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 I'm drowning in the déjà vu || Tobias & Sheila

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Tobias B. Barnes

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MessageSujet: I'm drowning in the déjà vu || Tobias & Sheila   Mar 7 Juin - 22:48

 
I'm drowning in the déjà vu. || Tobias & Sheila
J’enfilais ma veste avant de sortir de mon appartement. Un misérable studio pas très cher, que j’avais pris dans cette ville. Je ne savais pas encore combien de temps j’allais rester dans cette ville où j’avais d’ailleurs retrouvé Allen. Ce dernier s’était installé dans cette ville avec son clan après avoir été obligé de fuir leur ancienne demeure. Ca me permettait de passer certaine soirée avec mon vieil ami et de m’amuser un peu dans cette ville à mon tour. C’est quand même sympa de pouvoir poser ses bagages pendant au moins un certain temps. Puis quand je commencerais à en avoir marre de cet endroit, je ferais comme je fais à chaque fois, je partirais pour une nouvelle ville. Afin d’y trouver de la chair fraîche et de quoi m’amuser un peu. En parlant d’amusement et de chair fraîche il fallait que je trouve quelque chose, ou plutôt quelqu’un à me mettre sous la dent ce soir. Hors de question que j’aille au lit le ventre vide. Je pris la direction du centre ville et du Sinema, ce club assez sympa ou quelques poches de sang sur patte seraient prête à tout pour passer un peu de temps avec moi. Car de nos jour on considère que j’ai une belle gueule alors autant l’utiliser à mon avantage.

J’arrivais donc au club et passais devant le videur, lui lançant un coup d’œil pour l’hypnotiser afin d’éviter de perdre du temps à faire la queue. Je rentrais alors dans le night club, essayant de réduire mon ouïe vampirique pour ne pas finir avec les tympans explosés au bout de 2 minutes par les boums boums de la musique. Je m’adossais au bar et commandais un scotch tout en parcourant la salle des yeux dans l’espoir de trouver une proie assez facilement. Je repérais un groupe de jeune fille me reluquant de haut en bas. J’attrapais mon verre et leur lançais un clin d’œil avant de boire une gorgé. Je retenais une grimace quant au goût médiocre de cet alcool qu’ils osent appeler un scotch. Je remarquais qu’une des jeunes filles de la bande s’était détachée de son groupe et s’avançais vers moi. J’allais enfin avoir de quoi faire passer le goût de cet alcool mauvais que je n’utiliserais même pas pour récurer mes chiottes, si je récurais mes chiottes un jour. Elle s’avança vers moi en balançant des hanches, sa mini-jupe ne couvrant que le nécessaire et ne parlons même pas de ce qu’elle devait surement appeler un haut qui ne couvrait qu’à peine son corps. Les femmes d’aujourd’hui ne laissent plus aucune surprise par rapport aux femmes de l’époque. Mais au moins je n’allais pas devoir attendre trop longtemps avant de nourrir.

Alors qu’elle arrivait à ma hauteur, je me levais pour le regarder en lui proposant de me suivre dehors. Elle acquiesça avant de se tourner et de lancer un clin d’œil à ses amies. Nan mais franchement. J’eu un petit sourire en pensant à la surprise qu’elle allait avoir. Si elle avait su ce qui l’attendait elle ne serait jamais sortie avec moi et ne m’aurais encore moins suivi dans cette ruelle sombre juste derrière le club. Elle commença à me parler mais je ne l’écoutais pas, me retournant et l’attrapant avec ma rapidité, lui plaçant une main sur la bouche pour l’empêcher d’hurler avant de planter mes crocs dans son cou. Je sentis immédiatement son sang couler le long de ma gorge, me délectant de son goût si délicieux. La pauvre petite chose essayait de se débattre tant bien que mal, me donnant des petites pichenettes sur les cuisses avec ses petites jambes. Je sais que j’aurais pu l’hypnotiser pour l’empêcher de se débattre mais alors son sang n’aurait pas ce petit arrière-goût que j’aimais tant, celui de la peur. Alors que je prenais un plaisir immense à me nourrir en même temps que cette pauvre petite humaine pensait pouvoir réussir à me forcer à la lâcher, j’entendis quelqu’un hurler « HEY ». Je relâchais la petite chose qui tomba mollement sur le sol, n’ayant même plus la force de tenir sur ses jambes pour me tourner vers l’intrus qui venait de me déranger pendant mon repas.

Alors que je jaugeais la femme en face de moi, ne parvenant pas à voir ses traits cachés derrière un foulard noir, je sentis son cœur s’affoler alors qu’elle découvrait qui elle avait vraiment en face d’elle. En une seconde je repris mon visage normal, rangeant mes crocs pour dévoiler mon vrai visage. « Tu ne sais pas l’erreur que tu fais. Je suis de bonne humeur ce soir alors je te laisse une chance de partir » lançais-je à cette femme qui avait eu le malheur de m’interrompre pendant mon repas.




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Sheila N. McGuinness

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MessageSujet: Re: I'm drowning in the déjà vu || Tobias & Sheila   Mer 8 Juin - 1:01

I'm drowning in the déjà-vu

ft. Tobias & Sheila


« You are my freedom. »
Deux jours s’étaient écoulés depuis mon arrivée à Beacon Hills. Deux jours depuis que j’avais passé la porte de mon nouveau chez-moi. Quoique, chez-moi est peut-être mal utilisé… Il s’agissait là du logement qu’Alastar avait acheté pour ma mission. Un appartement en centre-ville, bien trop grand pour une seule personne, mais il l’avait sûrement acheté en prévision de venir en renfort. Acheté. Pas loué. Il était donc sérieux quand il disait que cette mission serait à durée indéterminée, je n’étais pas contre, tant que je parvenais à faire en sorte qu’elle reste une mission solo. Enfin, après 27ans, j’avais le droit d’être lâchée, seule, dans la nature. Du moins, à Beacon Hills. Je comptais bien faire en sorte de ne pas les attirer ici. C’est pourquoi j’avais fait mon rapport, sagement à mon arrivée. Puis lors de mon deuxième jour qui avait été mon entretien pour mon arrivée à l’université. Etrangement, ils étaient en manque d’enseignants de Français. Me considérant comme leur sauveuse, j’avais de suite été rappelée et embauchée. J’étais ravie, mais ce sentiment avait un arrière-goût amer… Je savais qu’Alastar avait dû faire en sorte de rendre cela possible, afin de maintenir ma couverture… C’est pourquoi, hier, je m’étais faite une promesse. Je me dégoterais moi-même mon prochain emploi. Moi-même. Par mes propres moyens.
Aujourd’hui, ma journée avait été limitée à mon appartement et son aménagement, bien que je ne sois pas venue avec une masse d’affaires. N’empêche que je ne pouvais ne pas personnaliser un peu cet endroit trop froid à mon goût. J’avais découvert sans réel sourire ce qui doit normalement servir de bureau… Une salle sans fenêtre, fermée d’un code. La salle où s’entreposaient mes armes et autres gadgets nécessaires lors des chasses. J’avais jaugé le tout. Voilà ce que connaissait bien de moi mon père, mes goûts en termes d’armes… Le père de l’année…

La nuit été tombée à une vitesse hallucinante. Je ne m’en étais pas même pas rendue compte. Deux jours que j’étais là et je n’avais toujours pas eu le temps de visiter la ville. J’allais pour me préparer à sortir. Juste me promener, voir un peu la ville de nuit. Respirer un peu. C’est alors que je sortais de ma douche que j’entendis mon portable sonner. Je regardais. Un email. Deux jours sans rapports et voilà qu’il crisait… Je répondis très simplement. – Je vais chasser. Je te fais mon retour dès que je rentre.
Petit mensonge, certes, ce n’était pas la première raison de ma sortie. J’ôtais ma serviette pour enfiler un jean noir, un pull bordeaux, ajoutant des bottines, ma fidèle veste en cuir à capuche et enfin je me maquillais et coiffais. Rien d’extravagant. Du moins, tant qu’on ne fouillait pas trop. Dans ma veste, des pointes de bois, dans une poche, un spray anti-vampire, à ma cheville une lame et dans mon sac à main, heureusement assez grand pour contenir un flingue et un chargeur. Le minimum. Je n’oubliais pas le principal, ce voile noir mat que  Juste de quoi être sûre. J’ai été élevée ainsi. A être présente. Tout le temps. Sans répit. Vivement que cette habitude me passe un peu…

J’avais eu le temps de faire le tour du centre-ville. Plutôt sympathique et vivant bien que l’on soit en milieu de semaine. Du peu que j’avais vu, j’avais l’impression que j’allais pouvoir me plaire ici. C’était ce que je me disais alors que je dépassais une boîte qui semblait assez vivante. J’aurais presque été tentée d’aller y faire un tour si un mouvement dans une allée n’avait pas attiré mon attention. Certains n’auraient pas remarqué, un chasseur ne peut s’en empêcher. Je me callais contre le mur de brique, ma respiration était posée, le but étant de faire le moins de bruit possible. Je sortais un miroir et observais, en retrait, la scène. Un homme maintenait une femme contre un mur. J’aurais pu croire à un agresseur, jusqu’à ce que je vois ses crocs briller à la faible lumière de la ruelle. Un vampire.
Il ne m’en fallu pas plus. J’ai beau ne pas aimer les McGuinness, je reste malgré tout une chasseuse. Je plongeais de nouveau la main dans mon sac pour en retirer mon foulard. Je le collais contre le haut de mon nez, passant sur mes pommettes, avant de le tirer le long de ma nuque, serrant un nœud pour qu’il tienne le temps d’un combat. Je relevais ma capuche, attrapant mon gun, le chargeur avant de dissimuler mon sac derrière une benne. Il était temps.

« HEY ! » Criais-je à l’attention du vampire, suffisamment fort pour qu’il détourne son attention de sa victime et se tourne vers moi. Je gardais mon flingue dissimulé, surveillant le moindre de ses gestes, jusqu’à ce que mon œil s’habitue à la lumière faible pour découvrir les traits de son visage. J’en restais muette. Celui que j’avais toujours vu sur des photos, des images, des papiers était là, face à moi. Tobias Bucky Barnes. J’ai tellement entendu ce nom… et voilà qu’il était là, en face de moi. C’était comme un rêve. J’eus un petit sourire lorsqu’il prit la parole. Je n’hallucinais pas. Il était bel et bien là. Mon ticket de sortie. « Merci pour la proposition, mais je crois que je vais passer. Ce n’est pas donné de tomber sur un vampire tel que toi, ça m’ennuierait de rater ma chance d’en savoir un peu plus. » Je relevais vivement la main, le coup parti, le silencieux aidait. Mais il n’est pas dupe, il bougea juste à temps, seulement effleuré, je vis la blessure fumer suite à la présence de la verveine, tentant de guérir bien que ralenti par le venin. « C’est si facile d’être un vampire… » Dis-je avec une pointe de dédain : « ça se salit les mains et ça sort sans une seule égratignure. Laissant juste des corps derrière vous. » Je continuais d’avancer, mon doigt pressant systématiquement sur la gâchette, visant en tentant de prévoir où il allait tenter de se déplacer, surveillant mes arrières, ils sont les rois pour les attaques en lâche…

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Tobias B. Barnes

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MessageSujet: Re: I'm drowning in the déjà vu || Tobias & Sheila   Jeu 9 Juin - 14:44

 
I'm drowning in the déjà vu. || Tobias & Sheila
J’avais trouvé une petite proie pour ce soir et alors qu’elle me suivait dans une ruelle sombre ne cessant de parler de sa petite voix criarde, je me retournais et avec vitesse la collais en mur, plaçant une main sur sa bouche tandis que je plantais mes crocs dans son cou. Je me délectais de son sang qui calmait la brûlure de la faim tandis que cette pauvre petite chose essayait tant bien que mal de me faire lâcher prise. Ah les humaines … Quand comprendront-elles qu’il ne faut jamais suivre un homme dans une ruelle sombre. Elle devrait même s’estimer heureuse. J’allais seulement la tuer après l’avoir vidé de son sang et non faire d’autres choses de son petit corps frêle. J’ai beau être un vampire je ne suis pas un porc. Alors elle ferait bien mieux de me remercier d’avoir une mort plus ou moins rapide alors qu’elle pourrait vivre à tout jamais avec un traumatisme bien plus horrible. Ah qu’elle âme charitable je suis parfois, ça m’étonnerai presque. Mais bon au fond je m’en fou royalement de ce que pouvait penser ma nourriture. Je la sentais faiblir, ses coups étant moins appuyés mais je n’étais pas près d’être rassasier. Il allait falloir que je trouve une autre proie pour ce soir. C’est alors que je fus interrompu dans mon repas par une voix. Non mais ces humains, plus aucun savoir vivre.

Je relâchais ma proie, me foutant royalement de la façon dont elle tomba mollement sur le sol pour me retourner face à celle qui venait d’interrompre la fin de mon repas. Je regardais la jeune femme qui se tenait à l’entrée de la ruelle. La majeure partie de son visage était caché par une sorte de foulard noir, au moment où elle vit mon visage, j’entendis les battements de son cœur s’affoler. Elle devait savoir ce que je suis, et avait quand même osé m’interrompre. Allen m’avais parlé de ses humains qui nous chassait, nous les vampires. J’avais eu la chance de n’en avoir encore jamais rencontré avant. Mais après tout ce n’est qu’une humaine, que pourrait-elle bien me faire ? Alors que je lui conseillais de continuer son chemin, étant plutôt de bonne humeur, ce qui m’étonnait moi-même. Mais cette petite effrontée me répondit tout en braquant une arme sur moi en tirant. Ne m’y attendant pas, je mis un certain temps à réagir, pas trop non plus, et bougeais pour éviter la balle, cette dernière m’effleura le bras et je sentis une brûlure affreuse. Cette garce avait dû enduire ses balles de verveine. Ça n’allait pas me tuer, mais ça faisait un mal de chien et allait retarder la guérison.

Elle s’avança plus à l’intérieur de la ruelle, tirant de tous les côté avec son arme, tout en parlant avec dédain de la vie des vampires. Qu’est-ce qu’elle en savait de la vie des vampires elle ? J’esquivais chaque balle avec rapidité, tout en essayant de trouver un moyen pour l’approcher. Car si à distance elle a l’avantage avec son arme, au corps à corps elle allait faire moins la fière. Une de ses balles m’effleura la joue et la brûlure de la verveine se répandait dans tout mon corps. Elle avait réussi à m’énerver maintenant. Bien que je sente la blessure sur ma joue se refermer, la verveine menaçait de me faire ralentir. Je devais attendre qu’elle soit à court de balle avant d’espérer pourvoir l’approcher assez pour lui arracher la tête, ou le cœur, peut être les bras aussi au passage pour lui apprendre les bonnes manières. Ou alors je la mordrais pour boire son sang, lentement, très lentement la forçant à constater la vie quitter son corps sans rien pouvoir y faire. Il y avait tellement de façon amusante de tuer les humains. Rapide ou lente, douloureuse ou non. Mais une chose est sûre, j’allais la faire souffrir celle-ci.

Enfin son chargeur fut vide et avant qu’elle ait eu le temps de bouger, je m’approchais assez pour la saisir et la jeter contre le mur. Je sentis l’odeur de son sang se répandre dans l’air au moment où sa tête avait frappé le mur. J’attrapais son pied et l’envoyais rouler de l’autre côté de la ruelle. J’imaginais bien la douleur qu’elle pouvait ressentir. Pauvre, pauvre petite humaine. Elle aurait dû y réfléchir à deux fois avant de s’attaquer à moi. Je lui avais même laissé le choix de partir dans un moment de pure bonté. En fait je voulais principalement pouvoir finir mon repas tranquillement. Mais non ces humains n’en font vraiment qu’à leur tête et après ils osent dire que nous sommes dégoutant de laisser traîner des cadavres dans notre sillage. Faut bien se nourrir non ?! Je lui balançais un coup de pied dans le ventre ce qui l’envoya encore une fois rouler de l’autre côté de la ruelle. Je m’approchais tranquillement d’elle, toujours allongée sur le sol. Voyant qu’elle sortait un pieu de l’intérieur de sa veste, je donnais une claque à sa main, faisait voler le pieu au loin, avant de l’empoigner par la gorge, la soulever du sol et la coller violement contre le mur.

« T’aurais vraiment dû passer ton chemin. » lui lançais-je alors qu’elle se débattait pour me faire lâcher prise. J’appuyais un peu plus fort sur sa gorge, lui laissant le droit de respirer mais faisant en sorte que ce soit difficile. « Tu es la première chasseuse que je vais tuer, tu devrais en être honorée. Mais avant tout je veux savoir à quoi tu ressembles. » dis-je avant de tirer sur son foulard de mon autre main. Et alors que son visage apparaissait sous mes yeux, ce fut comme si le temps s’était arrêté et comme si mon passé défilait devant mes yeux. Car Ce visage je le connaissais et pourrait le reconnaitre parmi des milliers. Car dans le brouillard de ma vie d’humain, j’étais tombé amoureux de Ce visage, l’avais épousé, eu un fils. J’avais passé mes quelques années d’homme à tout faire pour toujours voir un sourire sur Ce visage, l’avais aimé de tout mon être, de tout mon corps et toute mon âme. Et j’avais vu Ce visage et le corps qui va avec pendu au bout d’une corde alors qu’elle attendait notre deuxième enfant. « Cathleen ?! ».




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Sheila N. McGuinness

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MessageSujet: Re: I'm drowning in the déjà vu || Tobias & Sheila   Ven 10 Juin - 10:36

I'm drowning in the déjà-vu

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« You are my freedom. »
Il me jaugeait du regard, son air fier et supérieur brillant dans le coin de son œil. C’est pareil avec la plupart des vampires sanguinaires, ceux qui n’ont plus leur humanité et qui se prennent pour les rois du monde, sous-estimant les humains, les chasseurs, ne nous prenant que comme des bonnes bouteilles à déguster. Pathétiques. De là à nous sous-évaluer nous, les chasseurs, c’est vraiment qu’ils se prenaient pour bien plus qu’ils ne sont, car certes, nous n’avons pas les capacités, mais nous, pauvres petits humains, avons réussi à nous adapter, à nous entraîner pour être suffisamment aptes à leur tenir tête, et ce non pas en sirotant le sang de quelqu’un, posé dans un canapé. Loin de là. On en a bavé. J’en ai bavé… Et je suis prête à accepter de remercier mon père pour ces terribles heures d’entraînements qu’il m’a forcé à endurer si cela me permet de tuer ce vampire qui a pourri notre famille, ma vie, et enfin obtenir ce que je désire plus que tout au monde. Continue de me sous-estimer, vampire, et tu feras une erreur. Ce n’était pas la première fois que je m’opposais à un vampire, un de son âge non plus, même si la dernière fois, nous avions été deux, Lonan et moi. Mais j’allais y arriver. Je n’ai tout simplement pas le choix.
Ma première balle eut l’art de l’énerver. Tant mieux. Je n’étais pas là pour avoir un vampire qui veut faire semblant d’être sympathique. Il ne l’est pas. C’est un sanguinaire, pas l’un de ces vampires qui font l’effort d’adapter leur régime alimentaire et d’avoir un semblant de vie normal. Il était l’un de ces faibles qui n’ont pas la force de supporter leur humanité et qui préfèrent devenir des monstres qui tuent plutôt que d’avoir encore des sentiments qui les ramèneraient peut-être sur le droit chemin. Voilà le vampire qu’on m’avait décrit. Voilà comment je voyais ce fichu Tobias qui m’en avait fait bouffer et baver pendant 27ans sans même le savoir. Celui qui a rendu ma vie misérable alors qu’il vivait son petit train quotidien en se délectant de jeunes filles qui ne font que tomber pour sa belle gueule.
Il me sous-estimait, tant mieux pour moi. Je ne suis pas une idiote et je ne supporte pas qu’on me considère comme telle. Ce qu’il faisait. Je comptais mes balles, plus que trois. Je n’aurais pas le temps de changer de chargeur, ça lui laissera une bien trop grande ouverture. Plus qu’une. Mais je ne la tirais pas. Tant pis, va pour le corps à corps, mieux vaux garder la dernière au cas où… Je savais ce qu’il allait se passer. Les attaques en lâche... Ça allait faire mal, mais humaine contre vampire, ils se foutent de l’égalité du combat. Qu’il tente de me faire mal, qu’il tente de me détruire, trop tard pour lui, quelqu’un s’en était déjà chargé. C’est comme ça qu’on fonctionne chez les McGuinness, on a toujours notre humanité mais la souffrance, on n’a pas le droit de connaître. Alors qu’il me fit voler contre un mur, je tombais au sol ravalant un gémissement. Crier est signe de défaite n’avait cessé de me clamer Alastar… Je n’aime pas perdre…
Ayant juste le temps de caller mon gun dans mon harnais dissimulé sous ma veste, ne prêtant pas attention au sang qui me coulait le long du cou. Je n’en eus pas le temps, qu’il enchaînait. Il fallait s’y attendre. Le coup de pied me coupa le souffle, je me sentais rouler au sol, mais mon cerveau me hurla de me reprendre. Je contrôlais le mouvement pour atterrir sur mes pieds. Il était déjà là. Une ouverture et ils se déchaînent, et après on doit clamer qu’ils ont le droit. N’importe quoi. Sa poigne me compressa la gorge alors qu’il me soulevait du sol, me forçant à lâcher l’un de mes pieux. Je peinais à respirer, mais j’eus malgré tout suffisamment de force pour esquisser un sourire : « Et rater une occasion de m’amuser ? ça aurait été bien trop dommage… » J’attrapais son poignet, pur réflexe bien qu’il soit normal que cela ne lui fasse rien. Réfléchis Sheila… Trouve une faille…
Mais il me déconcentra. Il me dégoûta même. Je baissais mon regard, vers lui, un regard noir de colère. L’énervement me happa, me faisant oublier que je suffoquais. Il se foutait vraiment de moi… « La première chasseuse ? Laisse-moi rire… » Lui crachais-je au visage alors qu’il approchait sa main de mon foulard. Je ne compris pas réellement ce qu’il se passa mais il se figea en découvrant mon visage. Il avait eu son ouverture, voilà qu’à présent c’était à mon tour. J’allais pour riposter quand je l’entendis dire quelque chose. Un air complètement différent s’emparant de son expression lorsqu’il prononça son prénom. Celui de mon ancêtre. Celui de ma très lointaine tante que je connaissais tout aussi bien que si je l’avais rencontré en réalité. Celui de celle qu’il avait tué. Cathleen…
Je savais très bien de qui il parlait et cela eut l’art de me mettre de plus belle en colère. « Tu n’as pas le droit de prononcer son nom… » Ma seconde main qui était affairée à retirer mon spray de Verveine parvint à s’en emparer et je le pressais contre son poignet pour qu’il lâche prise. J’atterris sur mes pieds et profitais de cet instant pour riposter à mon tour. « Tu n’as pas le droit de parler d’elle. » Un second pieu glissa dans ma main et je le frappais en pleine côtes, rassemblant le reste de mes forces pour l’y entrer en totalité. Voilà que je regrettais de ne pas avoir pris un de ces shoots d’adrénaline et d’autres drogues concoctés par le paternel pour nous booster face au vampire. Je ne les supportais pas, surtout la douleur qui suit lorsque la drogue s’efface doucement, mais au moins, cela m’aurait sûrement aidé ce soir… La colère aide un peu, autant l’exploiter un maximum…
Alors qu’il tentait d’extirper le pieu, je tournoyais sur moi-même pour donner de l’élan à ma jambe qui se tendit en dernier lieu pour aller heurter de plein fouet son visage. A son tour de se retrouver à terre. Il allait se redresser et j’usais de mon avant-dernier pieu pour le clouer au sol, retombant sur lui et enfonçant l’arme de bois dans sa gorge. J’aurais pu prendre mon arme et lui tirer en plein crâne. Une bonne dose de Verveine dans le cerveau l’aurait bien plus ralenti et j’aurais pu le ramener avec moi pour des questions. Mais là, c’était à son tour de m’avoir énervé. J’empoignais donc mon dernier pieu, le pressant lentement contre la peau de sa poitrine, sentant sa chair se déchirer lentement au fur et à mesure. Ma poigne était si forte, si décidée à ne pas lâcher ce pieu que mes ongles arrachaient ma propre peau sans que je daigne y prêter de l’attention. « Tu l’as tuée, tu n’as pas le droit de parler d’elle. » Chuchotais-je en le regardant avec dégoût. Comment osait-il dire son prénom ? Les vampires sans humanité sont bien les pires. La fatigue et l’énervement avait le dessus sur mes émotions, la haine à son égard faisant apparaître des larmes de haine dans le coin de mes yeux. « Tout ça c’est de ta faute. A toi seule tu as su pourrir ma famille. Tu nous as détruits. Tu l’as détruite. Tu m’as détruite. Tu mérites de crever de mille et une tortures pour ce que tu nous as fait subir. » Chuchotais-je animée uniquement par mon aversion, mes muscles tremblant de frustration. Oui. J’étais frustrée. Parce qu’il gardait cet air étrange en fixant mon regard. Il gardait cette expression déstabilisante alors que je parlais de mon ancêtre et du mal qu’il lui avait fait, à elle comme à toutes les générations suivantes. J’étais frustrée car inconsciemment, ce changement d’expression m’intriguait, me déstabilisait et m’empêcher de continuer d’enfoncer le pieu dans sa poitrine pour en finir et être libre. « ARRÊTE DE ME REGARDER COMME CA ! » Je n’en pouvais plus, il me perturbait et j’en venais à m’énerver moi-même. Pourquoi ? Pourquoi j’hésitais de la sorte ? Je ne le supportais pas.

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Tobias B. Barnes

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MessageSujet: Re: I'm drowning in the déjà vu || Tobias & Sheila   Ven 10 Juin - 14:30

 
I'm drowning in the déjà vu. || Tobias & Sheila
J’avais bien malmené la petite chasseuse, l’envoyant voler plusieurs fois dans les murs avant de la faire rouler le long du sol d’un coup de pied. J’envoyais voler le pieu qu’elle avait en main avant de l’attraper par la gorge et la soulever pour la coller contre un mur. Lorsqu’elle me parla, la voix faible, bloqué par ma main, je souris intérieurement, elle avait du cran la petit humaine, mais ce n’est pas ça qui allait la sauver. Elle attrapa mon poignet, pensant qu’elle allait pouvoir me faire lâcher prise ou par pur réflexe humain. Je n’en savais rien. Cependant j’étais troublé qu’elle semble croire qu’elle n’était pas la première chasseuse que j’allais tuer. Tant pis, elle emporterait ses doutes et ses croyances avec elle. J’approchais ma main de son visage pour lui retirer son foulard. J’eu un choc en découvrant le visage caché en dessous. Celui de ma femme, trait pour trait. Je desserrais mon emprise sur sa gorge, sans la lâcher pour autant, en prononçant son nom. Celui de ma femme. Il était impossible qu’elle soit humaine, où même encore vivante. J’avais vu son corps pendre au bout d’une corde, ses yeux sans vie, son teint blafard prouvant qu’elle n’était plus et ne sera plus jamais. J’avais enterré sa dépouille et celle de notre fils sous les cendres de notre maison. Avant de faire taire mes émotions à tout jamais.

J’étais perdu de me retrouver face à la copie conforme de ma femme. Comment avais-je pu la blesser, ne serait-ce qu’oser lever la main sur elle. Elle à qui j’avais promis de la protéger contre tous les malheurs du monde. Et j’avais échoué. Je n’avais pas pu la sauver. La culpabilité et la douleur de sa perte m’avais conduit à faire taire mon humanité. Parce qu’Allen ne m’aurait jamais laissé la rejoindre dans la mort. Et voilà que cette femme en face de moi faisait remonter les pires souffrances que j’avais vécues. Elle m’incendia de ne pas prononcer son nom avant d’utiliser un spray sur mon poignet. Verveine. Ma peau brûla et je lâchais ma prise. Elle continuait de m’hurler des paroles que je ne comprenais qu’à moitié encore sous le choc. Elle riposta et enfonça un pieu dans mes côtes. La douleur me ramena au moment présent et avant que j’aie eu le temps d’enlever le morceau de bois, elle me donna un coup de pied et je me retrouvais au sol. J’allais pour me relever qu’elle me sauta dessus et enfonça un pieu dans ma gorge, me clouant au sol. J’essayais de parler, mais seul des gargouillis sortaient de ma bouche. Tant que ce maudit pieu serait toujours là je ne pourrais pas parler.

Elle empoigna un autre pieu et l’appuya contre ma poitrine. Je savais que si elle l’enfonçait de toutes ses forces, s’en serait finit de moi. Je sentais la pointe s’enfoncer petit à petit. J’étais prêt à abandonner, et enfin retrouver celle que j’aimais et quitter cette vie dont je n’avais que faite quand ses paroles me ramenèrent au moment présent. Comment pouvait-elle seulement oser penser que j’avais tué ma femme. J’aurais donné mille fois ma vie pour elle. Je voulais rétorquer que je n’avais rien fais, rien de tous les maux dont elle m’accusait. Je n’avais jamais touché à sa famille, je ne les connaissais même pas. Malheureusement le pieu dans ma gorge m’empêchait toujours de parler. Je ne comprenais pas. Je la regardais espérant qu’elle puisse lire la vérité au fond de mes yeux. Elle semblait hésiter à aller jusqu’au bout et finir d’enfoncer son pieu dans mon cœur. Elle m’hurla d’arrêter de la regarder et je saisie cet instant, alors qu’elle semblait vraiment déstabilisée pour reprendre le dessus. Je la repoussais de toutes mes forces et après m’être relever le plus rapidement que mes blessure me le permettaient je l’assommais d’un grand coup sur l’arrière de sa tête.

L’attrapant avant qu’elle ne tombe au sol, je la soulevais dans mes bras et parti en vitesse rejoindre mon studio. Je devais connaître le fin mot de cette histoire. Arrivé chez moi, je la déposais sur le lit, déchirais les draps afin de lui attacher les poignets aux barreaux qui composaient la tête du lit. Une fois sur qu’elle ne pourrait pas trop bouger, de un pour qu’elle ne puisse pas se blesser en se débattant mais surtout pour qu’elle ne puisse pas m’attaquer. Une fois persuadé qu’elle était bien attachée, je me détournais pour enlever les pieux qui étaient toujours dans mon corps. Celui qui était proche de cœur parti facilement, elle ne l’avait pas trop enfoncé. Je ne pouvais pas en dire autant de celui dans ma gorge ou dans mes côtes, la chair ayant commencée à cicatriser par-dessus le bois. Lâchant un sifflement de douleur en les retirant l’un après l’autre, j’attendis devant un miroir que tout cicatrise. Une fois guéri, j’enlevais ma veste. Je retirais mon t-shirt et le jetais au sol avant d’aller en saisir un dans mon placard. J’entendis le cœur de la chasseuse s’accélérer. Elle devait s’être réveillée. Je m’avançais vers elle tout en enfilant mon t-shirt, tirait une chaise et m’installais dessus en faisant en sorte que le dossier soit face à moi. J’appuyais de mes bras sur ce dernier avant de regarder la chasseuse dans les yeux. « Tu vas me dire tout ce que tu sais, enfin que tu crois savoir, sur Cathleen et sur sa mort. Ne penses même pas me mentir je le saurais tout de suite. Et tu ne risque pas d'apprécier ce qui pourrait t'arriver si tu essayes. »


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MessageSujet: Re: I'm drowning in the déjà vu || Tobias & Sheila   Sam 11 Juin - 0:50

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« You are my freedom. »
Il était perdu et je dois l’avouer, je l’étais tout autant. Son expression avait changé du tout au tout alors que mon voile était tombé. Il avait prononcé son nom. Le nom de celle qu’il avait arrachée aux McGuinness il y a de ça tant de siècles. Comme s’il n’avait pas mis fin à ses jours. Quoi ? Il s’était fait un lavage de cerveau en éteignant son humanité ? Selon moi, ce n’était qu’une solution de facilité. Il était donc lâche ? Je ne m’en serais pas doutée, plongée dans les dossiers pullulants dans notre demeure à son sujet. Si j’étais déçue ? Non. Il est un vampire, sanguinaire. C’est ce qu’ils font n’est-ce pas ?
Disons plutôt que ça m’énervait et me frustrait. Et je ne le supporte pas. Et je suis du genre lunatique… Donc pour le coup, j’ai lâché mes nerfs sur lui au lieu de me calmer et d’essayer de comprendre ce qui longtemps m’avait fait réfléchir. Et si l’on se trompait sur lui ? Et si on m’avait inculqué de tuer ce vampire, m’empoisonnant l’esprit en contant les horreurs qu’il aurait commise, de ces images terribles de ce dont il est capable, tout cela à tort peut-être ? Une haine trop rapidement tournée vers le vampire ? Je m’étais posée ces questions. J’avais osé les poser à Alastar, sa colère avait été terrible, comme si je trahissais à mon tour ma famille… Alors je m’étais tue, j’avais appris, retenu, mais ces questions persistaient. Pourquoi ? Pourquoi voudrais-je lui laisser le bénéfice du doute ? Voilà que c’était à mon tour de m’énerver moi-même. Autant en finir maintenant. Tue-le Sheila. Tu seras libre. C’est tout ce qui compte non ?
Alors j’enchaînais. Muée par cette haine et cette colère, rejetant du mieux que possible mes questions et mon incompréhension. Tentant de ne pas me fier à ce regard menteur qu’il revêtait. Non. Il est vampire. Il est sans-humanité. Ils sont faits pour manipuler. Ne jamais se fier à un vampire dépourvu de son humanité. On me l’a que trop dit… Je serais le pieu dans ma paume, mes ongles se frayant un passage dans ma chair, la douleur vive m’aida à me calmer. Et si j’avais raison de me poser des questions ? Je ne suis pas comme Alastar. Je ne suis pas une suiveuse comme ma mère et ces nombreux membres de ma famille. J’ai mon point de vue, ma manière de voir les vampires, pourquoi ne pas faire de même avec lui ? Pourquoi ne pas l’écouter ? Tout simplement parce que je craignais de faire une erreur. Et je ne peux m’accorder d’en faire une. Trop tard…
Perdue, il en profita pour me repousser, prise au dépourvu je ne parvins à l’empêcher. Je me retrouvais à rouler au sol et à peine avais-je le temps de me redresser que je sentais un violent coup à l’arrière de mon crâne. Je perdais conscience, pensant que j’allais heurter le sol de plein fouet. Voilà que ce vampire allait me tuer et que je n’allais même pas m’en rendre compte. Voilà que j’allais mourir après avoir fait l’erreur du siècle. Hésiter est signe de faiblesse. Merci Papa, je le sais. Je vais suffisamment me ronger comme ça. Comment ai-je pu être aussi bête. Je l’avais. Il m’aurait suffi de presser un peu plus le pieu et il serait parti. J’aurai ramené la dépouille chez mes parents. Ils auraient enfin été fiers. Ils m’auraient enfin laissée tranquille. J’aurai sauvé mon frère de ce foyer malsain. Chacun de nous aurait pu avoir une vie normale. Et à cause de ma faiblesse, voilà que je ruinais tout. Et je vais mourir. Ils vont être si déçus de moi… Celle qu’il considérait comme son atout…
Je sentais que je revenais à moi, ma tête tambourinait et je voulus porter ma main à mon crâne pour examiner me blessure. Je sentis mes muscles se tendre, n’arrivant pas à faire ce que je voulais de mes bras. J’ouvris les yeux, embrouillée, tout était flou autour de moi, mais j’avais deviné ce qu’il se passait. Alastar me l’avait fait subir une fois. J’étais attachée. Je repris mes esprits dans un pic d’adrénaline, tentant de me redresser, regardant mes deux mains prises dans des bouts de tissus reliés à une tête de lit que je ne connaissais pas. « T’es de ceux qui aiment jouer avec leurs proies avant d’en finir c’est ça ? » Grommelais-je en secouant ma tête pour me réveiller. Ce ne fut pas difficile, j’étais en mauvaise posture, pas de temps à perdre avec des douleurs superflues. Je le vis s’approcher, un siège en main, venant s’installer pour me faire face. Il avait ôté ses pieux et ses plaies avaient cicatrisés. Je jetais un rapide coup d’œil à mes liens et me maudis pour ne pas avoir placé ma lame dans ma manche plutôt qu’à ma foutue cheville. Ces quelques jours de liberté m’avaient donc ramollie à ce point ?
Il lâchait sa question et je levais les yeux vers lui, rapprochant mes jambes de moi pour qu’il n’ait pas l’occasion de me toucher. C’était ridicule, mais j’avais toujours eu ce sentiment de sécurité lorsque je me retrouvais dans telles situations, bien qu’autrefois elles aient été simulées. Ce que je crois savoir… Cathleen. Je le regardais avec dédain alors qu’il me disait de ne pas tenter de lui mentir. Prend-il vraiment les chasseurs pour des idiots finis ? Nous sous-estimer à ce point ? On est né pour mentir. On nous l’enseigne. C’est notre vie. On doit vivre de la sorte. Je vis un mensonge. Pourquoi je changerais pour ses beaux yeux ? J’eus même un petit sourire lorsqu’il me dit que je ne risquais pas d’apprécier si je faisais de tel. « Me fais pas rire. » Souriais-je en appuyant ma tête contre la tête de lit.
Il voulait parler ? Alors soit. J’aurais peut-être réponses à mes questions par la même occasion. Je saurais peut-être, lorsqu’il se lasserait de m’écouter, si j’ai bel et bien fait ou non une erreur en ne lui enfonçant pas ce fichu pieu dans le cœur… « Tu veux que je te rappelle qui a tué ta femme ? Cathleen McGuinness ? Mon ancêtre ? C’est toi. Tobias Bucky Barnes. Le vampire qui a foutu le bordel dans notre lignée de chasseur. » Dis-je en le regardant droit dans les yeux. Je me braquais, toujours en colère de m'être ainsi faite avoir. Je savais mentir, mais ce n’était pas un mensonge. Voilà ce qu’on m’avait conté. Voilà ce que je savais. « Ce meurtre a engendré la colère de sa jumelle et leur famille et c’est à partir de ce jour où Cathleen a disparu que notre chasse a débuté. La chasse visant à te décimer. Toi. » Continuais-je, avec une grimace. Sa femme était morte et avait ainsi condamné toute sa descendance à ne plus avoir de vie, à ne plus avoir d’autre but que d’en finir avec cet homme qui avait réussi à la détourner du droit chemin. Voilà ce qu’on n’avait eu cesse de me répéter, encore et encore. « Tu l’as détourné de notre famille, tu la leur as ôté, l’illusionnant avec sûrement de belles paroles à l’eau de rose de l’époque. Tu lui as voilà la face et c’est à cause de ça qu’elle est morte. Ça te rappelle quelque chose ou non ? » Je ne le quittais pas des yeux. Il avait toujours ce petit quelque chose qui me déstabilisait. Pourquoi il avait ce regard. Alors j’inspirais longuement et je repris : « Pourquoi tu m’as appelé Cathleen ? » J’avais besoin de savoir. Oui, je ne comprenais pas, parce que toute ma vie on n’avait fait que me placarder des images et histoires sur Tobias ici présent, mais très peu sur mon ancêtre.  

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MessageSujet: Re: I'm drowning in the déjà vu || Tobias & Sheila   Dim 12 Juin - 15:33

 
I'm drowning in the déjà vu. || Tobias & Sheila
Je venais d’assommer la chasseuse, la rattrapant avant qu’elle ne tombe au sol. La portant dans mes bras afin de rejoindre en quelques secondes mon appartement. Je la déposais sur le lit et déchirais mes draps pour lui entraver les poignets à l’aide de la tête de lit. Bien que sa ressemblance troublante avec ma défunte femme me perturbe assez pour ne pas l’avoir tué sur coup après les blessures qu’elle m’avait infligée, je n’étais pas non plus suicidaire au point de lui laisser l’occasion de m’attaquer de nouveau. Car je devais savoir pourquoi elle était persuadé que j’avais tué ma femme et que j‘avais ruiné sa vie et celle de sa famille. Il y avait quelque chose qui ne collait pas e je devais trouver ce que c’était. Et surtout il fallait que je sache comment il était possible que cette femme soit identique à Cathleen. Une fois persuadé qu’elle ne pourrait pas s’enfuir et me blesser en même temps, je m’occupais de retirer les pieux encore enfoncés dans mon corps. Ce n’était pas agréable, loin de là. Alors qu’elle reprenait connaissance, je changeais de t-shirt et attrapais une chaise pour me placer face à elle. Je ne réagissais pas à sa remarque sur le fait de jouer avec mes victimes. D’habitude ce n’est pas de cette façon que je joue avec … Je ne suis pas très porté sur le SM avec cuir et cravache.

Appuyant mes avants bras sur le dossier de la chaise, je lui ordonnais de me raconter ce qu’elle pensait savoir sur ma femme. J’ajoutais également qu’elle ne devait pas me mentir, que je le saurais tout de suite. Je concentrais d’ailleurs une partie de mon ouïe sur les battements de son cœur. J’étais impressionné par le fait que malgré la situation dans laquelle elle était, elle semblait calme et non prête à la panique comme l’aurait été la plupart des humains face à une mort certaine. Car je n’avais pas le choix au fond. Une fois qu’elle m’aurait tout raconté, j’allais devoir la tuer. Rien que d’avoir cette pensée, je me dégoutais. Car je me voyais tuer ma femme, bien que celle qui était en face de moi était loin d’être ma Cathleen. Cathleen était la gentillesse incarnée, elle aurait été incapable de faire volontairement du mal à une mouche. Je la revoyais, dans le brouillard de ma mémoire, verser une larme en me voyant tuer un lapin pour le souper. Je la revoyais, les yeux remplis d’amour alors qu’elle berçait notre fils dans ses bras. Je me souvenais de son visage et du sourire rayonnant de bonheur le jour de notre mariage. Et puis je revis les heures les plus horribles de ma vie. Quand j’ai trouvé son corps pendu à un arbre, la vie l’ayant quitté. Je me revois couper la corde, son corps sans vie tomber au sol, creuser une tombe, la déposer dedans et recouvrir son corps de terre. Je revoyais ces évènements sombres comme si je les vivais à nouveau, je ressentais cette douleur qui m’avait déchiré de l’intérieur et poussé à éteindre mon humanité. Tout ça à cause de cette femme attaché à mon lit.

Elle commença enfin à parler, me sortant de mes souvenir quand elle annonça que Cathleen était son ancêtre, c’est donc une McGuinness. Que j’avais fait quoi ???? Que j’avais tué ma femme. Je me levais d’un bon en entendant ses paroles absurdes et repoussais la chaise de chaise de colère, l’envoyant se briser contre le mur derrière moi. Elle ne broncha même pas, ne sursauta pas à ma réaction et continua à parler. Les battements de son cœur toujours aussi régulier, me prouvait qu’elle ne mentait ou du moins qu’elle disait ce qu’elle pensait être la vérité. J’eu une surprise en entendant parler de la jumelle de Cathleen … Je sais que ma femme avait une sœur mais elle ne m’avait jamais dit qu’elles étaient jumelles. Ni que sa famille était des chasseurs. En même temps j’avais toujours que le fait qu’elle tourne le dos de la sorte à sa famille cachait quelque chose de plus grand. Mais je ne m’en étais jamais intéressé. J’avais eu confiance en Cathleen et de plus à l’époque, si elle m’avait parlé de chasseur de vampire ou d’autres choses de la sorte, je l’aurais prise pour une folle. Au moins maintenant je savais que la lignée des McGuinness voulait me tuer car ils pensaient que j’avais tué Cathleen. Mais pourquoi sa sœur aurait raconté que je l’avais tué et surtout ça n’expliquait toujours pas cette ressemblance entre ma femme et l’inconnue en face de moi.

Quand elle annonça que j’avais osé détourner Cathleen de ses engagements envers sa famille, le brouillard commença un peu plus à se dissiper. Mais pourquoi inventer que je l’avais tué ? J’étais perdu dans mes pensées, en train d’essayer de démêler toute cette histoire que je ne faillis pas entendre sa question. Pourquoi je l’avais appelé Cathleen … Comment pouvait-elle croire à tous ses mensonges et ne même pas savoir qu’elle était le sosie parfait de ma femme. Décidément sa famille semblait manier les histoires comme bon leur semblait. « Je n’ai pas tué Cathleen. On t’a menti. On a menti à ta famille pendant des siècles. Je n’aurais jamais levé la main sur elle. J’en aurais été incapable. Elle était tout pour moi. ». Je portais ma main au médaillon qui pendait autour de mon cou. Une gravure de ma femme et de mon fils était à l’intérieur. « Elle a été tué par une troupe anglaise quand ils ont attaqué notre village. Ils l’on pendu elle, l’enfant qu’elle portait et notre fils à un arbre de notre jardin. Je ne suis pas responsable de sa mort. J’ai tout perdu ce jour-là, ma femme, mon fils, mon village et mon humanité. ». Je ne sais pourquoi je lui racontais tout ça mais quelque chose m’y poussait comme si je me devais de rétablir la vérité et surtout de la sortir, elle, la chasseuse qui avait essayé de me tuer, de ce mensonge ambiant dans lequel elle vivait. J’aurais dû la tuer de suite. Plutôt que de la ramener, car maintenant je ne me sentais pas la force de l’éliminer.

Je portais mes mains à mon cou pour détacher la chaîne ou pendait mon médaillon, avant de m’approcher du lit, je sentis l’odeur de sa peur comme si elle savait qu’elle allait mourir dans quelques instant. Et pourtant alors que j’aurais dû lui briser la nuque, je détachais ses mains, lui rendant sa liberté. « Tu veux savoir pourquoi je t’ai appelé Cathleen ? » lui dis-je tout en lui tendant mon médaillon. « Voilà pourquoi. ».



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MessageSujet: Re: I'm drowning in the déjà vu || Tobias & Sheila   Lun 13 Juin - 0:37

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J’ai été entraîné pour ça. Pour me retrouver dans telle situation. C’est bien maintenant que je suis pas mécontente d’avoir eu un paternel sans cœur. Que ce soit en termes de torture mentale ou physique, Alastar se rapprochait plus du vampire sanguinaire qu’autre chose… Il me posait des questions et je lui répondais, toujours sur la défensive certes, l’attaquant. Si je l’énervais, alors il s’emporterait, et il y a toujours bien plus de chance à ce qu’une erreur soit faite lorsque la colère vous gagne que lorsque l’on est calme et apaisé. Et ça semblait fonctionner…
Mes dires étaient loin de lui plaire. Ne dit-on pas qu’il n’y a que la vérité qui blesse ? Je n’avais jamais vraiment cherché à prouver la véridicité de cette citation, mais vérité ou non, le dit Tobias sortit de ses gonds. Hors de lui à m’entendre dire ce qu’on m’avait appris. Qu’il avait tué sa famille. Lui et lui seul. Dans un élan de colère il envoya son siège s’écraser contre un mur, mais je ne détournais pas le regard, je continuais de le fixer, ma respiration restant calme, mes battements ne s’alarmant pas face à cette démonstration de force et de colère. Je suis face à un vampire, à quoi d’autre pouvais-je bien m’attendre ?
Je continuais de parler, je continuais de répondre à ses questions, cherchant toujours à lui faire faire une erreur, les vampires sanguinaires sont si sûrs d’eux qu’ils se méfient peu des autres, de ceux qu’ils ne font que regarder de haut et traiter comme de la vermine. Mais la vermine a toujours plus d’un tour dans son sac. Sinon, les chasseurs n’existeraient plus. Tout simplement. Mais quelque chose me perturbait. Ses réactions étaient certes violentes, mais ce que je lisais dans son regard était de la surprise. Comme s’il s’agissait de la première fois qu’il entendait telle version de l’histoire. Il réfléchissait et je n’arrivais pas à comprendre pourquoi. Avait-il perdu la tête au point d’oublier les crimes qu’il avait commis ?
Peut-être… Ce qu’il dit m’y fit penser, lorsqu’il répondit à ma question en annonçant de but en blanc qu’il n’avait pas tué Cathleen. Une part de moi riait de sa déclaration tandis que l’autre l’écoutait avec bien plus d’attention. Ce qu’il disait, j’y avais réfléchi. Tallulah m’en avait fait part et nous y avions pensé. Et si les McGuinness s’étaient trompés ? Mais, comment autant de siècles auraient-ils pu s’écouler sans que personne ne se doute de l’erreur que faisait le clan ? Il enchaînait son monologue, m’expliquant la réelle cause de la mort de sa femme et de leurs enfants. Je n’avais pas envie de le croire et pourtant, plus je l’écoutais, plus le doute me happait. Et s’il disait vrai…
Je ne dis rien, continuant de le fixer, essayant de lire quelque chose sur son visage qui relèverait qu’il me mentait, qu’il se foutait de moi, pauvre humaine qui n’est qu’une proie de plus fichée dans ses yeux rouges sang. Mais je n’avais rien. Rien du tout. Même sa manière de parler avait changé lors de sa tirade. Qu’est-ce que je devais comprendre ? Qu’il avait raison ? Que les McGuinness s’étaient trompés pendant tant de siècles ? Que chacun de ces membres avaient ruiné leur vie à traquer quelqu’un qui n’avait pas à l’être ? Que je ne sais combien de centaine de nos membres et alliés avaient péri pour un mensonge ? C’était trop… Je fronçais les sourcils, niant d’un signe de tête « Tu mens. » Puis avec plus de conviction je repris : « Pourquoi devrais-je croire un vampire sans humanité et remettre en question ce pour quoi j’ai été mise au monde ?! » Ce fut à mon tour d’être en colère. J’étais frustrée de ne pas savoir s’il avait raison ou non. Car s’il disait vrai, alors j’avais perdu vingt-sept années de ma vie pour un mensonge dit il y a de ça près de sept siècles.
Il s’approcha et je sentis mon corps ce tendre, essayant de chasser mes questions pour me préparer à ce qu’il risquait de faire. S’il m’attaquait alors il me faudrait agir vite. Mais ses mains s’affairèrent à défaire mes liens. Je le regardais sans comprendre jusqu’à ce qu’il me tende le médaillon qu’il avait précédemment au cou. Je mis un temps à l’attraper avant de l’ouvrir. Dans le médaillon, deux visages étaient gravé. Celui d’un enfant et celui d’une femme. Mon visage. Je restais là, muette à fixer ce visage qui me ressemblait tant. « Qu’est-ce que… » Je lus par la suite de nom d’inscrit sous chacun de ces visages : Cathleen & Andrew. « Comment ? » Je disais à voix hautes les questions qui jaillissaient dans mon esprit. Comment n’avais-je pas pu savoir cela ? Etait-ce encore un plan d’Alastar que de me cacher tel détail ? Que de m’empêcher de savoir que je ressemblais à deux gouttes d’eau comme mon ancêtre ? Est-il détraqué à ce point ? J’étais perdue. Clairement. Et hors de moi. Mais je repris mon calme, je trouverais mes réponses auprès de mon paternel plus tard. Peut-être, si je me décidais à lui faire part de cette entrevue. Car là, maintenant, je ne savais plus si j’avais une réelle raison de tuer le vampire.
« Je n’ai jamais vu son visage. Ils ne me l’ont jamais montré. Juste le tien. » Déclarais-je en lui tendant le médaillon. « Tu ne peux pas me demander de te croire. Pourquoi devrais-je remettre en question tout ce que m’a enseigné ma famille après tout ce que tu as dit ? Comprends bien que c’est toute ma vie que tu es en train de remettre en question. Et je n’ai pas de preuves. » Je me torturais l’esprit. Essayant de trouver une réponse qui finirait de me dire si oui ou non il me disait la vérité. Mais je n’avais rien.

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MessageSujet: Re: I'm drowning in the déjà vu || Tobias & Sheila   Dim 19 Juin - 14:51

 
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J’avais écouté sa version de l’histoire. Sa version de mon histoire. Une version qui me mit dans une colère noire qui me fit me lever brusquement et envoyer rageusement ma chaise s’écraser contre le mur derrière moi. Comment pouvait-on affirmer que j’avais tué ma femme. Comme sa propre sœur avait-elle pu déformer l’histoire à ce point pour transformer une mort injuste qui a bien failli me détruire en une croisade absurde contre moi. Cathleen avait délibérément choisi de quitté sa famille pour, je n’y étais pour rien, enfin presque pour rien dans son choix. Comment pouvait-on encore me le reprocher près de 700 ans plus tard. Je veux bien assumer le nombre impressionnant de cadavre que j’ai pu laisser derrière moi depuis que je suis devenu un vampire, mais je n’assumerai jamais que l’on mente sur la mort de ma femme. Je devais rétablir la vérité. Enfin non pas vraiment, car dans le fond je m’en moquais, mais je voulais rétablir la vérité auprès d’elle. Alors je lui racontais ce qui c’était réellement passé, l’attaque des anglais, la pendaison de Cathleen, de notre fils, la perte de mon humanité. Je n’omettais aucuns détails, histoire d’être sûr qu’elle comprendrait que je n’y étais pour rien et que sa croisade était bâtie sur un mensonge.

Elle s’emporta contre moi, prétendant que je mentais, qu’elle n’avait aucune raison de croire un vampire sanguinaire et sans humanité. Que je remettais en question les raisons de sa venue au monde. Il est vrai que si j’avais été à sa place je ne me serais pas fait confiance non plus. « J’ai laissé des milliers de cadavres derrière moi, je ne le cache pas et n’en ai pas la moindre honte. C’est comme ça c’est ce que je suis. Mais je n’ai jamais fait le moindre mal à ma femme. ». Alors que je m’expliquais, je m’approchais en même temps, je la vis replier les jambes sous elle, se tenant prête à se défendre si je l’attaquais. J’aurais dû l’attaquer et la tuer. Mais au lieu de ça je lui libérais les mains en lui tendant mon médaillon. Car elle devait comprendre, ou au moins me faire comprendre cette ressemblance entre elle et Cathleen. Elle hésita longuement avant de l’attraper et de l’ouvrir. Je pu alors lire la surprise sur son visage. Elle ne savait donc pas qu’elle ressemblait à son ancêtre. Sa famille avait dû leur cacher.

Elle me rendit mon médaillon en m’annonçant qu’elle n’avait jamais vu son visage, seulement le mien. J’avais donc un fan club depuis des siècles, enfin façon de parler. Je rattachais le médaillon autour de mon cou, le seul souvenir de mon humanité passée depuis longtemps. Elle m’annonça sérieusement qu’elle ne pouvait pas me croire. Qu’elle ne pouvait pas remettre en question tout ce que lui avait sa famille. Que je n’avais pas de preuve. « Et des preuves comme quoi j’ai tué ma femme, t’en as à me présenter peut être ??? » M’emportais-je contre elle. « Je te l’ai dit, j’ai laissé bon nombre de cadavre derrière moi et sans aucun regret mais je n’aurais jamais fait de mal à Cathleen. » Je me retournais et frappais contre le mur, enfin faisait passé mon poing à travers le mur. Etant pris d’une colère inhabituelle. Cela faisait des siècles que j’avais éteint mon humanité et ne rien ressenti de plus fort qu’un léger agacement. Et voilà qu’en face de cette femme je me mettais à ressentir des choses bien plus profondes. Je ne sais pas qu’elle pouvoir elle pouvait avoir sur moi mais je n’étais pas rassuré. Car si mon humanité revenait, alors la douleur que j’avais fuie reviendrait elle aussi

« Je suis peut être sanguinaire et sans humanité comme tu dis si bien, mais la seule chose qui m’empêche de te tuer maintenant c’est ta ressemblance avec elle. Alors ne tente pas trop ta chance » dis-je en me retournant vers elle, secouant mon poing plein de plâtre. « Et pour ma part j’ai voulu et eu des enfants pour les aimer et les élever et non pour les transformer en arme dans un croisade ridicule. Alors dis-moi qui est le monstre entre les deux ? » Je regardais les blessures sur mon poing se refermer. Il fallait que je comprenne pourquoi elle ressemblait tant à ma femme et surtout pourquoi elle avait cette influence sur moi et sur mon humanité éteinte depuis longtemps. Mais pour cela il me faudrait de l’aide afin de trouver ces réponses. Je pourrais toujours demander à Allen s’il avait un sorcier dans la poche pour m’aider mais avant tout je devais savoir si je me lancerais dans cette quête, seul ou avec elle. « Pour le moment la seule chose que je veux découvrir est la raison pour laquelle tu ressembles autant à Cathleen. Et ce qui se cache derrière tout ça. M’aideras-tu ? Où retourneras-tu auprès de ta famille qui a dû te cacher la vérité depuis ta naissance ? »

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MessageSujet: Re: I'm drowning in the déjà vu || Tobias & Sheila   Mar 21 Juin - 17:47

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« You are my freedom. »
Il ne pouvait que me mentir. Voilà ce que j’essaie en vain de me persuader. Pourquoi lui faire confiance à lui et non à ma famille ? Pourquoi opiner bien sagement à un sanguinaire que je viens de rencontrer plutôt que ceux qui ont toujours été là, à leur manière, depuis ma naissance… Quelque chose cloche chez moi… J’ai dû me frapper un peu trop fort l’arrière du crâne. Réveille-toi bon sang !
Il dit, sans aucun état d’âme, qu’il avait laissé des milliers de cadavres derrière lui, sans aucune honte. Alors quoi, me vampirisme est une justification du meurtre ? Combien en ai-je épargnés sachant qu’ils n’éteignaient jamais la vie de leurs proies. Lui, il avait laissé des corps derrière lui. Et il fallait l’excuser ? Parce qu’il avait perdu sa femme et son fils ? Combien en a-t-il arraché ? Des femmes à quelqu’un, des enfants à quelqu’un… Tout ça parce qu’il n’a plus d’humanité ? Une mort est une mort. Elle compte à jamais. On me l’a appris ainsi. Sinon jamais les McGuinness n’auraient entretenu telle haine face au meurtrier d’un membre précieux de notre clan. J’adhère à cette pensée. Si jamais quelqu’un tuait Lonan alors je ferais tout mon possible pour atteindre le responsable. Tout. Je lui jetais un regard noir : « Alors quoi ? Faut te laisser tranquille pour tes belles paroles ? Tu viens de m’énoncer la deuxième raison pour laquelle tu es tout autant recherché. Les morts que tu laisses derrière toi. »
Ce fut un médaillon qui vint me perturber. Surtout la gravure qu’il renfermait. Il s’énerva que je réfute toujours, et j’arquais un sourcil. Des preuves ? Oui j’en avais, les écris de la sœur de Cathleen. Toutes ces archives qui l’inculpent lui et personne d’autre. Ce n’était pas en allant sur place que tout allait s’éclairer, j’y étais allé, on devait tous y aller. A l’endroit où elle était décédée, un de nos rites d’apprentissage. « Parce que quand ta famille te disait quelque chose, tu avais besoin de preuve toi ? » Crachais-je pas plus gaie que lui. Ma famille a ses défauts mais reste la seule chose que j’ai. Et lui semble être le seul nous empêchant d’être normaux, faisant virer taré la plupart de nos membres, mon père en premier. « Pas la peine de te vanter de tes crimes. Ça, je le sais parfaitement, et j’ai bien des preuves que tu tues des innocents. Alors pourquoi pas ta femme ? Seulement parce que tu le dis ? Désolée, c’est pas mon genre de suivre bêtement les idées d’un sanguinaire. » Je ne suivais déjà pas réellement celle de ma famille, gardant mes principes. Il frappa un mur, encore une preuve que les vampires ont un besoin de violence, d’user de leur force. Je le regardais restant de marbre sans le regarder. J’avais autre chose à faire. Dans mon crâne, tout s’emmêlait.
J’eus un petit rire à ce qu’il dit quant au fait qu’il ne m’avait toujours pas tué. Je le regardais, avant de lancer : « Tue-moi. Vas-y. » Une autre forme de délivrance qui m’avait traversé l’esprit lorsque j’étais encore une jeune adolescente, avant de trouver cela ridicule. Mais l’était-ce vraiment ? Seul Lonan me manquerait vraiment. Certains membres de ma famille aussi… Mais je repris, mon idée n’était pas exactement cela : « Ça doit te faire du mal de revoir son visage. Mais prends garde, car la seule chose qui me fait justement douter du fait que tu l’aies tué et que tu rechignes à mettre fin à mes jours grâce, ou plutôt à cause, de cette ressemblance. » Je ne le quittais pas des yeux, restant figée à ma place. « Tue-moi et alors jamais tu ne parviendras à faire entendre ce que tu clames comme la vérité, ta soi-disant innocence. » C’était la vérité. « Le monstre dans tout ça est celui qui a poussé ma famille à en venir à tel extrême. Celui qui a tué Cathleen. Tu ne savais pas à quel point elle comptait. Que ce soit toi ou un autre, c’est de la faute de ce monstre d’avoir pourri de vengeance et d’amertume notre lignée. » Je ne l’accusais pas. Pourquoi ?
Je ne suis pas dupe. Alastar doit savoir pour ma ressemblance avec Cathleen. Encore l’une de ses manipulations pourries ? Il fallait que je comprenne. En quoi il voulait utiliser cet atout… Et ensuite je lui en toucherais deux mots. Mais ce qui me perturbait… C’était de me demander, qui, dans ma famille, qui pouvait être au courant ? Lonan ? Tallulah ? Ma mère ? Mon cousin ? Qui…
Il me sortit de mes pensées à sa dernière prise de parole. Je l’écoutais sans dire un mot, haussant les sourcils à ce que je comprenais. « Quoi ? M’allier à toi ? Vraiment ? » J’eus un petit rire qui n’avait rien de joyeux mais plutôt sarcastique. « Bien sûr, pourquoi pas aider quelqu’un qui vient de me foutre un racler, qui se vante d’avoir tué des milliers d’êtres, qui a menacé de me tuer plus d’une fois et j’en passe. » Je cessais de rire avant de dire en lui jetant un coup d’œil : « Ta belle gueule a peut-être suffit à Cathleen, mais je ne suis pas elle. » C’était vrai. Je n’étais pas sa femme. Juste une fille qui lui ressemblait, mais j’avais bien des doutes quant à la ressemblance en termes de nos caractères. Une famille, des enfants ? Laisser la chasse pour ça ? Non. Laisser une famille difficile pour être une meilleure chasseuse ? Là oui. Puis je revins sur sa dernière réplique. « Ce que je fais n’a rien à voir avec toi. Tu ne sais rien de ce que je pense de ma famille ni même de ma relation avec eux, et si tu me penses assez bête alors crois-moi que tu m’as très mal cernée. » Les idées et hypothèses fusaient dans mon crâne. Je trouverais. Seule s’il le faut. Je garderais le secret. Je n’allais pas lâcher telle information dès mon retour auprès de Lonan ou mon coup de fil à Tallulah ou un autre de mes cousins. Si je devais trouver, alors je le ferais à ma manière. Sans rien dire, en les épiant jusqu’à ce qu’ils fassent une erreur. « Qu’est-ce qui te fait dire que l’on peut s’entraider ? On ne va pas dire que le temps passé ensemble est un bon signe d’entente. » Dis-je en me redressant jetant un coup d’œil au cadavre de la chaise et au trou dans son mur, sans compter mes blessures.

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MessageSujet: Re: I'm drowning in the déjà vu || Tobias & Sheila   Dim 20 Nov - 0:40

 
I'm drowning in the déjà vu. || Tobias & Sheila
Je ne savais pas pourquoi j’avais eu ce besoin de lui raconter la vérité sur la mort de ma femme. Surtout que cela m’avait mis dans une colère noire d’apprendre qu’elle pensait que je l’avais tué. Elle avait raison, même sans le fait que même si je n’avais pas tué Cathleen, le fait d’avoir laissé un nombre incalculable de cadavre dans mon entourage, laissait à sa famille de chasseur une bonne raison de me poursuivre. Quand elle ouvrit le médaillon, je fus alors persuadé que sa famille lui avait caché qu’elle était le portrait craché de ma femme. Et bien sûr quand je mis en cause sa famille, elle prit leur défense. Comme un petit être bien conditionné. Ce que j’étais persuadé qu’ils avaient fait. Pour être si douée avec ses armes et qu’elle arrive à rester calme dans cette situation, prouvait qu’elle avait été entraînée depuis la naissance. Cela aussi me mettait hors de moi. Les enfants sont des êtres purs, ils doivent être protégés et aimés par leur parents, et non être entraîné comme des machine à tuer depuis l’enfance. Je le lui rappelais que j’avais laissé de nombreux mort derrière moi dont je ne me cachais pas. Mais encore une fois je me défendais sur le fait d’avoir tué ma femme. Je serais même prêt à assumer les actes d’un autre vampire. Mais cette mort-là, je ne laisserai personne me la reprocher.

Je la menaçais à nouveau, lui rappelant que la seule raison pour laquelle je ne l’avais pas encore tué était sa ressemblance avec ma femme. Avec un air de défi, elle me dit de le faire. Elle n’avait vraiment peur de rien et je retrouvais de plus en plus Cathleen en elle. D’ailleurs elle attaqua sur ce sujet, soutenant que le mal que devait me faire de revoir le visage de ma femme sur le sien et que je ne tue pas à cause de sa ressemblance avec elle était la seule raison pour laquelle elle doutait du fait que je l’ai tué. Si elle pouvait seulement imaginer la douleur qui revenait au fur et à mesure que j’étais près d’elle comme si d’une façon ou d’une autre, elle faisait revenir mon humanité. Mais elle avait raison, si je la tuais, jamais je ne prouverais mon innocence dans la mort de ma femme. Mais elle continuait à défendre sa famille. Cependant elle ne m’accusait plus clairement de la mort de ma femme, appelant son meurtrier un « monstre ». Et si seulement elle savait à quel point elle avait raison et que ceux qui avaient tué Cathleen était des monstres pour avoir pendu une femme enceinte.

Je lui proposais alors de s’allier avec moi, qu’ensemble ou pourrait découvrir le fin mot de toute cette histoire et surtout la raison de sa ressemblance avec Cathleen. Je ne sais pourquoi cette idée ai pu me venir, je ne m’alliais jamais à personne j’avais dans ma vie qu’un seul ami, Allen, et quelque connaissance que je recroisais au fil des siècles, parfois même jamais. Depuis ma transformation j’étais devenu un solitaire, alors qu’humain je n’avais aspiré qu’a fondé une famille avec Cathleen et vivre heureux avec nos enfants. Je savais d’avance qu’elle allait me rire au nez et refuser. Je ne savais même plus ce que je cherchais à faire juste après lui avoir fait cette proposition. Et comme attendu elle partit dans un rire. Elle ajouta avec sarcasme qu’elle allait s’allier avec celui qui venait de lui foutre une raclée, d’avouer avoir tué des milliers de personnes et de la menacer plusieurs fois. J’eu un sourire quand elle sous entendit que ma belle gueule avait suffi pour convaincre Cathleen de me suivre. « Oh merci du compliment, je ne savais à quel point j’ai une ‘belle gueule’, pour reprendre tes propres termes. De plus je t’ai peut-être foutu une raclé mais je t’avais quand même laissé une chance de fuir et c’est toi qui m’a attaqué la première. Bon pour les morts et les menaces j’ai pas d’excuse ».

Elle se défendit sur le fait que je ne la connaissais pas et ne savait rien de ce qu’elle pensait de sa famille ou même que penser ça d’elle serait la prendre pour quelqu’un de bête. Sauf que j’ai beau être comme elle pouvait le penser, un vampire sanguinaire assoiffé de sang, je n’en suis pas autant stupide. Elle me demanda ce qui me faisait penser qu’on pourrait s’aider sachant que notre relation n’avait pas vraiment commencé sur de bonnes bases. « Aucun d’entre nous n’est mort. C’est déjà un bon début non ? Beaucoup ne peuvent pas en dire autant après m’avoir rencontré une fois, tu devrais t’estimer honorée.» Plaisantais-je un peu. Et elle n’imaginait pas à quel point s’était vrais. «  Tu penses que je ne sais pas ce qu’il y a dans cette tête, ni ce que tu fais. La raison pour laquelle tu n’as pas passé ton chemin est sûrement parce que tu es une chasseuse, mais la raison pour laquelle tu t’es battue avec autant de hargne, c’est parce que tu te battais contre moi. Ta famille t’as formée à me traquer et à me tuer, pour toi j’étais ton ticket de sortit. Arrête-moi si je me trompe ! » Lançais je. « Et maintenant tu doutes de ce qu’a pu te dire ta famille et si leur croisade est justifiée. Voilà pourquoi je crois qu’on peut s’entre-aider. Après on peut aussi chacun partir de son côté pour découvrir la vérité derrière tout ça, moi avec mes quelques connaissances et toi auprès de ta famille, même si tu risques d’avoir un peu de mal à leur faire confiance maintenant. Mais je pense qu’ensemble on aura plus de chance de trouver des réponses rapidement. Après si ma proposition ne t’intéresse pas, la porte est là ! » Lui dis-je en lui désignant la sortie d’un geste théâtrale.

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MessageSujet: Re: I'm drowning in the déjà vu || Tobias & Sheila   Dim 20 Nov - 16:36

I'm drowning in the déjà-vu

ft. Tobias & Sheila


« You are my freedom. »
Me retrouver dans telle situation à peine arrivée à Beacon Hills, on pouvait dire que j’étais chanceuse… Ou pas étant donné la tournure de cette rencontre. Passer de cette folle envie de lui planter un pieu dans le cœur, impatiente à l’idée d’enfin parvenir aux fins des McGuinness et pouvoir m’en échapper, passer de ce fol espoir à des doutes sans fins et le cerveau pollué de questions qui ne m’étaient pas réellement passées à l’esprit jusque-là. Je m’étais questionnée sur ma famille, comment ne pas le faire. Mais j’avais été à maintes fois punie par mon très cher paternel pour oser avoir de tels doutes que j’avais été contrainte de les laisser de côté. Et voilà que cette rencontre avec ce vampire décrit comme si redoutable, mais qui, au fond, ne m’avait pas fait grand mal et prenait le temps de plaider son innocence, parvenait à faire jaillir de nouveau mes interrogations et hésitations… Pourquoi un vampire sanguinaire, supposé ne pas avoir d’humanité, perdrait son temps de la sorte plutôt que de mettre un terme à ma vie en un claquement de doigts ? Et cette foutue ressemblance que je ne découvrais que maintenant…
Je me retenais de lever les yeux au ciel lorsqu’il sourit à ma remarque quant à son physique, je l’avais cherché aussi, alors je me tus, me contentant de le regarder continuer à me contredire. Ne me gênant pas, par contre, pour rouler des yeux lorsqu’il induit que la raclée était de ma faute, le laisser fuir alors qu’il représentait bien plus qu’il ne pouvait l’imaginer ? Hors de question. Mais je ne le contredisais pas plus, devinant que cela n’apporterait à rien de chercher à débattre, soupirant tout simplement un « Bah tiens… » Suite à sa remarque pour les deux autres accusations que je lui portais.
S’allier à l’ennemi numéro un de la famille ? Il n’y avait pas mieux pour mettre hors de lui mon taré de père… Peut-être l’une des raisons pour laquelle la possibilité me tentait quelque peu. Ce désir persistant de m’opposer à Alastar, de lui prouver qu’il ne pouvait pas toujours avoir sa poigne sur moi, même si jusque-là, il s’était fait une joie sadique à me prouver le contraire… Tobias continua de défendre, en quelques sortes, l’idée de cette alliance et je l’écoutais, me demandant comment il pourrait parvenir à m’en convaincre. J’eus un petit rire. Certes, pas de morts, ça devait être une sacrée première pour lui… Il ne manqua d’ailleurs pas de le relever et j’eus un haussement de sourcils : « Ouah, je me sens tellement privilégiée… » Mais si je l’étais, c’était uniquement parce que j’avais le visage de sa femme. Je ne doutais en aucun cas que si tel n’avait pas été le cas, alors je serais en train de rendre mon dernier souffle là où je l’avais privé de son goûter nocturne…
Je relevais les yeux vers lui à la suite de ses dires. Non, il ne savait pas ce qu’il y avait dans ma tête, fort heureusement, il ne savait pas tout, il ne faisait que deviner ce qui était le plus flagrant et facilement déductible. Je ne l’arrêtais pas, l’incitant à poursuivre d’un coup d’œil, voir jusqu’où il parvenait à deviner ce qu’il y avait dans mon crâne vu que cela semblait si simple. J’allais pour applaudir, c’était un bon petit résumé de ce qui me traînait en tête à cet instant. « Bravo, tu veux une récompense peut-être ? Bien sûr que je doute maintenant, comment ne pas le faire ? Je ne savais pas que je lui ressemblais autant… » Finis-je plus pour moi-même que pour lui, essayant de vraiment réaliser ce que je venais de découvrir. J’étais la copie conforme de mon ancêtre assassinée… Qu’est-ce que ça voulait dire ? Pourquoi on me l’avait caché ? Est-ce qu’Alastar espérait m’utiliser pour mieux piéger Tobias ? Etait-ce pour cela qu’il m’avait envoyé à Beacon Hills ? Parce qu’il s’avait que je l’y trouverais… Avait-il espéré que je sois suffisamment bien dressée pour ne plus me poser de question et agir tout simplement ? Malheureusement, un vilain petit canard en reste un quoiqu’il arrive…
Je fermais les yeux dans un nouveau soupir, épuisée non pas physiquement, mais mentalement par la tournure qu’avait pris cette soirée. De là à en venir à douter de ma propre famille… Mais qu’est-ce qu’il m’arrivait… N’arrivant pas à cesser de revenir sur ces deux questions, primordiales à mes yeux : Pourquoi ? Et Qui savait ? Je n’en pouvais plus, me sentant légèrement coupable de venir à douter de mon propre frère, de ma cousine, des rares qui avaient été vraiment proches de moi… Qu’est-ce qui tournait pas rond chez moi… Et pourquoi ce fichu suceur de sang arrivait à me retourner aussi facilement le cerveau ?! J’étais perdue et ça commençait gentiment à me mettre hors de moi. Si bien que lorsqu’il finit son monologue en m’indiquant que si je n’étais pas intéressée alors rien ne me retenait, je me levais sans le moindre mot, me dirigeant vers la sortie sans lui adresser un regard, ne prêtant pas la moindre attention à mes muscles qui essayaient de se remettre à me suivre et ouvrais la porte pour me sortir de cette pièce qui m’étouffait.
A peine avais-je fermé la porte que je me dictais de partir, de rentrer chez moi et réfléchir. Mais je n’y parvins pas, restant sur le pas de la porte bien que je sache parfaitement qu’il avait toutes les capacités pour le deviner. Je pressais mon front contre le mur en face, appréciant sa fraicheur qui m’aida l’espace d’une seconde à calmer le tourbillon qui faisait surchauffer mon crâne. Puis j’inspirais longuement alors que mon choix était fait, sachant que j’allais très certainement le regretter. Ce n’était pas mon premier regret, très certainement pas le dernier alors pourquoi s’en priver d’un supplémentaire ? Je n’étais plus à ça près… Même si celui-ci était beaucoup plus conséquent… Cela ne m’empêcha pas de rouvrir la porte après quelques minutes et de la refermer derrière moi, lui faisant face en croisant les bras : « Okay, je tente, je sens que je vais le regretter mais qui ne tente rien n’a rien. C’est quoi ton idée ? » Le sort était jeté, j’avais fait mon choix, j’allais juste devoir redoubler d’efforts pour ne pas me faire attraper sinon la colère d’Alastar serait très certainement pire qu’elle n’a déjà pu l’être.
Je levais malgré tout un doigt menaçant pour clarifier une chose avant qu’il ne rêve trop : « ça ne veut pas dire que je te crois, compris ? Je te laisse simplement le bénéfice du doute. Si mes doutes sont certifiés alors je t’aiderais. » Pourquoi le laisser être traqué pour quelque chose qu’il n’avait pas fait ? Qu’il soit au moins lavé de ce crime, majeur aux yeux de mon clan, bien que je sache parfaitement qu’ils continueront de le poursuivre pour les nombreux autres. Au moins, l’obsession d’Alastar passerait sûrement… J’avais bien le droit de rêver un peu… Puis je continuais : « Si ce n’est pas le cas, alors nous redeviendrons ennemis, tu dois t’en douter… » Finis-je avec un petit sourire, devinant que si je me trompais, s’il avait bien tué sa femme, alors il ne se gênerait pas à mettre fin à la vie de sa copie…


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MessageSujet: Re: I'm drowning in the déjà vu || Tobias & Sheila   Dim 30 Avr - 2:46

 
I'm drowning in the déjà vu. || Tobias & Sheila

Je l’avais libéré pour la laisser regarder le médaillon avec le visage de ma femme, son visage. Je ne savais pas encore comment c’était possible mais je comptais bien le découvrir. Bien entendu avec son aide ça sera plus simple et sûrement plus rapide. De plus si elle ressemblait tant que ça à ma femme, je retrouvai de plus en plus un peu de Cathleen en elle. Et voilà cet officiel je commence à perdre la boule. Jamais personne ne pourra être comme ma femme, même sa copie conforme. Mais cette ressemblance ne me laissait pas de marbre. En même temps qui resterai insensible devant la vision de l’amour de sa vie. Cependant elle était butée et bien formatée par sa famille, niant en bloc ce que je lui racontais. Et pourtant au fur et à mesure je voyais le doute s’installer dans son regard. Bingo. Je m’amusais alors à faire le psychanalyste avec elle. Lui parlant de sa famille, de comment il l’avait utilisé, du fait que j’étais son ticket de sortie de cette vie qu’elle semblait détester. Elle ne nia pas, enfin pas totalement c’était déjà ça de gagner. Je lui proposais alors de s’allier à moi de nouveau, lui montrant la porte d’un grand geste si elle refusait. Comme je l’ai dit je le ferais avec ou sans elle. Même en soit, l’avoir à mes côtés serait bien plus distrayant.

Je la regardais se lever, passer à côté de moi sans un regard avant de franchir la porte et de la refermer derrière elle. Je ne pus m’empêcher d’être déçu. Cependant je continuais d’entendre distinctement les battements de son cœur, comme si elle n’avait pas bougée depuis qu’elle était sortie. Je me mis à espérer qu’elle revienne, franchisse cette porte et accepte de faire équipe avec moi. Ça pourrait sembler égoïste et je n’en avais pas honte mais je ne voulais pas ne plus jamais la voir. Elle restait le sosie parfait de ma femme, et d’un certain côté, une nouvelle chance pour moi. Même si je me doutais qu’elle n’était pas Cathleen et ne pourrait jamais l’être. Elle rouvrit la porte et me fit face en croisant les bras. Je masquais ma joie du mieux que je pouvais en l’écoutant. Elle voulait tenter et me demandais mes idées. Alors pour le coup j’en avais aucune. La seule personne de mon entourage qui connaisse un tant soit peu les chasseurs était Allen. Sauf que je ne me voyais pas me ramener avec le sosie de ma femme défunte pour l’interroger. En fait je ne me voyais pas la présenter à un seul de mes contacts, un furieux élan protecteur s’emparant de moi. J’essayais de réfléchir à une idée pendant qu’elle continuait sa tirade.

Elle me laissait le bénéfice du doute. Comme elle est mignonne. Il n’y avait pas de doute à avoir. Je n’avais pas tué ma femme et le nierai jusqu’à mon dernier souffle. Je sourie quand elle précisa bien que si elle arrivait à prouver que j’étais coupable on redeviendrait ennemie. « Pour un nouveau corps à corps avec toi pourquoi pas redevenir ennemie » ajoutais-je dans un sourire en la voyant lever les yeux au ciel. « Pour l’instant je te propose de faire chacun quelques recherches de notre côté et de se retrouver dans quelques jours pour tout mettre en commun. » Je pris quelques secondes pour réfléchir. « Disons rendez-vous dans trois jours, au Sinema, huuum 20h ?! » Elle opina de la tête. Je la raccompagnais dehors, tout en continuant de la charrier au passage. « Maintenant j’aimerai bien trouver un autre repas vu que le miens a été interrompu » Lui disais-je avec un grand sourire. « Alors à moins que tu te portes volontaire … » rajoutais-je avec un clin d’œil, en la voyant froncer les sourcils et se retourner pour partir. Je profitais de son départ pour regarder ses petites fesses bien moulées dans son pantalon, avant de prendre la direction opposée pour trouver quelqu’un d’autre à me mettre sous la dent.

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