait décida de le lâcher au beau milieu de nul part entre Sacramento et Beacon Hills, il n'osa appeler ni l'un ni l'autre.

C'est aussi à partir de ce jour là que l'école devint un enfer. Ma soeur avait des tendances de dure à cuire, tout mon inverse, et elle m'avait couvé peut être un peu trop, permettant avec son départ à mes persécuteurs de me reprendre pour cible. Me rappelant quel "faggot" j'étais, si souvent que j'ai finalement commencé par y croire, et ceux même si les filles me plaisaient, beaucoup, ayant subit une éducation stricte et dans la pleine religion, l'idée de ressentir de l'attirance physique pour un garçon me paraissait incongrue. La question se posa pourtant, une multitude de fois. Et si l'on m'avait longtemps attaqué sur mes allures élancées par mon corps trop fin et grand pour mon âge, le temps passa en mon avantage, changeant les goûts et les modes, commençant à me retrouver assez souvent en compagnie de la gente féminine, bien que ne l'appréciant pas autant que je n'aurais dû. Je laissais les choses se faire, la préférant à la solitude, me hissant sans le vouloir ou même m'en apercevoir en haut de l'échelle sociale. Cependant, pour ne pas citer mon regretté professeur de potions fictif préféré, la célébrité ne fait pas tout, et le besoin d'abus de pouvoir est passé à jalousie, m'attirant la haine des moutons imberbes qui n'existaient que pour la loi du plus fort. Et c'est comme ça que je l'ai rencontré, recroquevillé sur le pavé des toilettes pensant que j'allais sûrement crevé là pour une minette qui s'était servi de mon nom, certainement pour pimenter sa relation platonique, et l'excuse avait suffit à tous ces babouins. Il s'était pointé avec un naturel déroutant, imposant apparemment le respect auprès de ces dégénérés, il les avait fait déguerpir en quelques sarcasmes. J'avais levé les yeux vers lui qu'après l'avoir sentit s'agenouiller près de moi. Honnêtement avant de le regarder, j'avais secrètement espéré qu'il s'en aille avec eux, pensant que la solitude m'allait finalement bien mieux. Mais il était là, avec son sourire désolé, la main tendue vers moi pour m'aider à me relever. Gabriel n'était pas doué pour la communication ou se faire des amis, il n'arrivait pas à s'intégrer et subissait la réputation de ses frères et de son quartier, il voulait juste être qui il était mais n'arrivait simplement pas à l'ouvrir. Tout ça, juste en levant mes yeux vers lui, je l'ai ressenti, c'était la première fois que je rentrais ainsi dans la tête de quelqu'un. Ça m'a fracassé le crâne, et il est devenu mon meilleur ami, le laissant faire de moi cette porte de sortie dont il avait eu besoin. Cependant Gab n'a été que le premier d'une longue liste.  

Emmanuel avait ce que sa française de mère appelait « le cul bordé de nouilles » -il n'a d'ailleurs appris la provenance de cette expression que bien après qu'elle ne lui ait enseigné, mais elle lui est toujours restée- une voiture s'étant arrêtée pour l'aider à pousser la sienne dans les dix minutes qui ont suivies la panne. Le chemin avait été long et fastidieux jusqu'à la station service la plus proche, soit à 3 miles de là. Autant dire que quand les deux types qui l'avaient aidé lui ont, en plus, proposé de lui offrir un burger à la brasserie d'à coté, il les aurait presque embrassé, dévorant celui ci à grandes bouchées. Il était complètement en retard en cours et s'en fichait royalement, quitte à avoir raté la matinée, autant faire de même avec l'après midi. Seulement les types avec qui il se trouvait posaient beaucoup de questions donc il ne comprenait pas vraiment le sens. Peut être que finalement il ne les avait pas rencontré au hasard, peut être qu'il aurait mieux fait de se souvenir plus nettement de sa soirée de la veille.


Let your ritual clean —
A vrai dire le suivant est arrivé assez rapidement, Gabriel avait été comme une sorte de déclencheur, et cette malédiction semblait être, depuis ce jour là, devenue permanente. Il me suffisait de croiser le regard de quelqu'un pour me perdre en lui et que chacun de ses états d'âmes me frappe violemment et sans retenue, me rendant purement asocial. Le seul que je n'évitais pas était bien évidemment Gabriel qui avait pour habitude de ne rien me dissimuler, ses mots transparaissant toujours avec ses émotions, me facilitant la tâche pour les dissocier des miennes, parce que là était ma plus grande difficulté: reconnaître mes propres sentiments. Seulement il y en avait qui me frappait plus que d'autre, certains que la vie n'avait décidément pas épargnée. Ce fut Milo qui me transperça le plus le crâne. Jamais je n'avais eu à encaisser autant, pas même le jour où Gabriel m'avait présenté son grand crush qu'était Jade, qui semblait indécollable de son frère d'un an plus âgé qu'elle. Chacun avait leur raison cachée à ça et peut être était ce parce que je l'avais ressenti, cette attention particulière qu'ils avaient l'un pour l'autre, qui avait fait que je m'étais attaché à eux aussi rapidement. Milo m'avait affecté d'une façon différente, cette crainte des autres qu'il possédait s'était mêlée à la mienne, mais il était tellement plus, je ne saurais jamais comment réellement expliquer les émotions qui m'ont traversées ce jour là, et si c'était réellement les miennes, mais quelque chose avait fini par m'attirer en lui, me permettant d'expérimenter le premier râteau de ma vie.

Il se réveilla au beau milieu de nul part, si on pouvait qualifier cette petite pièce sombre, imprégnée par une intrigante odeur de bois humide, de nul part. Il cligna des yeux à plusieurs reprises, sans se rappeler à quel moment il les avait fermés, la petite fenêtre qui donnait sur l'extérieur le laissait penser que la nuit était déjà tombé, ne le déroutant sur sa situation qu'un peu plus. Il se devina attaché en tentant un mouvement futile, avant d'en tenter quelques autres pour se défaire de ses entrave, sans aucun succès. Malhabile qu'il était, il aurait bien pu s'agir d'un kidnappeur débutant avec des liens mal serrés, qu'il n'aurait pas su s'en défaire. Il décida donc de s'arrêter et d'attendre la suite sagement en réfléchissant, ce qu'il savait mieux faire, envisageant les scénario possibles qui pourraient se présenter à lui.

C'est peu de temps après que ma mère a perdu son job pour s'être pointé un peu plus défoncée qu'à son habitude à son taff. Ça n'a rien arrangé à sa dépendance, mon père piquant des colères montres les rares fois où il se décidait d'être présent à la maison, malgré mes efforts pour m'occuper d'elle. Elle s'était laissée lentement coulée, me racontant des histoires que je n'avais, la plupart du temps, pas envie d'entendre, mais je les écoutais malgré tout. Elle en avait besoin, je le sentais, aussi bien qu'elle s'efforçait à le cacher, elle avait besoin qu'on l'écoute, qu'on la soutienne, de se sentir importante, on ressent tous ce besoin. On a tous besoin de se sentir utile au monde, au moins à quelqu'un, de savoir que notre vie compte, que l'on est pas juste une malheureuse vie humaine supplémentaire uniquement de passage sur ce monde parmi toutes ces autres vies que les autres se permettent de juger si elles valent la peine ou non d'être vécues. C'est ce que mon père a pourtant fait, s'en séparant, la confrontant à une ribambelle d'avocats comme s'ils ne s'étaient jamais aimé, obtenant ma garde exclusive pour la tenir parfaitement éloignée de nous. La laissant être jugée inapte à s'occuper de celui qu'elle avait pourtant porté pendant neuf longs mois, réduisant sa vie et son existence à rien d'autre que de l'indésirabilité. Il avait brisé ce petit cercle familiale déjà fragilisé par ses absences répétées, il en était la pure et simple cause sans pourtant en accepter le moindre tort. Je n'étais pas on plus un garçon malheureux, mon père n'avait que quelques chèques à signer pour mon confort, m'apportant la possibilité de me pencher sur le problème de ce proverbe, à savoir si l'argent faisait réellement le bonheur. J'avais pourtant tout pour l'être, j'avais la possibilité de faire tout ce que je voulais. A quelques détails près et subtils, mais quelle importance avait ce détail quand on était ce fameux gosse de riches que certains regardaient de loin avec envie. Pensez y.

Des voix survenant de l'autre coté du mur dénué de papier peint le sortirent de ses réflexions. L'ampoule sans artifices qui pendait au plafond s'alluma au même moment que les propriétaires de ces dites voix pénétrèrent la pièce. Leurs visages étaient à découvert, sans prendre la peine de masquer leur identité, ne faisant qu'accroître l'inquiétude du plus jeune. S’ils se fichaient de montrer leur visage, il n’y avait qu’une seule chose à y comprendre selon lui, ils ne comptaient pas le laisser repartir, du moins pas vivant. Il déglutit quand le plus jeune d’entre eux se pencha sur lui avec un sourire qui n’avait rien de chaleureux et s'il n'avait pas été coincé sur cette chaise, il se serait reculé volontiers pour ne pas avoir à son souffle ainsi contre son visage. "Tu sais pourquoi t'es ici, pas vrai ?" Lui glissa-t-il à voix basse, son ton indiquant que la question était simplement rhétorique, ce fut certainement pour cette raison qu'il fut si étonné de voir Emmanuel lui répondre d'un signe de tête à la négative. "Il se fout de toi Gus." Sourit un autre derrière, qu'Emmanuel reconnut aussitôt que l'autre avait dégagé de son champ de vision pour  regarder son interlocuteur avec agacement. "Mais vous êtes le type qui m'a aidé avec ma voiture ?" Le sourire de l'intéressé s'agrandit alors qu'il acquiesçait d'un mouvement de tête. "T'as vraiment aucune idée à qui tu avais à faire hier soir, hein?" Soupira-t-il en le regardant soudainement déçu. "Tu te rappelles au moins de ta soirée ?" Poursuivit-il sur le même ton, le regardant comme s'il leur était désormais sans aucune utilité ou valeur à mesure qu'il s'avançait vers lui, le forçant à lever le visage vers lui pour le regarder alors qu'il le surplombait de toute sa taille. Ses sourcils se froncèrent prenant quelques secondes supplémentaires avant de répondre, une pointe d'agacement dans la voix. "Je ne vois pas en quoi abuser de la boisson et s'adonner à quelques coucheries me mène à me retrouver attaché à une chaise." Les yeux de son kidnappeur, et qui semblait apparemment être le petit chef de bande, s'illuminèrent et avaient apparemment retrouvés un peu d'espoir dans leur éclat alors que sont sourire revenait. "Donc tu t'en souviens..." Il avait dit ça comme un constat tout en semblant réfléchir à la question, comme s'il s'agissait d'un exploit, s'il ne percevait pas aussi facilement les émotions des autres, Emmanuel en aurait surement prit pour son ego, mais il y avait autre chose. Il le savait, il le sentait, sans savoir mettre le doigt sur quoi exactement, alors il garda cet indice pour lui sans attirer trop l'attention, ce qui aurait pu être le cas, s'il n'était pas si maladroit parfois... "Bastian ? Bien sûr que je m'en rappelle, difficile de pas s'en souvenir en même temps..." Il finit sa phrase dans un sourire satisfait, se plaisant presque à se remémorer les quelques brides qu'il lui restait de la veille.

Soak the ropes with your holy water —
Et je me suis donc retrouvé seul avec mon père, ce qui n'était pas si terrible quand on y pensait. Il était juste pas présent, et était aussi interressé par moi que par le chien. Le chien qui était mort deux mois avant qu'il ne finisse par s'en rendre compte. Alors ce n'était certes pas le père de l'année, mais il n'était pas le pire, comparé à ce que d'autres ont pu connaître alors je ne m'en plaignais pas. C'est à la fin du lycée que j'ai fini par emménager avec Gab, tous frais payés pas mon père bien évidemment, et que les choses sont allées vite, vraiment vite. La vie de tout le monde semblait partir en vrille, que ce soit Julian et ses soeurs, Gabriel et ses histoires d'amour foireuses, Milo et bien... Milo était Milo. Si bien que l'on a finit par emménager tous ensemble pour ce dernier, qui n'habitait finalement pas avec nous, à Beacon Hills. Encore une histoire compliquée, mais on ne pouvait se résoudre à laisser un membre de notre petite famille arrangée derrière nous, et disons que changer d'air m'avait fait le plus grand bien, même si les journées avaient tendance à être longues, au moins n'avais je pas le temps de m'ennuyer...

Bam. Une douleur lancinante traversa sa mâchoire et ses yeux se rouvrirent, sa tête le lancinant un peu. Qu'est ce qu'il s'était passé déjà? "Eh oh l'humain on te cause." Emmanuel releva les yeux vers son interlocuteur. "Désolé pour Gus, il est pas du genre patient." Il ne lui répondit pas, tentant bêtement de se masser le crâne, ses liens le rappelant à l'ordre le firent abandonner très vite tandis que l'on riait au nez. Il leur jeta un regard assassin mais le prétendu chef du groupe n'avait pas perdu son sourire. "Alors? Qu'est ce qu'il te trouve?" Emmanuel haussa des épaules, semblant avoir oublié que cette réponse avait causé le premier coup qu'il avait reçu. Il s'en souvenu de justesse, finissant par ouvrir la bouche, malheureusement pour ne rien dire de très intéressant aux yeux de ses ravisseurs, mais qu'est ce qu'il y pouvait? Après tout, il ne savait pas grand chose de Bastian, a part qu'il était le meilleur coup qu'il avait jamais connu, qu'il n'était pas du genre à faire dans les sentiments tout comme il était impatient et perfectionniste à la fois. Sans oublier le fait qu'il était méchamment beau, mais ça ils avaient déjà dû le voir d'eux même puisqu'ils semblaient connaître le personnage. La réponse ne sembla pas leur plaire puisque déjà le poing de son kidnappeur s'élevait dans les airs, Emmanuel ferma les yeux, se crispant un peu en se préparant à l'impact. Mais il n'arriva pas, le gémissement qui se fit entendre ne venait pas de sa bouche, alors il rouvrit les yeux, intrigué. Celui qui avait levé le poing dans sa direction était maintenant maîtrisé par un homme à peine plus âgé que lui, les deux autres gisant déjà au sol. Emmanuel ne saisissait pas comment il avait pu être si rapide et efficace à la fois. Il lui brisa la nuque d'un geste sec en soupirant : "J'ai connu plus amusant que vous." Il se tourna vers l'humain en se passant la langue sur ses lèvres dans un sourire avant de finalement le dévisager, ce sans qu'Emmanuel ne pipe mot ou même ne bouge d'un centimètre. L'homme retrouva son sourire après l'avoir détaillé. "T'es le dernier jouet en date de Bast toi, non?" Emmanuel battit des paupières en le regardant sans comprendre, hésitant entre répondre à l'affirmative ou à la négative, peu désireux d'aller rejoindre les autres cadavres. Et puis qu'est ce qu'il entendait par jouet? Il vit l'homme devant lui rouler des yeux avant de tirer sur son col comme pour vérifier quelque chose, faisant gigoter Emmanuel sur sa chaise d'un air mal à l'aise, pas très heureux d'avoir les mains attachées, finissant par bredouiller des protestations. "Qu'est ce que vous lui voulez tous?" L'homme haussa des épaules en désignant les trois morts au sol. "Eux, surement mettre la main dessus. Moi, c'est mon meilleur pote, alors je sais qu'il faut éviter de toucher à ses affaires." Son regard s'était reposé sur Emmanuel sur ses derniers mots, le dévisageant avec ce que Emmanuel avait perçu comme.. De l'appétit. Son regard se détourna pourtant de lui, allant se promener sur les corps qui gisaient à ses pieds, s'accroupissant pour essuyer du sang du bout des doigts sur le visage de l'un d'eux. Emmanuel le dévisagea avec de grands yeux alors qu'il portait ses doigts à sa bouche, grimaçant légèrement de dégoût après une seconde. Il se passa la langue sur ses lèvres  avec une mine insatisfaite, jetant de nouveau un coup d’œil à Emmanuel qui le fixait toujours, immobile sur sa chaise, plus parce qu'il y était encore attaché que par envie, puisqu'il aurait préféré déguerpir loin de ce type qui n'avait rien de rassurant, pourtant, ce n'était pas la première personne qu'il voyait agir de cette façon.

Ce qui nous amène à la veille de mon enlèvement et de cette magnifique entrée à la matière dans ce bordel monstre qui se trouve être ma vie aujourd'hui. J'avais juste eu envie de sortir et de m'engourdir les neurones pour ne plus avoir à penser. Alors j'étais rentré dans le premier bar que j'avais pu trouver, bar qui ressemblait presque à une boite de nuit, à croire que les gens ne savaient plus faire la différence entre les deux. La musique battait son plein, l'alcool coulait à flot, les lumières tournoyaient dans tous les sens, mais le brouhaha ambiant m'avait paru comme être un bruit de fond, l'engouement des quelques danseurs semblaient ralentis. Tout se passait comme un foutu film conforme aux normes qui voulait que le monde semble s'arrêter de tourner quand on aperçoit celui qui va être destiné à être l'amour de la vie du protagoniste. Pitoyable. Et pourtant, c'est bien comme ça que ça s'est passé quand je l'ai vu.

Tie me down as you read out the words —
"Donc tu te souviens de tout ?" Emmanuel opina, les yeux braqués vers le paysage qui s'exposait au travers de la fenêtre de la voiture, encore rempli par cette sensation d'irréel. La voiture était luxueuse, ça l'avait mis mal à l'aise aux premiers abords, d'autant plus quand il avait reconnu le cuir des siège, l'arrière de l'habitacle. Son sauveur avait apparemment deviné ses pensées, fulminant un moment en maudissant quelqu'un, sûrement lui, ou bien Bastian. Ça avait été son idée après tout, bien qu'il ne lui avait jamais traversé l'esprit de refuser. Il s'était donc tue depuis qu'il avait posé ses fesses là et que Killian avait prit l'initiative de le ramener chez lui. Pourtant sa langue s'était délié dans le même temps que Killian s'était chargé de le détacher de cette chaise qui l'avait, semblait-il, gardé là pendant bien longtemps, à en croire les crampes qui parcouraient son corps, et sans parler de celle qu'il pourrait bien avoir à continuer ainsi de se remémorer sa nuit de la veille.

Retour à ces lumières aveuglantes qui bougeaient dans tous les sens, les nombreux verres ingérés qui embrouillaient ses pensées, ne faisant de son environnement qu'un endroit plus bruyant, plus aveuglant, plus assourdissant. Le seul point de repère qu'il savait retrouver était ces yeux étrangement envoûtant qui le fixait, cette fossette au coin de ces lèvres créée par un sourire presque malsain. Il lui rendait parfois son regard, presque agressivement, l'évitait d'autres fois, par timidité, ou crainte, l'alcool ne lui permettait plus vraiment de le savoir. Il n'avait jamais été un grand habitué des bars, si bien qu'il n'avait que rarement besoin de grosses notes pour s'embrouiller les idées. Un verre de whisky s'était posé près de lui sur le comptoir alors qu'il négociait un autre verre que le barman lui refusait tant qu'il n'aurait pas récupérer ses clés. "Mais je vais b-..." Emmanuel s'interrompu pour observer le nouveau venu qui s’avérait être la fameuse pretty face avec qui il échangeait des regards depuis le début le début de la soirée. Cette fossette était toujours bien là, creusant sa joue, puis son regard croisa le sien et un "Oh non pas maintenant." Avait bien faillit s'échapper de ses lèvres, peut être aurait-ce été le cas s'il ne s'était pas autant perdu dans ces yeux, dans ces propres ressentis et il avait dessoûlé presque immédiatement dans le même temps. Il détestait quand ce genre de chose lui arrivait, mais comme toutes les autres fois, c'était différent, toujours aussi étrange, inconnu et intriguant. Celui là par dessus tous les autres. Peut être aurait-il dû faire psychologie après tout, il aurait peut être un peu mieux compris ce qu'il se passait dans son crâne et dans celui des autres. Mais là n'était pas vraiment la question. S'il avait eu l'impression d'avoir décuvé très vite, Emmanuel était encore loin d'être redevenu sobre, se penchant vers le nouveau venu sans détacher ses yeux des siens. "Ils sont bleus." Affirma-t-il plus pour lui même tandis que le barman le regardait faire la bouche ouverte, apparemment un peu plus persuadé chaque seconde supplémentaire qu'il ne devrait lui resservir un verre. "Comment on peut avoir un regard aussi sombre avec des yeux aussi clairs ?" Questionna finalement Emmanuel en se rasseyant correctement, les sourcils froncé, comme si sa question avait le plus grand intérêt. Il n'eût droit qu'à un sourire qu'il n'avait pas vraiment su interprété alors que le barman revenait à la charge mais l'inconnu le stoppa aussi sec d'un signe de la main pour l'inciter au silence, se faisant davantage dévisager par Emmanuel, particulièrement parce que l’intéressé s'était docilement exécuté. "Rends toi utile, ressert le et va embêter quelqu'un d'autre." Siffla-t-il avant d'abaisser sa main pour qu'elle revienne faire tourner son verre entre ses doigts, son regard se reposant sur Emmanuel qui sentit un frisson lui parcourir la nuque. "Tu as perdu ta langue ? C'est quoi ton nom ?"

Emmanuel sursauta quand Killian le sortit de sa rêverie. “On est arrivé et j’ai autre chose à faire que de jouer les taxis​pour les demoiselles en détresse de Bast, alors si tu veux bien sortir de ma voiture et de déguerpir…” Le plus jeune le dévisagea sans comprendre cette soudaine irritabilité mais s’exécuta, se doutant qu'il serait là une très mauvaise idée pour sa survie de le contrarier après l’avoir vu briser la nuque de trois types sans le moindre effort. Alors il déboucla sa ceinture avant d’ouvrir la portière pour sortir de la voiture, mais le conducteur le retint par le bras. “Pourquoi tu n’as pas parlé, si tu te souviens vraiment de tout ?” Emmanuel le regarda dans un froncement de sourcils avant d’hausser des épaules. “Il n’y avait rien à dire qui les regardaient.” Il sortit de la voiture alors que Killian continuait de l’observer. “Et ils n’avaient pas l’air de lui vouloir du bien, ça aurait détruit mes chances de pouvoir remettre ça un jour.” Il ne perdit pas son sourire, pas même lorsque Killian se lécha les lèvres en glissant un subtil : “Et il en redemande, Bast sait vraiment les choisir…” Emmanuel n'avait pas relevé, tournant les talons, se contenant pour ne pas avoir un pas trop pressé. Un millier de questions lui tambourinaient la tête et venaient de plus en plus nombreuses à mesure que ses souvenirs s’éclaircissaient un peu plus, faisant lien avec les plus récents événements. Il put percevoir le vrombissement du moteur de la voiture derrière lui alors qu'il franchissait la porte de l'appartement. « EMMANUEL RAPHAEL STAUT MAIS PUTAIN QU'EST CE QUE TU BRANLAIS ?! » Emmanuel soupira, tenté de refermer la porte pour tourner les talons et qu'on lui fiche la paix, mais c'était Gabriel. De une, il ne pouvait pas lui faire ça à lui, et de deux, quoi qu'il en soit, ce dernier ne le permettrait pas, la patience n'étant pas vraiment son fort, le silence non plus. La tête de Jade passa à travers l'encadrement de la porte, le dévisageant un moment avant de pousser, sans douceur aucune, Gabriel qui encombrait son passage pour attraper le visage d'Emmanuel entre ses main pour l'ausculter. « Mon Dieu, c'est quoi cette tête, qu'est ce qu'il s'est passé ? » L’intéressé la repoussa doucement alors que Gabriel atterrissait doucement, remarquant le probable oeil au beurre noir et la lèvre enflée qu'il avait, à en croire là où se situait la douleur. « C'est rien. » Il les contourna pour filer dans sa chambre pour se retrouver seul avec sa migraine. Il ouvrit son portable, tapotant sur le clavier en se mordant la lèvre avant de murmurer, les yeux rivés sur son écran. « A nous deux. » Il était peut être  loin d'être aussi bon que Gab pour ce qu'il s'agissait de fouiner et s'immerser dans la vie des gens grâce à l'informatique, mais il s'en sortait parfois pas trop mal. Seulement, cette fois là, ça avait l'air bien plus compliqué. « GAB !? » Appela-t-il finalement, estimant qu'il aurait besoin de son aide, bien qu'il ne savait pas vraiment comment le mettre dans la confidence sans qu'il ne s'énerve. « DÉMERDES TOI SALE LÂCHEUR ! » Il était déjà énervé apparemment, mais Emmanuel connaissait le phénomène et n'avait pas perdu son sourire décomptant les secondes qui passaient sur ses doigts, tendant l'oreille après avoir abaissé son dixième doigt. Son sourire s'élargit quand il entendit la porte derrière lui s'ouvrir sur un Gabriel débordant de curiosité bien qu'il s’efforçait de conserver toute sa mauvaise humeur pour la forme. « Qu'est ce que tu veux ? » Emmanuel haussa des épaules, pointant son écran de l'index, avant de le regarder d'un air suppliant. « Besoin de ton génie... »

Gabriel avait tout craqué, bien qu'il semblait avoir rencontré quelques difficultés, il n'avait rien lâché et Emmanuel ne savait plus trop si son air ébahis venait de sa prise de conscience sur l'étendue des capacités de son meilleur ami ou bien s'il s'agissait des résultats de leur soirée de recherches. « JADEUUUH! » Hurla Gabriel depuis la chambre alors que le brun lui collait une claque derrière la tête. « Tu sais pas garder un secret ma parole ?! » Le blond le regarda noir en se massant l'arrière du crâne alors que l'interpellée ne se fit pas attendre pour rentrer en trombe dans la chambre, sa petite soeur dans les bras. « Les gars, ça fait des heures que vous êtes là d'dans... » Elle se coupa dans son sermon pour regarder l'écran dans un froncement de sourcil. « Qu'est ce que c'est ? » Demanda-t-elle en posant Anna sur le lit avant de venir regarder de plus près. Emmanuel tenta d'éteindre l'écran mais Gabriel le retint avant de répondre à la nouvelle venue. « Je te présente la famille Lecter, le jour du vingt-cinquième anniversaire de leur progéniture, Mischa et le dernier coup de foudre en date de Manu : Marth, il y a un peu plus de 900 ans. » Expliqua-t-il en pointant du doigt le portrait craché du Bastian qu'Emmanuel connaissait. Ce dernier grogna dans son coin en levant les yeux au ciel.  « Il s'appelle Bastian, et sérieusement, c'est juste son ancêtre d'il y a 900 ans qui lui ressemble comme deux gouttes d'eau, pas besoin d'en faire tout un plat. » Jade approuva ses dires pour son plus grand soulagement, tapotant gentiment la tête de Gabriel. « Em' a raison Gaby, arrête d'être aussi parano. T'es juste jaloux qu'un autre mec puisse se l'accaparer. » L’intéressé râla, se tassant dans sa chaise avant de répliquer, sûr de lui. « Sauf que t'oublie que lui et sa famille ont été présumés morts dans l'incendie de leur petit palace qui leur servait de maison un an après cette photo. Et que la ressemblance entre maintenant et avant est parfaite. »

C'est ainsi que l'élucidation du mystère concernant Bastian avait commencé, après un long débat entre Gabriel et Jade, les deux finirent par me laisser seul à réfléchir et j'avais continué à feuilleter, googler et me creuser le crâne avant de finalement péter un boulon, laisser mes affaires en plan pour aller chercher mes réponses à la source.



acidbrain

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Damian A. Lowell

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MessageSujet: Re: « La médiocrité peut être à la fois drôle, belle et touchante » {Manu   Lun 9 Jan - 18:59

BIENVENUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUU

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Bastian M. Lecter

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MessageSujet: Re: « La médiocrité peut être à la fois drôle, belle et touchante » {Manu   Mer 28 Juin - 19:03


Congrat’s
T’es validé !



Tu rejoins nos rangs !

Bienvenu à toi sur le forum !

Je t'annonce officiellement que ta fiche est VALIDÉE

Cependant il te reste quelques petites choses à faire avant de te lancer dans l'aventure :

★ N'oublis surtout pas de recenser ton avatar pour ne pas qu'il te soit piqué !
★ Tu dois aussi créer ta fiche de lien et de rp afin que les autres joueurs puissent te faire des demandes. N'oublis pas de recenser toutes tes fiches une fois cette étape terminée
★ On a tous besoin d'un endroit ou vivre et qu'on veut pas tous être sdf alors n'hésite pas à faire une demande de logement
★ Tu as déjà un compte parmi nous et le message du début t'ennuie car tu le connais déjà ... N'oublis de recenser ton multicompte
★ N'hésite pas à skyper ton staff pour tout contact en cas de problème


Le petit mot de your Master
C'est pas trop tôt.
Maintenant on va pouvoir discuter de ta punition pour cette trop longue attente.
Enfin non, on ne va pas vraiment discuter.

code (c) crackle bones


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MessageSujet: Re: « La médiocrité peut être à la fois drôle, belle et touchante » {Manu   

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« La médiocrité peut être à la fois drôle, belle et touchante » {Manu
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