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 Faith || So you can drag me through hell If it meant I could hold your hand I will follow you

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Faith A. Jörgen

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▲ Date d'inscription : 20/11/2016
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MessageSujet: Faith || So you can drag me through hell If it meant I could hold your hand I will follow you   Dim 20 Nov - 16:24


Faith Alice Jörgen

I'm untouchable darkness, a dirty black river to get you through this. In the mouth of madness, down in the darkness


Nom : Jörgen
Prénom : Faith
Âge : 27 ans
Métier : Ancienne agent spéciale
Situation familiale : En couple
Orientation sexuelle : Hétéro
Particularités : Quand elle y réfléchit bien ... Aucune
Habitudes :  ○ Enlève toujours la salade de ses sandwichs ○ se gratte toujours le nez avec l'index gauche
Avatar : Eliza Dushku
Groupe : Chasseur

Anecdotes
¤ N'aime pas les petits poids. Ca peut parraitre insignifiant mais dans le fond c'est quand même super important.

¤ Dors toujour avec un poignard sous son oreiller. On est jamais trop prudent.

¤ Est anti drogue et si elle pouvait brûler toute cette saloperie de la surface de la planète elle en serait très heureuse

¤ Elle a toujours peur que l'Agence change d'avi et décide de les traquer elle, Gabriel et Alice

Caractère

Persévérante :

Amicale :

Curieuse :

Réservée :

Caractérielle :

acidbrain




Derrière l'écran
Pseudo : Panda
Prénom : Fuck off
Âge : 24 yet
Pays : ...
Code du règlement : Auto validation
Inventé ou scénario : Inventé
Commentaires : écrire ici
acidbrain

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Faith a. Jörgen



Dernière édition par Faith A. Jörgen le Mar 17 Jan - 19:08, édité 2 fois
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Faith A. Jörgen

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MessageSujet: Re: Faith || So you can drag me through hell If it meant I could hold your hand I will follow you   Dim 20 Nov - 16:26


Histoire Part I






Je retenais un cri de douleur quand je sentis mon cuir chevelu ainsi que la moitié de la masse de mes cheveux être à la limite d’être arraché de ma tête. Ça ne sert à rien de montrer sa douleur, ce n’est pas ça qui les fera arrêter. Ca les faisait même accélérer. Je sentais qu’on me traînait sur un sol dur et vu la façon dont il m’écorchait les bras, ça devais être du goudron. Je devais sûrement me trouver dans un entrepôt abandonné. Mais il faisait noir. Enfin vu les hématomes qui gonflaient sur mon visage, je suis persuadé que j’étais la seule ici à ne rien y voir. Serrer les dents et faire comme si de rien n’était. C’est le seul moyen de s’en sortir. On me lâcha les cheveux et je retombais mollement contre le sol. Mais quelqu’un m’attrapa par les épaules et me força à me mettre à genoux. Et non le calvaire n’est pas finit. A un moment il ne sert plus à rien d’espérer, la seule chose qui compte c’est d’encaisser. On m’attrapa par la nuque et des mains puissantes me maintinrent. « Dis-nous ou est la base ! ». Je ne répondais rien. Même si je l’avais voulu, j’avais tellement mal à la mâchoire que je n’étais même plus sûre de pouvoir reparler un jour. Alors la main sur ma nuque m’appuya sur la tête pour la faire rentrer dans une bassine d’eau. Je me débâtais pour essayer d’en sortir avant de me noyer. Instinct de survie quand tu nous tiens … J’aurais mieux fait de me laisser noyer, mais il semble que mon corps en avait décidé autrement. Alors que je commençais à faiblir à force de remuer pour m’en sortir, on me tira en arrière et j’avalais de grande bouffé d’oxygène me brûlant les poumons en manque au passage. On me reposa encore et encore la même question avant de continuer à m’enfoncer la tête dans l’eau. Ils auraient au moins pu la faire chauffer un peu et prévoir le shampoing à ce rythme. Je n’allais pas parler et ils devraient le savoir. Nous ne sommes pas entraînés à parler, mais au contraire à résister à ce genre de chose là. On me replongea une nouvelle fois dans l’eau et encore une fois mon corps combattit sans mon accord afin de me sauver. Mais si je ne voulais pas être sauvée. Je ne savais pas ce qui était le pire … Etre torturée ici ou « là-bas » …. Je faiblissais et remuais de moins en moins … Ma vue se troubla et je sombrais.

Tout le monde pense que quand on meurt ou qu’on est proche de la mort on revoit sa vie défiler devant ses yeux et qu’ainsi on peut profiter une dernière fois des merveilleux moments qu’on a vécu. Et quand on en a vécu aucun … Dites-moi ce que l’on voit ?! Pour ma part je revis la première fois que j’ai volée pour manger. J’avais 4 ans … Et oui c’est fou, une gamine de 4 ans qui vole pour manger ... Bienvenu dans le vrai monde et pas celui qui est beau et magnifique d’Hollywood dans lequel beaucoup grandissent. Dans le mien, des gamins meurent de faim en serrant le corps de leur mère morte d’overdose dans la rue parce qu’ils n’ont personne d’autre vers qui se tourner et qu’on n’abandonne pas sa mère dans la rue. Enfin voilà ma mère est morte un matin, ou dans la nuit je ne sais pas vraiment, une chose est sûre, à mon réveille elle ne bougeait plus et n’a plus jamais bougé. Il aura fallu une semaine avant qu’on trouve et enlève son corps de la ruelle où on habitait. Enfin habiter est un bien grand mot quand un sac poubelle fait office de d’oreiller et le journal du jour de couette. Imaginez-vous le jour on elle aurait trouvé le carton d’un meuble Ikea, ça aurait été comme dormir au Hilton pour nous. Enfin bref je disais donc que la première chose que j’ai vu quand j’ai sombré dans cette bassine a été la première fois où j’ai volé pour me nourrir, en même temps ma mère venait de mourir donc elle pouvait plus le faire pour moi, alors j’ai volé un beignet sur la terrasse d’un café quand la personne c’est retourné pour regarder ailleurs. Pas très glorieux comme souvenir vous ne trouvez pas ?! Je repris mes esprits dans une cellule enchaînée au sol. Je n’étais pas morte. Pas encore en tout cas. Ils allaient bien finir par se lasser de me faire subir toutes ces tortures un jour où l’autre non. Faible par le manque d’oxygène que j’avais eu par ma pseudo noyade, je me mettais en position fœtale et repensais encore une fois à mon passé. De toute façon je n’avais rien d’autre à faire pour le moment alors autant tuer le temps en attendant qu’on me tue pour de bon.





Je revis le jour où Il m’a trouvé dans la rue. Et non je n’étais pas devenu riche entre temps et j’y vivais encore. Je devais avoir 15 ans dans ces eaux-là, il m’a prise la main dans le sac au moment où j’avais vraiment la main dans un sac ! Comique comme situation non ?! Alors que je pensais que c’était encore un flic qui pensait pouvoir sauver ces pauvres enfants abandonné vivant dans la rue et leur trouvé une gentille famille qui serait prêt à les recueillir. Et puis quoi encore ! Dans ces familles on est là seulement pour l’argent ou parce que le père est un pédophile alors non merci très peu pour moi. Mais au contraire, je tombais sur un jeune homme d’environ 25 ans. Habillé comme quelqu’un de normal et non comme un flic. C’était déjà une bonne chose. Si ça avait été un flic et que je l’avais frappé pour me libérer comme je venais de le faire, j’aurais eu bien plus de problème. Enfin bref, surprit par le coup de genou bien placé que je venais de lui mettre, il me lâcha la main et j’en profitais pour prendre mes jambes à mon cou. Comme si j’allais regarder mon œuvre en me moquant de lui. Bien entendu il ne m’y pas longtemps à me rattraper et alors que je me retrouvais poussée, face la première, contre le mur d’une ruelle pour y recevoir une bon correction. Enfin du moins c’était ce que je croyais. Car une fois qu’il m’eut bloqué les bras dans le dos il me parla d’une voix douce « Si tu me promets de ne pas me faire remonter les couilles dans la gorge encore une fois, je te lâche et on pourra discuter. Je ne te veux pas de mal crois-moi !  Alors on a un accord ? » Puisque je n’étais pas en position de force et qu’en plus il ne semblait pas me vouloir de mal, je hochais la tête. De toute façon je comptais l’assommer une bonne fois avant de partir en courant. Lentement, comme s’il ne me faisait pas confiance et d’un certain côté il avait raison, il me libéra. Je me retournais alors et je m’apprêtai à le frapper quand il bloqua encore une fois mes mains et me repoussa contre le mur. « Décidément tu ne te laisse pas faire. Je viens de te dire que je ne te voulais aucun mal. Mais si tu m’y oblige je le ferai. Alors ne joue pas à la plus maligne avec moi. C’est ta dernière chance je te préviens ! ». Encore une fois il commença à me libérer lentement. Sachant que je n’avais pas d’autre solution que d’écouter ce qu’il avait à me dire, car cet enfoiré avait de sacré réflexes et qu’il était bien plus fort que moi, je ne contre attaquai pas. « Brave fille. T’as l’air de mourir de faim. Aller viens je t’emmène manger un morceau. » Il m’attrapa par le bras et me força à le suivre. Je ne comprenais plus rien. J’avais agressé ce mec et voilà qu’il allait m’offrir à manger. Je cherchais du coin de l’œil une caméra qui pourrait expliquer cette situation étrange mais il n’y avait que nous deux dans cette ruelle.

Il m’emmena dans un petit restaurant et me força à m’assoir à côté de lui. Il s’empara également des couverts qui étaient sur la table, se doutant que je m’en serais servi comme d’une arme pour me libérer. Une serveuse vint déposer deux menus devant nous avant de retourner servir du café à un client qui braillait dans un coin. Il me tendit l’un des menus en me disant de commander tout ce que je voulais. Ca faisait des siècles que je n’avais pas pris un vrai repas alors je commandais tout ce qui me donnait envie, des ailles de poulet à la mexicaine, un double hamburger avec des frites, des travers de porc et même une assiette de chili. Quant à lui il se contenta de commander une part de tarte aux cerises et un café. Il tendit les menus à la serveuse avec un sourire charmeur avant de se tourner vers moi. « Je m’appelle Gabriel. Je travaille pour une section du gouvernement et nous recherchons des personnes dans ton genre. » Il s’arrêta de parler le temps que la serveuse dépose son café et la multitude de plats que j’avais commandé. Je me jetais sur la nourriture et commençais à me gaver, sachant que je n’aurais pas l’occasion de manger de la sorte avant longtemps. La bouche pleine je lui demandais ce qu’il entendait par des personnes dans mon genre. Il me regarda engloutir la nourriture avec un air d’amusement dans yeux. « Des jeunes errant, des gens sans attaches, des personnes qui ont grandi dans la rue et qui savent que ce monde n’est pas tout rose. Ceux qui ont un moral d’acier et un instinct de survie assez fort pour survivre dans de telles conditions. » J’arrêtais de mâcher pour comprendre ce qu’il était en train de me de dire. Des jeunes comme moi. Mais pour faire quoi ?! « Vous voulez faire des expériences scientifiques bizarre ou faire essayer une nouvelle drogue ou un truc dans le genre ?! Car merci mais non merci ! » Lui répondis-je. Si il y a bien une chose à laquelle j’ai toujours dis non même si ça aurait permis de m’aider un peu c’était de prendre ou de dealer de la drogue. Avoir dormis pendant une semaine contre le cadavre de ma mère morte à cause de cette saloperie ça m’a vacciné à tout jamais contre cette merde ambulante. « Non je ne parle pas d’expérience scientifique ni de drogue. Mais de travailler pour ton pays. Bien entendu ça ne sera pas facile et seuls les plus forts et les plus endurants arrivent au bout. Mais si tu réussis, et vu la hargne avec laquelle tu as essayé de m’échapper, deux fois, je n’ai pas beaucoup de doute à ton sujet, tu ne vivras plus jamais dans la rue et tu n’auras plus jamais à voler pour te nourrir. » J’avalais ma dernière cuillère de chili, en me rendant compte qu’en l’espace d’une demi-heure, j’avais englouti un repas qui aurait pu me tenir des semaines. Le pire c’est que j’avais encore faim. « Et qu’est ce qui se passera si j’échoue ? » Il poussa vers moi le part de tarte qu’il avait commandé en me tendant une petite cuillère et me dit avec un clin d’œil : « N’échoues pas ! ».

Je retournais dans ma ruelle. Je l’appelle ma ruelle, car c’est celle que j’ai toujours connue et celle où j’ai toujours dormis. C’est aussi celle où, 11 ans plus tôt, je m’étais réveillée à côté du cadavre de ma mère. Pourquoi je n’étais pas partie ailleurs ? Parce que je connaissais cette ruelle comme ma poche et tous les endroits où je pouvais facilement me cacher quand il y avait du grabuge dans le coin. Et oui les joies de la rue la nuit. Bon certaines des cachettes que j’utilisais quand j’étais petite et que ma mère était occupée avec des hommes pour avoir assez d’argent pour s’acheter sa dose, étaient devenu trop petit depuis que j’avais grandis mais au moins il en restait certain que je pourrais encore utiliser quelque temps. Il, enfin Gabriel, m’avait donné trois jours pour réfléchir et lui donner une réponse. Ne plus jamais vivre dans la rue ni devoir voler pour manger était une idée très attrayante. Mais ce qui me posait problème était ce que je devrais faire en retour. Il avait été très évasif sur le sujet. Servir mon pays … Pourquoi je devrais servir un pays pour qui ma vie importe peu et qui me laissait crever à petit feu dans la rue. J’étais tellement absorbée par mes pensées que je ne les entendis pas arriver avant que l’un d’eux m’attrape par derrière. Et merde ! Je me débattais et réussi à coller un coup de coude dans le nez du mec qui m’avait attrapé avant d’essayer de m’enfuir. Mais malheureusement ils étaient 5 et j’étais encerclé. « Mais c’est qu’on est tombé sur un chaton sauvage les gars ! Va falloir lui apprendre à être docile. » L’un d’eux m’attrapa le bras et un autre plaça sa main sur ma bouche pour m’empêcher d’hurler. Je le mordis de toutes mes forces avant de recevoir une droite qui m’envoya voler au sol. Je tombais face contre terre, me cognant la tête. J’essayais de me relever mais l’un d’eux, celui que j’avais mordu, me retourna avant de peser de ton son poids sur moi. « Mais c’est qu’il mort le petit chat. On va lui montrer comment faire un meilleur usage de sa bouche. Ainsi que de tout le reste ! Pas vrais les gars. » Je me débattais de plus en plus à mesure qu’il commençait à poser ses mains sur mon corps mais surtout à vouloir tirer sur mon jean. Je sentis des larmes me couler sur les joues alors que je relevais la jambe brusquement pour lui enfoncer mon genou dans ses parties. Il tomba sur le côté mais l’un de ses copains prit rapidement sa place sur moi et me colla une autre droite qui m’ouvrir la lèvre avant de m’attraper la tête et de la cogner contre le sol. Je sentis un liquide épais couler le long de ma tempe et je savais que je ne pouvais plus rien faire. Je fermais les yeux espérant que ça finisse au plus vite et qu’il me tue avant de partir. Mais soudain le poids sur moi disparue et avant de comprendre ce qui se passait je rampais me cacher dans un trou dans le mur, derrière une benne à ordure. J’entendis des bruits de bagarre et de nombreux jurons. Mais je ne voyais à cause des larmes et du sang coulant de ma tête sur mes yeux. De plus je ne voulais rien voir, je voulais juste qu’on m’oublie et qu’on me laisse là où j’étais. D’un seul coup ce fut le silence tout autour de moi. Mes agresseurs étaient soit mort soit parti. Je n’osais pas bouger de peur que celui qui m’avait sauvé ne veuille me faire bien pire que ce qu’ils avaient prévu. J’entendis des pas se rapprocher de moi et je me recroquevillais de plus en plus contre le mur, espérant être aspiré par lui et devenir invisible. Une main m’attrapa le bras et je hurlais en me débattant de toutes mes forces, enfin du moins le peu qu’il me restait. « Calme-toi ! C’est fini ! Il ne peuvent plus te faire de mal » Dans le brouillard de l’état de choc dans lequel je me trouvais, j’avais l’impression d’avoir déjà entendu cette voix. Mais je ne me souvenais plus où. Je me calmais un peu et relevais les yeux pour les poser sur Lui. Gabriel. Il s’agenouilla devant moi et délicatement comme pour me prouver qu’il ne me voulait aucun mal, il souleva une mèche de cheveux et regarda ma tête, son regard s’assombrit alors et devient de plus en plus sombre à mesure qu’il regardait mon visage. Je devais avoir probablement un œil qui commençait à gonfler ainsi que la lèvre fendu, vu le goût de sang que j’avais dans la bouche. Il recula et me tendis la main attendant que je la prenne pour me faire sortir de ma cachette. Je ne savais pas trop ce que je devais faire mais il venait de me sauver la vie et même de me sauver de quelque chose d’encore plus horrible que ça. Je tendis le bras pour attraper sa main et il m’aida doucement à me relever. Une fois debout, le choc de ce que je venais de vivre et même du fait que j’avais failli vivre me retomba dessus et mes jambes se dérobèrent sous mon poids. Il me rattrapa bien avant que je commence à tomber et me prise dans ses bras m’emmenant je ne sais où. Mais au moins j’étais en sécurité. Du moins j’en avais l’espoir.




Je me réveillais, la tête dans le brouillard. J’étais sur quelque chose de moelleux. J’avais dû m’endormir dans la voiture de Gabriel alors qu’il m’emmenait je ne sais où. Je gardais les yeux fermés car j’entendais un murmure étouffé autour de moi. Je ne voulais pas montrer que j’étais réveillée. Ne sachant pas ce qu’on allait me faire. J’écoutais l’écho de la conversation qui me parvenait. « Vous n’auriez jamais dû intervenir Agent Black. – Et j’aurais dû faire quoi hein ?! La laisser se faire violer par cette bande de raclure ?! – Ce n’était pas à vous de décider ! De plus vous étiez censé rentrer à la base et non la surveiller. Vous connaissez les règles Agent Black. On prend contact avec les potentiels et on attend trois jours avant de les contacter de nouveau pour savoir leur décision. – Elle a quelque chose de spécial. Croyez-moi, je n’en ai jamais vu se défendre comme elle. Elle a même failli me castrer. Elle est aussi fougueuse que moi quand vous m’avez trouvé. Si ce n’est même plus. – Pensez ce que vous voulez Agent Black mais aucun traitement de faveur ne lui sera accordé. Dans deux jours elle nous donnera sa décision et si elle décide de partir vous aurez interdiction d’interférer dans sa vie. Si elle reste, sachez que vous devrez agir avec elle comme avec n’importe laquelle de nos recrues. Si je me rends compte que vous agissez différemment qu’avec les autres, je ne laisserais pas passer. Me suis-je bien fait comprendre Agent Black ?! » Je n’entendis pas la réponse de l’Agent Black, qui devait être Gabriel au passage, puisque c’est lui qui m’avait sauvé, mais j’entendis alors une porte s’ouvrir et se refermer. « Tu peux arrêter de faire semblant de dormir. Ta respiration te trahis ! » J’ouvris alors les yeux pour voir Gabriel, en tenu militaire grise se tenir devant une porte. Je jetais enfin un regard autour de moi. J’étais dans une petite chambre, sur un lit. Je ne me rappelai même pas la dernière fois que j’ai dormie sur un vrai lit. Des appareils entouraient d’ailleurs le lit et j’avais même une perfusion planté dans le bras. « Où suis-je » demandais-je à Gabriel. Ne reconnaissant pas l’endroit où je me trouvais. De plus malgré les appareils médicaux, cette chambre n’avait rien à voir avec les chambres d’hôpital que j’avais déjà connu. Gabriel s’approcha du lit mais s’arrêta quand même à une bonne distance. « Tu es en sécurité c’est tout ce que tu as besoin de savoir. Dans deux jours il faudra que tu me donnes une réponse sur ce dont on a parlé hier. » Il se retourna et marcha vers la porte et l’ouvrit pour partir. Au dernier moment il se retourna et me demanda « Je ne connais même pas ton prénom ! » Ne sachant pas si c’était une question ou une affirmation je lui répondis quand même. « Faith, c’est Faith ».

J’entendis des pas approcher de l’autre côté de la porte de ma cellule. Et non malheureusement on ne m’avait pas oublié dans le trou à rat ou j’avais été enchaînée. Le repos fut d’ailleurs de courte durée. Je ne sais d’ailleurs pas pourquoi j’avais pensé à me rencontre avec Gabriel au lieu de dormir comme l’aurait fait une personne normale. Sans doute parce que ça fait longtemps que je ne suis plus normale, mais peut-être que je ne l’ai jamais été. Un homme entra et me plaça un sac en tissus sur la tête. Beh oui bien sûr comme si c’était utile avec les hématomes que j’avais sur le visage et le manque de lumière je ne voyais rien autour de moi alors un sac c’est absolument indispensable. Quelle bande de crétin. Une fois le sac mis en place, on m’enleva les menottes et quelqu’un me força à avancer. Alors je comptais comme j’avais appris à le faire. 15 pas puis à droite, 38 pas et pause puis le bruit d’une porte, 43 pas ensuite à gauche et puis 71 pas et une nouvelle pause pour une autre porte. Ensuite 9 pas et on m’installa sur une chaise. On me sangla les pieds et les jambes avant de me retirer le sac. La vive lumière soudaine me fit mal à la tête et je regardais alors autour de moi. Les gardes étaient tous cagoulé. Je remarquais que j’étais sur une chaise avec une sorte de moteur à mes côtés. Un homme en costume entra et s’installa sur une chaise en face de moi. Il avait l’air vieux. C’est tout ce que je pouvais dire de lui. Je ne le connaissais pas, son visage ne me disait rien pourtant j’avais déjà vu les visages de tous les ennemis de l’Unité 9. Mais lui il était inconnu au bataillon. Super un nouvel ami ! Quel bonheur. « Je vois que vous avez été bien entraînée Mademoiselle. Mais sachez que tout le monde à ses limites. Il nous suffit juste de trouver où se trouve la vôtre, et peut être qu’enfin vous allez nous dire ce que l’on veut savoir. » J’essayais de sourire d’un air suffisant, mais vu la douleur que j’avais dans les muscles de mon visage je n’essayais même pas d’imaginer l’état de ce dernier. « Va te faire foutre ! » Un des gardes actionna le moteur à côté de moi avant de s’emparer d’une longue tige avec une éponge au bout. Il jeta un regard vers l’homme en face de moi, ce dernier hocha la tête. Alors le garde posa l’éponge sur mon bras et je sentis le courant parcourir mon corps, me faisant convulser. Comme avant je n’émis pas le moindre bruit. Plutôt mourir une bonne fois pour toute que de leur donner la satisfaction de ma souffrance. Le garde éloigna enfin l’éponge de mon corps. « Vous savez Mademoiselle, vous devriez parler maintenant et comme ça nous n’aurions plus à vous faire subir tout ça. La balle est dans votre camps ». Comme si j’allais dire quoi que ce soit. S’il pensait me faire peur c’est donc qu’il ne connait pas mes employeurs, enfin anciens employeurs. Rien de ce qu’il me fera ne sera nouveau pour moi. Et j’ai d’ailleurs subi déjà plus que ce qu’il pourrait imaginer.

« Relève-toi Jörgen !! Tu crois que c’est pour faire trempette qu’on est là ?! Aller, aller du nerf et plus vite que ça ! Même ma grand-mère paraplégique va plus vite que toi ! » Hurlait le commandant. Je repoussais mes cheveux plein de boue de mon visage et continuais à ramper sous des barbelés. Non mais dans quoi je me suis engager moi ! Et bien entendu l’autre idiot ne savait rien faire d’autre à part hurler sur les gens. Je plains sa femme. S’il en a une du moins. Je sortais de sous les barbelés et fonçais vers le prochain obstacle. J’avais pas encore dis mon dernier mot. Je jetais quand même un regard derrière moi pour remarquer que j’étais la première à en être sorti. Mange toi ça dans les dents connard ! T’es juste un minable qui aime hurler sur les autres pour faire croire que t’as le pouvoir.

Le coup m’envoya au sol. Ce n’était pas la première fois que je me battais, mais c’était la première fois contre Lui. Et il ne ménageait pas ses coups. Je passais le revers de ma main sur ma lèvre ouverte et crachais le sang que j’avais dans la bouche par terre avant de me relever. J’esquivais sa première attaque mais ne pensais pas à protéger ma gauche. Je reçu un violent coup de pied qui me coupa le souffle et m’envoya une fois de plus au sol. « Et moi qui croyais que t’étais résistante. Mais t’es comme toutes les autres. Une petite fille qui pleure parce que sa maman est morte et que la vie n’est pas juste envers elle ! » Ses paroles me firent voir rouge et je me relevais avant de me jeter sur lui. Mon coude atteignit ses côtes et avant qu’il réagisse, je fis demi-tour pour lui envoyer mon pied dans l’estomac. Malheureusement il l’intercepta et me tordis la jambe pour me faire perdre l’équilibre et m’envoya voler en dehors du ring. Je retombais lourdement sur le sol en béton, beaucoup moins mou que les tapis sur lesquels on s’entrainait. J’espérais juste ne rien m’être cassé en tombant. Trois jours de repos à l’infirmerie et croyez-moi on vous fait bouffer votre retard en quelques heures. J’entendis le commandant hurler, comme si il ne savait pas parler mais seulement vociférer comme un malade. « T’es OUT Jörgen ». Je me relevais avec difficulté, mais ne laissais rien paraître de la douleur qui s’étendait dans tout mon corps. Comme j’ai dit, ici on serre les dents et on ne dit rien sinon c’est encore pire. Je me dirigeais vers les vestiaires afin d’aller me nettoyer un peu le visage. Je me regardais dans la glace, j’avais changé, et pour une fois mon visage n’était pas recouvert d’hématome, j’avais seulement la lèvre fendue. J’avais aussi vieillie. Non pas que je sache vraiment à quoi je ressemblais il y a 3 ans quand j’ai accepté la proposition de Gabriel. Mais je m’étais déjà aperçu dans les reflets des vitrines. Mon visage avait commencé à se débarrasser de ses rondeurs de l’enfance. Mais ce qui avait le plus changer c’était mon corps. Alors que j’étais plus que maigre en arrivant, vie dans la rue oblige, j’avais gagné en poids et en muscle. Je n’étais plus un squelette décharné. En même temps ça doit faire trois ans que je n’ai plus connue la faim. Mais je n’ai pas oublié pour autant qui je suis et ce que j’ai vécu. Ce sont les 15 premières années de ma vie qui m’ont vraiment formée et pas les séances continuelles d’entraînements qu’on nous fait subir ici. J’enlevais mon débardeur et l’humidifiait pour essayer le sang qui avait commencé à sécher sur le coin de ma bouche. J’avais également une légère entaille sur la tempe que j’avais dû me faire en atterrissant sur le bitume. J’entendis la porte s’ouvrir et se fermer. Probablement une autre recrue qui devait être OUT et renvoyée au vestiaire. « Tu devrais mettre ça sur ta lèvre. » Je me retournais en reconnaissant la voix de Gabriel. Il se trouvait dans le vestiaire des recrues femme et moi j’étais vêtue d’un simple short de boxe et, depuis que j’utilisais mon débardeur pour éponger mon sang, d’un soutien-gorge de sport. Je regardais dans le reflet du miroir, la poche de glace qu’il tenait à la main. « C’est le vestiaire des femmes ! Tu n’as pas le droit d’être là ! » Bravo Faith, chapeau !!! Au lieu de gentiment accepter la poche de glace qu’il te tend, tu le menace de le dénoncer au dirlo ! En même temps s’il ne m’avait pas frappé aussi fort ou s’il avait évité le visage, je n’aurais pas eu besoin de cette poche de glace. Souriant à ma remarque il s’approcha de moi et me força à me retourner avant d’appliquer la poche sur ma lèvre. « Je suis Agent. Je vais où je veux quand je veux. Ne l’oublie pas. » Je sursautais au contact froid contre ma bouche avant d’en ressentir les effets calmant la douleur. Il repoussa alors mes cheveux de son autre main pour la passer sur le bord de l’entaille que j’avais à la tempe. « Tu ne devrais pas avoir besoin de point de suture. » Je me sentis gênée quand il laissa traîner ses doigts sur ma joue avant de laisser retomber sa main. « Je suis fier de toi. Je savais que tu avais du potentiel mais je ne m’étais pas attendu à autant. » Je le regardais surprise. Il se moque de moi là ?! Je poussais sa main pour tenir moi-même la poche de glace. « Tu m’as envoyé volé en même pas 5 minutes tu dis que tu es fier de moi. » Il m’adressa alors un petit sourire avant de faire demi-tour et de s’éloigner vers la sortie. « Les autres recrues n’ont même pas tenu une minutes lors de leur premier combat contre moi. » Sur ces paroles il sorti me laissant seule avec des questions pleins la tête. Pourquoi il agissait comme ça avec moi, alors que même pas deux minutes avant il me tapait dessus comme sur un punchingball ?! Pour ensuite venir m’apporter une poche de glace alors qu’aucun Agent n’avait eu ce genre de geste envers les recrues.




On me jeta dans ma cellule après m’avoir porté dans les couloirs. Au moins cette fois ils ne m’avaient pas mis leur stupide sac en tissus sur la tête. En même temps j’arrivais à peine à tenir debout après des heures et des heures à avoir été électrocutée. Je tombais mollement sur le sol et comme à chaque fois je me mettais en position fœtale. Je commençais en plus à avoir faim. Je ne sais même pas depuis combien de temps j’étais là. Mais une chose est sûre, je n’avais pas parlé. Et je ne parlerais jamais. Il n’y avait pas que ma vie en jeu dans cette histoire. Et même si je ne devais plus rien à l’Unité 9 du gouvernement, je ne pouvais pas faire ça. Car si leurs méthodes ne sont pas les bonnes, leur but dans un sens n’est pas mauvais pour autant. Et même s’ils ont perdu ma confiance en attendant ils m’avaient sorti de la rue et dans un sens sauvé la vie. Alors il leur restait au moins ma loyauté. Et puis leur ancienne meilleure recrue jamais vu à ce jour ne pouvait se permettre de se montrer faible.

Je me trouvais dans le couloir, non loin d’une salle d’équipement. Suivant la note qui m’avait demandé de venir ici à minuit précise. Si jamais je me faisais prendre ou si le surveillant voyait que mon lit était vide, j’allais comprendre ma douleur. Ce n’était pas la première fois que j’enfreignais les règle et les quelques fois où je m’étais fait prendre, je l’avais senti passé. J’espérais au moins que c’était important car je risquais gros. Même si j’étais, d’après leurs dires, leur recrue la plus prometteuse et la meilleure jamais vu, j’étais également la plus rebelle et ça m’avait velu de nombreuse heures de souffrance. Ici c’est marche droit ou souffre. Je ne compte même plus le nombre de coup que j’avais pris parce que je répondais au commandant. Un bon p’tit soldat qui la boucle et qui pense pas, c’est ça leur plus grand rêve. Malheureusement pour eux, je suis un bon p’tit soldat sauf que je l’ai tout le temps ouverte et que je pense par moi-même. De plus je sais encaisser. Ils n’ont pas réussi à me briser et ils ne le pourront jamais. Plus rien ne peut me briser pour la simple raison que depuis mon enfance il n’y a plus rien à briser chez moi. Jetant un dernier coup d’œil au garde qui tournait vers la gauche, je sortis du coin et entrait dans la salle où j’avais ce rendez-vous étrange. Elle était presque plongée dans le noir sauf une faible lumière à l’autre bout de la pièce qui n’éclairait pas grand-chose. Je m’avançais afin de voir qui voulait que je le retrouve ici, mais je ne vis personne. Alors je sentis une main se poser sur mon épaule. Sans même prendre le temps de réfléchir, j’agis par instinct et m’emparais de la main pour faire passer l’inconnu par-dessus mon épaule et le jeter au sol, je grimpais à califourchon sur lui tout en appuyant sur sa gorge avec mon avant-bras. Quand la lumière éclaira son visage, je relâchais la pression sur sa gorge. « Gabriel ! » Mais à quoi il jouait. J’aurais pu lui faire mal ou même le tuer et cette idée-là ne me plaisait pas du tout. Après tout 5 ans plus tôt il m’avait sauvé la vie et je lui étais donc redevable. Je retirais mon bras de sa gorge et m’apprêtais à me relever, il me fit basculer et se tenais cette fois ci au-dessus de moi. « Tu as de meilleurs réflexes qu’avant ! » Me dit-il. Non mais il est sérieux. Je venais de risquer gros à venir ici pendant le couvre-feu pour l’entendre me dire que j’avais de meilleurs réflexes. Non mais il se shoot à quoi exactement parce que là ça devient grave ! Il poussa sur ses bras pour se relever et me tendis la main. Je la repoussais et me relevais toute seule. Non il doit vraiment avoir une case en moins ce mec. « Si c’était pour me dire ça, t’aurais pu tout autant le dire cet aprem après notre combat. Tu sais quoi ! Au pire je m’en fou. Je retourne dans ma chambre avant de me faire prendre ! » Excédée et en colère, je me retournais pour partir quand il m’attrapa le bras. Je me dégageais de son emprise et le repoussais de toutes mes forces ! « Arrête c’est pas un jeu. Tu ne risques peut être rien parce que t’es un Agent mais c’est pas mon cas ! »  Je commençais à ouvrir la porte quand son bras apparu et la referma d’un coup sec. « Reste ! J’ai une surprise pour toi. » Il m’attrapa encore le bras et me fit passer devant lui, cette fois ci je le laissais me pousser vers le fond de la salle. Là se trouvait une nappe de pique-nique avec une tarte aux cerises en plein milieu. Ça me rappela la première fois que je l’ai rencontré, quand il m’avait offert à manger et qu’il avait commandé une part de tarte aux cerises qu’il m’avait laissé manger. Ça avait été mon premier vrais repas depuis une éternité. 5 années c’étaient passées depuis et je n’avais plus connue la faim comme je la connaissais quotidiennement à l’époque. Je le sentis se rapprocher de moi par derrière et me murmurer à l’oreille « Joyeux anniversaire Faith ! » Je n’en revenais pas qu’il ait pu préparer ça pour moi et surtout comment il avait su ma date de naissance. Même moi, il y a encore quelques mois je ne la connaissais pas. J’avais fait des recherches dans la salle informatique des recrues sur les hôpitaux de la ville ou j’étais née pour y trouver la description d’une femme ressemblant à ma mère qui aurait pu avoir un enfant. J’avais fait ces recherches pour essayer d’apprendre au moins le nom de mon père. Et j’avais alors trouvé une correspondance mais sur l’acte de naissance personne n’avait reconnu la paternité. Mais au moins j’avais appris ma date de naissance exacte. Car vivant dans la rue et étant shootée H24, ma mère ne se souvenait même plus quand est-ce qu’elle m’avait mis au monde et m’avait encore moins fait de cadeaux pour mes anniversaires. « Mais comment … » demandais-je émue par l’attention qu’il m’avait porté pour trouver, non seulement, ma date de naissance mais aussi pour fêter pour la première fois de ma vie mon anniversaire. « Je le sais c’est tout ! » Me répondit-il. J’avais les larmes aux yeux mais je m’empêchais de les laisser couler. Je n’avais plus versé une seule larme depuis qu’il m’avait sauvé la vie. Depuis ce jour je m’étais juré de ne plus jamais être faible et de ne plus jamais me retrouver sans défense à la merci de n’importe qui. Je me retournais et levais les yeux vers lui. Je ne savais pas comment lui dire ce que représentait son geste pour moi. Il posa délicatement sa main sur ma joue avant de se pencher et de poser ses lèvres sur les miennes. Je ne m’étais absolument, mais alors absolument pas attendu à ça. Lors des entraînements il se montrait encore plus dur avec moi qu’avec les autres. Comme si je devais constamment lui prouver ma valeur et les raisons pour lesquelles je faisais partie des recrues. Et pourtant maintenant ses lèvres étaient sur les miennes et je me mis à répondre à son baiser. Mes bras enlacèrent son cou alors que ces mains se posèrent sur mes hanches. Cette nuit-là, ce fut mon premier anniversaire et ma première fois aussi. Il m’expliqua pourquoi il était aussi dur avec moi. Et pourquoi il m’avait sauvé la vie alors qu’il risquait sa place dans l’Unité 9 en agissant ainsi. Il ne devait pas montrer ses sentiments envers moi aux autres car il ne devait pas y avoir de favoritisme envers les recrues et qu’un Agent devait encore moins avoir une relation avec l’une d’elle. Mais il avait brisé toutes les règles pour moi. J’avais été le rejeton non désiré d’une pute toxico vivant dans la rue, laissé seule à son propre sort à 4 ans. J’avais appris à vivre seul sans jamais devoir compter sur quelqu’un. Et voilà qu’une personne était prête à tout risquer pour moi. C’est ainsi que petit à petit je commençais à tomber amoureuse de Gabriel. Alors que lui, l’était déjà depuis notre première rencontre.





Je reçu un coup dans l’estomac m’envoyant me balancer au bout des chaines par lesquelles j’étais suspendu au plafond. Je crachais le sang que j’avais dans la bouche sur mon agresseur. Ils n’avaient toujours pas compris que je préférais mourir plutôt que de parler. Ça devait faire des jours ou même des semaines que j’étais torturée et je n’avais toujours rien dit à part quelques insultes par ci par là. Ils sont vraiment dur de la feuille ceux-là. Ils semblaient d’ailleurs de plus en plus sur les nerfs. Je devais leur opposer plus de résistance que ce à quoi ils se seraient attendus. Tant pis pour eux.

« Ce que vous allez voir prouve que vous êtes spéciaux par rapport à tous les autres avec qui vous avez commencé et qui ne sont pas arrivé jusque-là. Vous allez enfin savoir à quoi sert vraiment l’entraînement que vous avez suivis depuis toutes ces années. » Je gardais la pose militaire qu’on nous avait enseignée pendant que le directeur de l’Unité 9 nous parlait. Il est vrai qu’on était plus que 9 sur la vingtaine de recrue lorsque j’avais rejoint leur rang. Je jetais un coup d’œil à Gabriel, se tenant à la droite du directeur. J’étais impatiente et en même temps anxieuse de savoir contre quoi on avait subi un tel entraînement. Car pour en avoir bavé on en a vraiment bavé. Et certain plus que d’autre, quand je repense à tout ce que m’avait fait subir le commandant mais également Gabriel pour que personne ne puisse deviner ses véritables sentiments à mon égard. Mais maintenant c’était la dernière ligne droite et après celle-là, je deviendrais officiellement Agent et nous n’aurions plus à nous cacher. Je suivais les Agents ainsi que le directeur dans une pièce particulière que je ne connaissais pas encore. Là nous attendais une femme menue qui semblait avoir la peau sur les os et ne devait pas avoir plus de 15 ans. Je me demandais bien ce qu’elle pouvait faire ici et en quoi elle représentait l’ennemi pour lequel on s’entraînait depuis tout ce temps. Les autres recrues semblaient aussi perplexes que moi. « Vous pensez sûrement que c’est un traquenard qu’on vous a tendu » reprit le directeur en se plaçant au côté de la jeune femme. « Le véritable ennemi contre lequel vous devez vous battre sont les monstres de son espèce ! » Non mais il fume du crack ce mec. Comment une gamine de 15 ans aussi maigre qu’elle pouvait être faire partie d’une race ennemie ?! « Voici votre premier test du nouvel entrainement. Résistez 5 minutes avant de vous faire mordre ! » Nous dit-il avant de partir et de fermer les portes derrière lui. Je me retournais sans comprendre mais gardant la jeune femme dans mon champs de vision. Si notre test c’était c’est qu’il y avait forcément quelque chose. Même si je n’avais pas vraiment compris son histoire de « sans vous faire mordre », je n’agis pas comme les autres en me détournant d’elle comme si elle ne représentait rien de dangereux. C’est alors que je la vie bouger à la vitesse de l’éclair et soulever l’une des recrues pour planter les dents dans son cou. Ok alors l’histoire de morsure n’était pas une blague ! Alors qu’elle se jetait sur une autre recrue, je sautais sur le côté pour me retrouver le plus éloigné d’elle et ainsi détailler sa façon de bouger et d’attaquer. C’est alors que je vis son visage et surtout ses yeux rouges avec des veines noires au niveau des cernes. Bon sang mais c’est quoi cette chose bordel. Nous n’étions déjà plus que 5 sur les 9 à ne pas avoir encore été mordu et trop peu de temps s’était écoulé. Vu la rapidité et la force de cette fille, qui venait de soulever l’une des recrue qui ressemblait à une armoire à glace et l’avait lancé à l’autre bout de la pièce on avait que très peu de chance de s’en sortir si on ne réfléchissait pas un peu. Plus que 3. Je savais que vu sa force le corps à corps était inutile, elle allait m’écraser comme un moucheron sur un par brise. Je remarquais alors quelques morceaux de bois dans un coin. Alors qu’elle s’attaquait à l’un d’entre nous, je courais pour m’en de l’un d’eux histoire d’avoir au moins une arme pour me défendre. Elle venait de mordre le dernier des autres recrues. Il ne restait donc plus qu’elle et moi. Alors qu’elle me fonçait dessus, je plongeais sur le côté et reviens presque instantanément à la charge et lui enfonçais le morceau de bois dans le ventre. Elle poussa un cri et tituba alors que je maintenais le morceau de bois et le tournais afin de ne pas la laisser reprendre l’avantage. Cependant elle réussit à s’emparer de mon bras et à sortir le morceau de bois de son abdomen. Elle leva alors le regard vers moi et dans ses yeux j’y vis ma propre mort. Car il était certain qu’elle était furieuse. J’entendis un craquement avant d’hurler de douleur. Elle venait de me casser le bras pour me faire lâcher le morceau de bois et s’approchait de mon cou pour me mordre à mon tour. Soudain une brume sortie du plafond et elle me lâcha alors que sa peau se mettait à fumer et qu’elle alla se cacher dans un coin en espérant échapper à cette brume. Je ne comprenais pas pourquoi elle réagissait ainsi pour de la simple vapeur d’eau mais je m’en moquais. Je ravalais les larmes qui menaçaient de s’échapper de mes yeux et pressa mon bras contre moi avant de me laisser tomber au sol. La porte par laquelle était sorti le directeur s’ouvrit et je vis Gabriel se précipiter vers moi. J’avais tenu les 5 minutes sans me faire mordre par ce monstre. Malheureusement je m’étais fait casser le bras au passage et ça, ça n’allait pas guérir en seulement quelques heures à l’infirmerie. Gabriel me prit dans ses bras et me sorti de la pièce, laissant aux autres Agents le soin de s’occuper de ceux qui avaient échoué.




Je me retrouvais dans une chambre identique à celle dans laquelle je m’étais réveillée le jour de mon arrivée dans la base. 7 ans c’était déjà passé depuis. Je n’en revenais pas. De plus j’avais des milliers de question sur la créature qu’on avait dû combattre dans cette pièce. Mais ce qui m’intéressait surtout maintenant c’était de recevoir quelque chose pour calmer la douleur de mon bras. Gabriel me déposa sur le lit avant d’aller chercher une seringue remplit d’un liquide rougeâtre. Il s’assit alors sur le lit et s’empara de mon bras valide avant d’y implanter la seringue et de m’injecter une dose de ce liquide étrange. Le douleur dans mon autre bras s’arrêta presque immédiatement, je bougeais avec précaution mon poignet et vis que je n’avais plus mal du tout. Comment était-ce possible. Je levais les yeux vers Gabriel qui me regardait avec de la fierté dans le regard, ainsi que du soulagement depuis que mon bras n’était plus cassé. « Bon sang Gabriel c’était quoi cette chose ?! » Il se leva pour replacer la seringue dans le tiroir où il l’avait pris avant de se tourner vers moi. « Un vampire. » Je me levais à mon tour. « Un vamp … ! Tu te fou de moi ?! » Il s’approcha de moi et je reculais d’un pas. Les vampires n’existent pas. Ce sont des légendes. Même si je ne pouvais pas expliquer la vitesse ni la force de cette fille, il devait bien y avoir une explication logique. « C’est la véritable mission de l’Unité 9. » Reprit-il. « Nous chassons et exterminons les créatures surnaturelles. C’est pour ça qu’on vous surentraine. Afin que vous puissiez être assez fort pour leur résister et les combattre. Il y a beaucoup de chose à propos de ce monde que tu ignores encore Faith. Mais tu as passé la dernière étape. Après encore quelques entrainements, tu seras assez forte pour partir en mission et les combattre à ton tour. » Il s’approcha encore et m’attrapa le bras. Je me dégageais violement de son emprise. Comment pouvait-il croire ces histoires à dormir debout. Les vampires sont des légendes, ils ne peuvent pas être vrais. Ils ne peuvent pas exister. C’est impossible. « Qu’est-ce que tu m’as injecté Gabriel ?! Et c’est quoi cette histoire de dingue ?! Les vampires n’existent pas. Vous êtes tous fous ici ?! » Je voulais m’enfuir et partir le plus loin possible de cet endroit. Mais je n’eue même pas le temps d’ouvrir la porte avant qu’il ne m’attrape par derrière et m’empêche de m’enfuir. Je me débattais espérant lui faire lâcher prise. « Et comment tu expliques ce que cette fille a pu faire ?! Vu son poids et sa taille et votre entraînement vous auriez dû la maitriser en peu de temps et pourtant tu étais la seule debout. Je ne te mens pas Faith. Ces choses existent. Elles savent juste très bien se cacher. » J’arrivais à le faire lâcher prise et m’élançais à nouveau vers la porte. Il me bloqua et m’écrasa contre cette dernière avant que j’ai pu l’ouvrir et me bloqua les bras dans le dos pour m’empêcher de riposter. Malgré les heures d’entraînement, je restais toujours plus faible que lui. « Je t’ai injecté du sang de vampire. Ça a le pouvoir de guérir les plus graves des blessures. Comment expliques-tu que ton bras ne soit plus cassé ?! » Je me retournais horrifiée vers lui. « Tu m’as injecté le sang d’un vampire ! Je vais devenir l’un d’entre eux maintenant ?! » Il desserra lentement son étreinte sur mes bras. « Non pour ça il faudrait que tu meurs en ayant du sang de vampire dans son système. C’est pourquoi tu ne vas pas t’entraîner pendant plusieurs jours, le temps que ton organisme le rejette. On ne peut pas risquer un accident. Je t’expliquerai tout ce que tu veux savoir et je répondrai à toutes tes questions. Mais arrête de te débattre s’il te plait Faith. Ne m’oblige pas à te faire du mal. » Il me libéra totalement et je me retournais avant de me laisser glisser au sol, le dos contre la porte que je voulais tellement franchir quelque seconde auparavant. Et alors que ça faisait 7 ans que je n’avais pas pleuré, je laissais couler mes larmes, depuis si longtemps retenues. Le monde tel que je le connaissais venait de disparaitre pour faire place à un endroit inconnu ou les monstres existent et vivent cachés parmi nous. Quelle serait la prochaine étape ? La fée des dents assassines les enfants dans leur sommeil pour leur arracher leurs molaires ?! Gabriel s’installa à mes côtés et me pris dans les bras pendant que je laissais sortir ce que je retenais depuis des années et des années.

On me jeta encore une fois de plus, ça devenais d’ailleurs usant d’être prise pour une poupée de chiffon, dans cette cellule avant de m’enchaîner, une fois de plus. Comme si j’étais en état après ce que je venais encore une fois de subir. Quoi que ! Ils n’ont pas vraiment tords. Je reste un danger peut-importe l’état dans lequel je suis. C’est tout l’intérêt de l’entrainement spécial de l’Unité 9. On ne devient pas Agent comme ça. Alors ils ont raison d’avoir peur. Car le jour où je me libèrerai, je les tuerais tous sur mon chemin. C’est comme ça que réfléchit un Agent. Et il venait de réveiller celui qui était en moi. Dans peu de temps ils allaient le regretter amèrement.



Je venais, depuis à peine une semaine, d’être nommé Agent. L’Agent Jörgen. Après 8 ans d’entrainement intensif, j’avais une semaine de break pour me remettre dans le bain d’une vie normal, comme si j’en avais eu une avant. Gabriel venait de me donner les clés de l’appartement que j’occuperais quand je ne serais pas en mission. Moi qui n’avais rien connu d’autre que ma ruelle ou la base, j’avais enfin un vrai toit au-dessus de la tête. Un magnifique T2 rien que pour moi. Après que Gabriel m’ai ouvert la porte, je sautais de partout dans chaque pièce meublé comme un appartement normal. Je n’en revenais pas. Je ne vivrais plus jamais dans la rue. J’étais tellement heureuse. Après avoir passé 15 ans dans la rue, je me retrouvais à 23 ans habitant un véritable appartement. Gabriel me regardait d’un œil amusé découvrir mon logement. « Si j’avais su qu’il suffisait de t’offrir un appartement pour te voir aussi heureuse, je l’aurais fait bien plus tôt. » Me dit-il alors que je me comportais comme une gamine qui ouvre ses cadeaux à noël. Même si je n’avais jamais fêté noël de ma vie c’était tout comme. Je sautais dans les bras de Gabriel pour l’embrasser. J’étais tellement heureuse à l’instant présent. Mais pourtant dans un coin de ma tête, je savais que ce n’était qu’une façade bien entendu. Cet appartement ne m’appartiendra jamais pour de vrai et ma vie non plus. Mais ce n’est pas une raison pour se morfondre et ne pas profiter de l’instant présent. Même si j’avais offert ma vie au gouvernement, rien ne m’empêchait d’au moins essayer de la vivre le plus normalement possible en dehors des missions. Bien entendu Gabriel c’était arrangé pour être mon superviseur lors de mes premières missions solos. Non pas qu’il avait peur que je n’y arrive pas seule mais surtout qu’il ne voulait pas qu’un autre Agent s’approche autant de ma vie privée et en plus ça lui donnait une bonne raison de venir me voir régulièrement. Nous avions tenu notre relation secrète tout le temps où j’étais une recrue et malheureusement maintenant que je suis Agent, il fallait encore la cacher. L’amour c’est pas pour les guerriers. Le plus important c’est la mission. Et tant pis pour ceux qui reste derrière.

« Salut voisine ! ». Les bras chargés de courses, je me tournais vers ma voisine Alice qui avait emménagé quelques semaines avant moi. Je ne savais pas grand-chose d’elle à part qu’elle était étudiante en histoire, qu’elle était plutôt gentille et qu’elle tombait souvent en manque de lait, farine, œufs, sel et j’en passe. C’est d’ailleurs de cette façon qu’on a sympathisé toutes les deux. De plus avoir quelqu’un en dehors des agents et de cette vie de chasseuse, fait du bien et me permettait de me sentir de temps en temps normale. Même si au fond je devais lui mentir sur 99,99% de ma vie, au moins j’avais une véritable amie à mes côtés. « Salut Alice ! Ça a été les cours ? » Prenant un des sacs que j’avais dans les bras pour me permettre d’ouvrir ma porte elle me suivit dans mon appartement en me racontant à quel point ses profs étaient ennuyeux et qui, même s’ils avaient beaucoup de connaissance, ne semblaient rien savoir sur l’histoire. Je me suis souvent demandé pourquoi elle suivait ces cours si elle savait déjà tout mais je n’ai jamais osé lui poser la question. On s’installa sur le barnum de la cuisine pendant que je rangeais mes courses et qu’elle nous servait tranquillement un verre de coca chacune. Et oui en peu de temps elle faisait déjà comme chez elle, mais ça ne me dérangeais pas. A part elle et Gabriel, il faut dire que je n’avais pas beaucoup d’invités. J’attrapais un paquet de cookies que je posais sur le comptoir et on commença à discuter de tout et de rien, comme à chaque fois qu’on se retrouvait toutes deux. J’aimais bien Alice et dans le fond j’aimerais pouvoir m’en faire une amie si seulement je n’avais pas à lui cacher une bonne partie de ma vie. Elle resta chez moi une bonne partie de l’après-midi, avant de rentrer chez elle pour bosser ses cours. Me retrouvant seule, je débarrassais notre goûter avant de sentir mon téléphone vibrer, je m’en emparais pour regarder le message de Gabriel. J’avais 20 minutes pour me préparer pour le retrouver pour une chasse. J’allais rapidement me changer et prendre quelques armes avec moi avant de le retrouver au lieu du rendez-vous.




Gabriel rentra chez moi et je lui sautais dans les bras pour l’embrasser. Il me repoussa délicatement et je levais un sourcil interrogateur. « Qu’est-ce qu’il se passe ? » Je remarquais alors sa mine sombre et contrariée. « Selon l’Agence, il y aurait une sorcière dans ton immeuble. Ils veulent que tu t’en occupe. » Il me tendit un dossier dont je m’emparais pour l’ouvrir et le laissais tomber au sol. La sorcière en question était ma voisine et ma seule amie, Alice. « Gabriel je … C’est mon amie ! Et elle n’a rien fait de mal ! Je ne peux pas faire ça. » Il posa sa main sur ma joue. « Je sais que c’est dur, mais c’est ton job. Tu n’as pas le choix. » Je levais un regard suspicieux vers lui. « Depuis combien de temps l’agence est au courant que c’est une sorcière ?! » Il se passa la main dans les cheveux. « Ils le savaient avant de te faire emménager ici » Je me retournais en colère. « Tu te fous de moi ? Ils l’ont fait exprès c’est ça ! C’est encore un de leurs tests ?! Devenir ami avec une personne que tu dois tuer après ! – Tu n’as pas le choix Faith. C’est elle ou toi. C’est ainsi que fonctionne l’agence. » Je le repoussais violement « SORS DE CHEZ MOI ». Il me lança un dernier regard avant de partir. Je me laissais tomber en larme au milieu de mon salon.

Un bruit dans le couloir me tira de mon désespoir. Je m’emparais de quelques arme avant d’ouvrir la porte et de jeter un coup d’œil. Alice venait de rentrer et ouvrait la porte de son appartement. Je sortie dans le couloir, la poussait à l’intérieur de chez elle et refermais à clés derrière moi. « Faith qu’est-ce que tu … » Je plaçais une main sur sa bouche et parlais le plus bas possible pour qu’elle m’entende. « Ne me demande pas pourquoi, mais il faut que tu fasses tes bagages et que tu partes tout de suite ! Des gens veulent te tuer ! Hoche la tête si tu m’as bien comprise » Elle hoche lentement la tête, de la peur dans le regard. « Je vais enlever ma main s’il te plait n’hurle pas. » J’enlevais lentement ma main de sa bouche, prête à la replacer au moindre hurlement de sa part. « Bon sang Faith qu’est ce qui se passe ?! » Je relâchais mon souffle voyant qu’elle n’hurlait pas. « Je ne peux rien te dire mais il faut que tu me fasse confiance. » Je l’entraînais à ma suite dans sa chambre et commençais à vider son armoire sur son lit. Voyant qu’elle restait immobile dans la pièce je lui râlais dessus en me plaçant face à elle. « Y’a quoi dans danger mortel que tu ne comprends pas exactement ?! Va chercher une valise et fait tes bagages ! Maintenant ! » Elle sorti de sa torpeur et tira une valise de sous le lit pour commencer à y mettre ses affaires. Pour ma part je m’approchais de la fenêtre pour scruter les alentours essayant d’y déceler la moindre menace. Du coin de l’œil je vis Alice retourner dans le salon, sûrement pour prendre des affaires personnelles qu’elle ne voulait pas laisser ici. Je continuais à regarder l’extérieur quand j’entendis un bruit fracassant. Je courrais dans le salon pour voir la porte à terre et des hommes rentrer dans l’appartement. Je me jetais sur le plus proche de moi, l’assommant contre le mur avant de m’attaquer aux deux autres. Alice avait eu la bonne idée de se jeter sur le sol et d’essayer de se cacher derrière son canapé. Je venais de mettre KO le dernier des hommes quand je me pris un violent coup dans les côtes me coupant la respiration. Je me retournais pour tomber nez à nez avec un des jeunes avec qui j’étais en entraînement à l’agence, son regard remplit de haine. « Alors comme ça la petite préférée est une traitre ! Je serais ravi de rapporter ta tête à l’agent Black. » Un coup de feu parti. Je sursautais. L’agent en face de moi s’effondra sur le sol. Je levais les yeux pour croiser le regard de Gabriel. « Vous avez 15 minutes pour partir. Toutes les deux. Ne revenez jamais. Je ne pourrais pas vous protéger. » Il lança un regard hautain à Alice qui se relevait pour aller fermer sa valise. Je ne savais pas quoi dire ni quoi faire. Gabriel s’approcha de moi et passa sa main sur ma pommette, là ou un bleu devait commencer à se former. « Je ne les laisserai pas te faire de mal. Mais je ne peux pas te suivre. Je suis désolé. »




Je m’installais le plus confortablement que mon corps endolorie me le permettait en repensant à la dernière fois que j’avais vu Gabriel. C’était il y a 6 mois. Enfin 6 mois avant que je sois capturé et torturée, ne sachant pas depuis combien de temps j’étais ici. Être enfermée dans le noir fait perdre la notion du temps. Être la plupart du temps inconsciente aussi. J’avais fuis avec Alice comme nous l’avait demandé Gabriel. On avait réussi à se cacher de l’Agence mais apparemment pas de leurs ennemis. En même temps j’avais passé mon temps à protéger Alice et maintenant je ne savais même pas si elle était vivante ou morte. C’était bien la peine de s’être rebellée !

Un bruit de mitraillette me tira de mon presque sommeil. Je grimaçais de douleur en me relevant trop vite. J’avais sûrement plusieurs côtes cassées et l’épaule de démise. Je m’accroupis dans un coin, me demandant ce qu’il se passait dehors et me tenant prête à attaquer le premier qui franchirait la porte de ma cellule. Je me brisais le pouce droit pour passer la menotte et m’emparer de la chaine comme une arme. Je me demande pourquoi je n’y avais pas pensé avant. Peut-être parce qu’il n’y avait pas autant de bruit ni de hurlement avant. Quelque chose ou quelqu’un entre en collision contre la porte de ma cellule, provoquant un bruit sourd. Je resserrais la chaîne dans ma main. Quand la porte s’ouvrit dans un grand fracas. Je me jetais sur la personne entrant avant d’être maîtrisée rapidement et écrasée contre le mur, les mains bloquées dans le dos. J’essayais de me débattre de toutes mes forces. « Faith calme toi c’est moi. » Je cessais de me débattre en reconnaissant la voix, la poigne sur mes poignets se desserrait et je me retournais pour rencontrer le regard inquiet de Gabriel. Il était là, il venait me sauver. Ou alors finir le travail qu’il n’avait pas fait des mois avant. Je le regardais avec méfiance, sursautant quand il posa sa main sur ma joue. « Hey hey ! Je ne te ferais jamais le moindre mal. Mais il faut y aller maintenant ! Tu peux marcher ? » Je hochais la tête et le suivit, lentement vu la douleur constante partout dans mon corps. Gabriel passa un bras autour de ma taille et je prenais appuie sur lui pour avancer à sa vitesse. On sorti de l’entrepôt, je plissais les yeux un maximum, le soleil me brûlant la rétine après autant de temps dans le noir. J’entendis quelqu’un hurler mon nom avant d’être percuter et de lâcher un gémissement de douleur. Je reconnu la voix d’Alice me posant des milliers de question avant que Gabriel nous dise qu’il faille décamper rapidement et de m’aider à montrer dans une voiture.

Je me réveillais sur un lit moelleux, je laissais échapper un soupire de bonheur, c’était tellement agréable, malgré chaque partie de mon corps qui me faisait encore souffrir. J’ouvris les yeux pour croiser ceux de Gabriel. Je me redressais, serrant les dents fasse à la douleur. Gabriel se leva du canapé où il était installé pour venir s’installer à côté de moi sur le bord du lit. Il passa sa main sur mon visage avant de se pencher pour effleurer mes lèvres des siennes. Il posa son front contre le mien. « J’ai eu tellement peur qu’il soit trop tard. Je ne sais pas ce que j’aurais fait s’ils t’avaient tué… » Je passais ma main sur son visage. « Je vais bien ! Enfin j’ai mal partout mais au moins je suis vivante. C’était qui ces hommes ?! » Osais-je lui demander. Il s’écarta un peu de moi, prenant une grande inspiration avant de tout me raconter. Qui étaient les hommes qui m’avaient capturé et torturé, comment Alice l’avait retrouvé quand elle avait assisté, impuissante, à mon enlèvement, Comment il avait quitté l’Agence pour venir à mon secours avec elle. Comment il avait tué tous les hommes responsables de mon état actuel. Je soupirais quand il finit de tout me raconter. « On est libre alors ? L’Agence et tout ça c’est derrière nous ? » Il opina vivement de la tête avant de me prendre la main. « C’est toi et moi maintenant. Et Alice aussi. L’Agence ne prendra pas le risque de me retourner contre eux, j’en sais beaucoup trop et connais toutes leur combines. On ne risque plus rien. »

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Caleb A. River


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MessageSujet: Re: Faith || So you can drag me through hell If it meant I could hold your hand I will follow you   Dim 20 Nov - 19:14

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MessageSujet: Re: Faith || So you can drag me through hell If it meant I could hold your hand I will follow you   Dim 20 Nov - 19:35

Brave petite :D

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Rebekah Mikaelson
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Charlie Z. O'Brien

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MessageSujet: Re: Faith || So you can drag me through hell If it meant I could hold your hand I will follow you   Dim 20 Nov - 20:43

WELCOOOOOME.

*placer du blabla d'Admin ici*

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Nathan T. McMillan


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MessageSujet: Re: Faith || So you can drag me through hell If it meant I could hold your hand I will follow you   Mar 22 Nov - 23:05

C'est la fête au nouveaux persos ou quoi ?
Willkomen wesh !

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MessageSujet: Re: Faith || So you can drag me through hell If it meant I could hold your hand I will follow you   

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Faith || So you can drag me through hell If it meant I could hold your hand I will follow you
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